Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Thu, 21 Jan 2021 21:17:47 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/ Un funambule sur les routes du Centre-Val de Loire <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/thum-010_0.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Des années 1960 aux années 1980, Jean Sunny, dit le funambule roulant pour avoir été le premier en Europe à rouler en automobile sur deux roues, sillone toutes les routes de France avec son Auto Rodéo. Et la région Centre-Val de Loire n'échappe évidemment pas aux 300 spectacles donnés chaque année par les 4 équipes du cascadeur.</p><p>Contrairement à ses collègues contemporains, Rémy Julienne ou Gilles Delamare, Jean Sunny ne fréquente pas les plateaux de cinéma. Son grand et unique fait d'arme pour les salles obscures est sa <strong>participation au Fantômas d'André Hunnebelle</strong> en 1964, où il accepte de régler la vertigineuse séquence de voiture sans frein dévalant les pentes du col de l'Espigoulier vers Aubagne.</p><p>Dans les années 1950, inspiré du spectacle américain Hollywood Auto Rodeo, il choisit plutôt de mettre en place des <strong>spectacles d'acrobaties automobiles</strong>. S'il réalise ses exploits pour des caméras, ce sont plutôt celles de la télévision et le plus souvent à des fins publicitaires <strong>pour la marque Simca</strong>, avec laquelle il a signé un accord.En échange de six voitures neuves et d'un camion de pièces détachées tous les trois mois, il fait la promotion de la marque à travers ses spectacles et différentes performances : descente spectaculaire des Champs-Élysées sur deux roues avec une Simca Ariane en 1959, parcours des 95 kilomètres entre Paris et Chartres avec la toute nouvelle Simca 1000 en 1962, toujours sur deux roues, et, en 1965 pour l'émission Les Coulisses de l'exploit, descente du col de la Faucille dans le Jura, soit 11 km avec une Ariane... sur deux roues évidemment !</p><p>En 1965, l'accord que Jean Sunny a signé avec Simca se termine. Il prend alors son indépendance et donne des spectacles dans toute la France. Durant 20 ans, <strong>dans les rues des villes ou sur les routes de campagne près des villages</strong>, le funambule roulant et ses cascadeurs maltraitent leurs véhicules en leur faisant traverser des murs de flammes, partir en tonneaux ou... rouler sur deux roues.</p><p>Avec cet Itinéraire, Mémoire vous propose donc de suivre les exploits automobiles de Jean Sunny et de ses cascadeurs à travers la région Centre-Val de Loire.</p><p class="textFrame">Notre fonds ne comporte aucun film de spectacle de Jean Sunny dans le Cher. Alors si vous, ou l'un de vos proches, avez filmé les exploits du cascadeur dans ce département, n'hésitez pas à contacter Mémoire : collecte@ciclic.fr.</p> Wed, 06 Jan 2021 07:00:03 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/itineraires/un-funambule-sur-les-routes-du-centre-val-de-loire Découvrir Vous avez dit Gouverner ? Ciclic Centre-Val de Loire aux Rendez-vous de l'Histoire édition 2020 <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/RDVH.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p>En 2020, les Rendez-vous de l'Histoire, qui se tiennent chaque année à Blois, ont proposé au public de s'interroger sur la notion de "Gouverner". A l'instar des années précédentes, Ciclic Centre-Val de Loire a répondu présent et a imaginé un certain nombre de contenus à partir des collections d'archives audiovisuelles en sa possession. Nous vous proposons aujourd'hui de faire la lumière sur le programme intitulé "Gouverner ?", et de vous en expliquer les contours.&nbsp; &nbsp;</p><p><strong>Vous avez dit gouverner&nbsp;? </strong>La notion de gouverner traverse les siècles mais ne reste pas figée. Elle est sujette à des évolutions lentes et parfois soudaines. Pour certains, gouverner c'est exercer le pouvoir politique sur un territoire, une nation. Pour d'autres, le mot gouverner s'attache plus à diriger la conduite d'autrui...Les dictionnaires de la langue française s'attachent quant à eux à distinguer les deux. La notion de gourverner passerait donc par cette dualité entre le pouvoir exercé par une personne, un groupe, un territoire et l'assujestissement sur un tiers. Si nous prenons du recul, nous parvenons à distinguer d'autres éléments de compréhension. En 1953, Pierre Mendès France semble nous donner un autre point de vue. Pour lui : "Gourverner, c'est choisir". C'est un renversement complet de la situation, nous ne sommes plus là face à un état de fait qui contraint l'individu, mais sur une notion de liberté ... Gouverner n'est donc pas un principe figé dans le temps, il évolue et s'articule au gré des époques, du contexte et des sensibilités. Bien qu'assez complexe, cette notion fait partie de notre quotidien, de nos vies, de celles de nos cinéastes.