Fibre militaire (La)

1962 Produit par : Pierre De Montvallon Réalisé par : Pierre De Montvallon En ligne le 23 Feb 2022
Champs-Élysées (avenue des) - Paris (75), Paris (75), Notre-Dame-d'Oé (37)
[Droits exclusifs au Forum des Images] Intérieur jour, cuisine : Le gamin vient de renverser du lait en jouant avec ses petits soldats. La maman est toute agacée. Le mari arrive « Faut pas jouer avec les soldats... C'est idiot la guerre ». Il sort pour aller chercher du lait. Escalier de service d'un immeuble parisien. Extérieur jour, ville : L'avenue des Champs-Élysées pavoisée au niveau de la rue Balzac, musique militaire, des hommes, des femmes, un jeune garçon vendent le Bleuet de France, petite fleur de papier symbole de solidarité et de mémoire envers les anciens combattants et victimes de guerre. La vente de bleuets se fait les 11 novembre et 8 mai. L'homme, manteau noir, béret (très français), pot de lait à la main et baguettes sous le bras gauche s'extasie devant cette foule, achète son bleuet de France auprès d'une dame et se l'accroche fièrement au revers du manteau. Il achète la presse au kiosque France Soir. L'homme près d'une station de métro (avenue Kleber ? Chercher) regarde le défilé militaire (on ne le voit pas mais on l'entend), gros plan sur ce français patriote enthousiaste. Béret et baguettes. Il passe songeur sous l'Arc de Triomphe, un employé municipal balaie autour des nombreuses gerbes déposées. L'homme, à contrejour, regarde fièrement le ciel, la flamme du soldat inconnu au premier plan. Sa silhouette fait penser au profil du Général de Gaulle. Une station de taxi. L'homme s’adresse au chauffeur d''un Citroën DS : « Taxi ! La Marne ». Extérieur jour, campagne : Le même homme sort du taxi (en fait c'est une DS mais pas celle du plan précédent) en tenue de poilu (uniforme gris de fer bleuté de 1915, casque Adrian, équipement et fusil Lebel avec baïonnette), il règle le chauffeur et part en arpentant l'étang près duquel on l'a déposé. Il s'amuse à faire semblant de pêcher lorsque des détonations retentissent. Il doit se mettre à l'abri derrière les arbres puis dans un blockhaus. Intérieur salon cossu : Le commandant et son officier près d'une cheminée dans un salon bourgeois. Extérieur jour : Derrière des herses, un soldat allemand monte la garde, uniforme Feldgrau, casque à pointe et fusil Mauser à baïonnette. Il marche au pas de l'oie (sur un chant de la Wehrmacht 1940). Côté français, le poilu remonte un gramophone qui joue la marseillaise puis une chanson de Charles Aznavour. Enthousiaste, il fouille dans une malle et en retire le béret, le pot de lait et le manteau portés dans le début du film. Il s'apprête à partir lorsque le téléphone de campagne sonne. C’est le commandant qui le somme d'aller se rhabiller. Extérieur nuit, tranchée : Le poilu grimpe sur une échelle faire un carton. Satisfait il redescend alors que le soldat allemand l’interpelle du haut de la tranchée en lui montrant la cible de papier. Explosions nocturnes (feux d'artifice), mouvements dans la nuit, franchissement des lignes barbelés. Le poilu s'informe au téléphone des actualités. L'ennemi attaque, duel à la baïonnette, tout cela dans un esprit un peu foutraque. Livraison d'un colis de la Croix Rouge, le vin chaud du soldat. Intérieur salon : Le commandant se met au travail bien au chaud dans son salon, avec l'aide de son officier il simule les mouvements sur le terrain avec des allumettes. Il en fait fusiller cinq (allumettes) pour l'exemple. Au mot blindés, il lève les bras en V en craint « Je vous ai compris » (référence à la célèbre phrase de De Gaulle prononcée dans son discours du 4 juin 1958 à Alger). L'officier simule les bombardements aériens et effraie le commandant. Celui-ci le somme d'aller lui chercher des allumettes supplémentaires au bureau tabac du coin. Extérieur jour, tranchée : On passe à l'attaque sur un simple appel téléphonique, s'ensuit une course poursuite burlesque entre le soldat français et le soldat allemand dans les rues de Notre-Dame-d'Oé (impasse du Lavoir, rue de l'Église et devant une affiche du Grand Cirque de France), ralentissement devant le panneau de limitation de vitesse, puis reprise en accéléré. On suit les mouvements par des petits drapeaux sur la carte de France. Arrêt au Café du coin. La victoire est annoncée au commandement, distribution de médaille entre officiers. Le pauvre poilu sort de son blockhaus, épuisé et portant le drapeau du régiment, alors que les officiers ouvrent le champagne, le poilu s'écroule sur cette dernière détonation « Pour elle un français doit mourir » (paroles du Chant du Départ 1794). Plan final sur lune boîte d'allumette portant une croix en allumettes et entourée à gauche et à droite de petits tas d'allumettes. Fondu au noir.

Commentaires

0:56 à 1:50 Ce grand boulevard pavoisé est « l’Avenue des Champs-Élysées » au niveau de la rue Balzac ( voir le balcon de la vue 0:58 au 124 de l’ Avenue des Champs-Élysées 48.8725512,2.2999628), en tournant sur ce point on voit les drapeaux du Danemark qui se trouvent sur « La Maison du Danemark » au 142 de cette Avenue des Champs-Élysées 48.8727014,2.2985945

En 48.8721335,2.3005547 on retrouve la vue 1:46 l’entrée du métro avec de l’autre côté au 103 de l’ Avenue des Champs-Élysées les arcades de l’ancienne Banque du Crédit Commercial de France
https://images-01.delcampe-static.net/img_large/auction/000/820/179/208_001.jpg aujourd’hui la banque HSBC .

Portrait de Olivier Fourel

Nous vous remercions pour cette localisation et donc la correction de ce que nous avions supposé.

Comme l'indique le commentaire, nous sommes ici à Notre-Dame-d'Oé. Les deux soldats surgissent de l'impasse du Lavoir, près de la rue des Bèvènières (D77). Coord. 47.457484, 0.707218
En 13:02, passage devant la maison à colombages du n°7 rue de l'Eglise.
En 13:03, vue brève sur une affiche du Grand Cirque de France, de la famille Grüss, patroné à l'époque par Radio Luxembourg et RMC, qui présentait de 1962 jusqu'à vers 1964, son spectacle itinérant "Ben-Hur Vivant" avec deux grandes courses de chars sous son chapiteau. Cette affiche ayant été collée à Notre-Dame d'Oé, il ne fait aucun doute que ces années-là, le cirque avait été installé sur la Place du Palais des Sports à Tours (place n'existant plus où ont été construites la piscine et la patinoire.)

Portrait de Olivier Fourel

Nous vous remercions pour ces indications et ces informations.

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