&nbsp;</p><p><strong>Pour en rendre compte</strong>, Ciclic Centre-Val de Loire s'est interrogé sur cette notion à travers un montage réalisé à partir des fonds amateurs de ses collections. Cette création prend la forme de 4 épisodes se focalisant sur les décennies 30, 40, 50 et 60. Elle revient sur les moments forts des années passées qui ont fait référence quand on évoque le terme "Gourverner", comme la Première et la Seconde Guerre mondiale, mais pas seulement... La notion de gouverner est ici renversée, prise à contre-pied afin d'identifier toutes les subtilités que recèle ce terme. Activité sportive, élections et discours politiques, changement monétaire, manifestation et bien d'autres éléments filmés par les cinéastes amateurs sont analysés et évoqués afin de questionner notre rapport au mot gouverner. Les archives amateurs, au-delà du témoignage qu'elles nous apportent, montrent que le cinéaste amateur est, parfois malgré lui, un acteur engagé qui n'hésite pas à capter l'impossible.&nbsp;&nbsp;</p><p>Le montage, la sonorisation et le trucage sont ici au service du propos et permettent parfois d'accentuer et de mettre en exergue les éléments de réponse à cette question <strong>Qu'est-ce que gouverner ?</strong> Bonne réflexion et surtout, n'oubliez pas que nous ne proposons ici qu'un point de vue parmi tant d'autres.&nbsp;</p><p class="textFrame"><strong>Rudy Evrard</strong>, alors en formation monteur audiovisuel à l'AFPA d'Issoudun, a imaginé, conçu et réalisé ces récits à partir des fonds Ciclic Centre-Val de Loire qui aujourd'hui compte environ 18 000 films numérisés et documentés. Merci pour son travail de qualité.&nbsp;</p> Mon, 04 Jan 2021 11:45:44 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/vous-avez-dit-gouverner-ciclic-centre-val-de-loire-aux-rendez-vous-de-lhis Découvrir Total en flamme ! L'Incendie du dépôt d'hydrocarbures de Châteauroux <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/22838/thumbs/115/thum-015.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">S'il y a bien un incendie dont tous les castelroussins se souviennent, c'est celui du dépôt Total du Poinçonnet, le 14 mars 1981. Ciclic Centre-Val de Loire conserve des images inédites filmées par deux cinéastes amateurs, témoins de cet événement mémorable.</p><p><strong>Dans la nuit du vendredi au samedi 4 mars 1981</strong>, un très violent incendie, d’origine non déterminée, se déclare dans le dépôt d’hydrocarbures TOTAL situé sur la zone industrielle de Châteauroux, mais implanté sur la commune du Poinçonnet.</p><p><strong>Vers 3h00 du matin</strong>, le chef du dépôt, domicilié sur le site, constate qu’un début d’incendie vient de se déclarer au pied du bac d’une citerne contenant une importante quantité de fuel domestique. Le système d’extinction automatique ne s’étant pas déclenché, il commence à attaquer le feu avec des gros extincteurs. Réaction tout à fait justifiée mais malheureusement inutile car le feu se propage à vive allure et s'approche des citernes de super.</p><p><strong>Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers</strong>, qui connaissent la dangerosité du site, arrivent rapidement sur les lieux. Ils ne peuvent que constater que le bac de rétention et la partie supérieure de la citerne d’une contenance de 9000 m3 de fuel domestique est en feu et qu’un épais nuage de fumée noire surplombe la ville. Les flammes lèchent les parois de deux citernes de super situées à proximité. Le feu menace de se propager à l’ensemble du dépôt. De plus, compte tenu de l’inflammabilité des hydrocarbures entreposés, le risque d’explosion est imminent. D’importants moyens en émulseur et canons pour produire de la mousse (seul agent extincteur efficace sur les hydrocarbures liquides) sont demandés à tous les départements limitrophes et les aéroports. La chaleur est insupportable, des moyens hydrauliques seront nécessaires pour arroser les citernes pleines de carburant situées à proximité des foyers principaux. Après 24 heures d'un travail acharné par plus de 350 sapeurs-pompiers, le feu est maîtrisé mais plusieurs hommes resteront encore sur place afin d'asperger le dépôt pour un refroidissement complet qui n'aboutira qu'après 50 heures en tout. Malgré les moyens engagés l’ensemble du dépôt constitué de réservoirs de fuel, gasoil et super sera détruit. Seules deux citernes totalisant 3000 m3 seront épargnées.</p><p><strong>Au total 17 000 m3 d’hydrocarbures sont partis en fumée,</strong> pour une perte de 50 millions de francs de l'époque, l’ensemble du personnel sera mis en chômage technique et le dépôt démonté et supprimé.</p><p><strong>Jean-Eugène Planque</strong> est médecin à Argenton-sur-Creuse. Lors d'un déplacement en voiture sur la rocade de Châteauroux, il aperçoit au loin l'énorme nuage de fumée. Il se gare et par un réflexe journalistique, sort sa caméra super 8, afin de garder une trace de cet évènement. Au premier plan on aperçoit des automobilistes fascinés par le spectacle des flammes rougeoyantes, qui en une danse folle, se consument et s'envolent très haut dans le ciel. Jean-Eugène Planque suit les langues de feu jusqu'à se faire complètement absorber par les volutes d'un gris profond.</p><p><strong>Fait exprès ou non notre cinéaste réalise un zoom avant et cadre en premier plan l'affiche électorale de Jacques Chirac indiquant</strong> : "Jacques Chirac un espoir pour les français"&nbsp;</p><p>Dans un deuxième film, <strong>Pierre Blot,</strong> agriculteur installé à Châteauroux, commence lui à filmer de beaucoup plus loin, puis au contraire se rapproche tout près des citernes en feu.&nbsp;On distingue à gauche de l'image les lances à incendie qui déversent en continu leur jet d'eau, immédiatement absorbé par la masse flamboyante des flammes, tel un combat perdu d'avance entre David et Goliath. Comme sur le premier film, on sent que le cinéaste amateur hypnotisé, braque en permanence son objectif sur le feu, pour&nbsp;capter sur pellicule ce phénomène hors du commun et plus tard en restituer toute l'émotion, lors d'une projection. Le cinéaste reviendra le lendemain sur les lieux, constater que l'incendie est maîtrisé.</p><p><strong>Grâce à ces images conservées par Ciclic, revivez, au plus près des flammes cet épisode incendiaire...En toute sécurité !&nbsp;</strong></p><p class="textFrame">Les informations précisant le déroulée de cet incendie ont été collectées sur le site du <strong>SDIS 36 </strong>(Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Indre).&nbsp;</p> Mon, 21 Dec 2020 14:13:42 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/total-en-flamme-lincendie-du-depot-dhydrocarbures-de-chateauroux Découvrir Les Lumières de la ville <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Jean Pournin .jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Les fêtes de fin d'année approchent à grands pas mais depuis un mois les villes se sont déjà parées de mille lumières. Peu nombreux sont les cinéastes amateurs qui se sont confrontés à cette gageure : filmer les illuminations de Noël !&nbsp;</p><p>En 1946, à la toute fin de "Fête et attractions dans la République Libre d'Auron", Guy Magdelein a filmé en noir et blanc les illuminations de la rue d'Auron à Bourges. Il semble pourtant que cette tradition d'installer dans les rues des guirlandes lumineuses lors des fêtes de fin d'année, ne se développe qu'à partir des années 1960.</p><p>En 1969, Emile Lauquin pâtissier à Orléans promène sa caméra rue des Carmes et nous montre, non seulement les décorations mises en place par les employés municipaux, mais également les petites scénettes jouées par des automates et installées dans les vitrines des magasins par les commerçants eux-mêmes. Cette idée permettait ainsi d'attirer les acheteurs tout en faisant rêver les enfants.&nbsp;La promenade en famille sur les grands boulevards des villes pour s’émerveiller devant l'inventivité des constructeurs de décors animés, devient dès lors une tradition incontournable. En 1970, dans son très beau film "Automates des vitrines de Noël" Emile Lauquin leur rend hommage en les filmant au plus près sans que jamais son reflet n'apparaisse dans la vitrine. Le pâtissier semble fasciné par ces&nbsp;personnages qui par saccades, effectuent les mêmes gestes que les humains ou ces animaux qui accomplissent des prouesses physiques. Il y a consacré, avant-guerre un autre magnifique film de près de 12 minutes en noir et blanc Vitrines de Noël.&nbsp; Nous sommes cette fois devant et à l’intérieur des fameuses Galeries Lafayette rue Chaussée d'Antin à Paris. En effet, à cette époque seuls les grands magasins de la capitale pouvaient consacrer un budget suffisamment conséquent pour de telles attractions.&nbsp;Peut-être notre cinéaste amateur y trouvait-il son inspiration pour décorer son propre magasin d'Orléans. De nos jours, il existe à Tôtes en Seine-Maritime, une des dernières entreprises fabricantes d'automates animaliers.&nbsp;</p><p></p><p></p><p>En 1980, Jean-Pierre Granger filme quelques images de nuits des lumières de Châteauroux dans son film&nbsp;&nbsp;En Berry&nbsp;Les décorations sont de simples étoiles et petits sapins suspendus au-dessus des rues. La même année Jean Pournin, électricien en automobile à Châteauroux, lors de vacances à Nice réalise un très beau film de plus de 5 minutes Illuminations de Noël à Nice&nbsp;, sur l’embellissant de la ville durant la période de Noël. Le thème des décorations est axé sur la mer avec sirènes, poissons et autres crustacés. Il&nbsp;suit la déambulation des chars animés qui traversent la ville. Au vu de ces deux extraits, le budget que chaque commune peut attribuer aux décorations de fin d'année apparaît clairement inégal.</p><p>En 1976 dans le film Les illuminations de Noël à Vierzon c'est au tour d'André Chamrobert, opticien à Vierzon, de s’essayer à cet exercice en se consacrant également aux vitrines des commerçants de sa ville. La première&nbsp;partie du film est muette puis devient sonore au moment où apparait son magasin d'optique KRYS, puis quand&nbsp;il déambule dans les rayons du Monoprix où les personnes s'affairent pour trouver le bon cadeau. On entend un passant ou le réalisateur lui-même prononcer cette phrase : "Les caméras parlantes c'est sensationnel&nbsp;". Dans son autre film&nbsp;&nbsp;Ce.Vi.Co de Vierzon&nbsp; (Centre Ville Commercial) André Chamrobert se fond, en pleine journée, dans une grande braderie rue de la République à Vierzon pour finir de nuit en musique classique, dans la même rue illuminée pour Noël. Cette fois, très peu d'automates mais de simples petits accessoires installés dans les vitrines.&nbsp;</p><p>Dans les années 1978/80 un couple de cinéastes amateurs Annie et Jean Duval, présente dans Les Actualités Chartraines 1979/80, différents moments marquants de la ville de Chartres sur toute une année. À 13:39 min ce film sonore et commenté nous promène dans les rues de Chartres où les vitrines s'animent. Extrait :"De nombreux automates s'activent, illustrant entre autres des scènes de l'antiquité comme dans ce magasin qui maintient la tradition depuis 15 ans ". Et dans ce deuxième filme Les Actualités Chartraines 1978/79, c'est à 19:50 min que les lumières de la ville clignotent au&nbsp;rythme de la musique électronique de Jean-Michel Jarre.</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>Chartres comme Orléans rivalisent d'inventivité pour éblouir petits et grands. Ciclic Centre-Val de Loire vous propose de plonger quelques décennies en arrière dans l'univers un peu kitsch, des illuminations de Noël et comme nous dirait Guy Magdelein :&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p> Tue, 15 Dec 2020 23:00:00 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/les-lumieres-de-la-ville Découvrir Plein Cadre Sur Bernard Vattan, le meunier cinéaste <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/vlcsnap-2020-12-01-09h58m01s313.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Né en 1913, Bernard Vattan commence à tourner en 9,5mm à la fin des années 1940. Jusque dans les années 1950, il filme essentiellement des évènements locaux, dans la région de Sancerre et le nord-est du Cher.</p><p>&nbsp;Bernard Vattan entre dans la&nbsp;<strong>collection "Plein Cadre Sur"</strong>, série de portraits de cinéastes amateurs créée par Ciclic Centre-Val de Loire en juin 2020, diffusée sur Mémoire et sur Facebook-Ciclic-Mémoire</p><p>&nbsp;</p><p>Avant de prendre une caméra en main, Bernard Vattan est avant tout un passionné de photographie. Il développe lui-même ses clichés et devient même, durant la Seconde Guerre Mondiale, le photographe attitré des gens des alentours.&nbsp;</p><p>Il commence à s'intéresser au cinéma vers 1948. Qu'il s'agisse d'événements privés, comme une communion à Veaugues ou un mariage à Sens-Beaujeu, d'activités sociales de sa région, de processions ou de fêtes, Bernard Vattan a filmé de nombreuses activités locales. Il s'attache aussi à enregistrer le quotidien sur pellicule, comme l'entretien des routes, le travail d'un apiculteur ou encore la population envahissant la surface gelée du canal latéral à la Loire.<strong>Le film référence</strong>&nbsp;En 1954, Bernard Vattan déploie tout son savoir-faire cinématographique pour réaliser "Notre pain quotidien", véritable reportage mêlant aspect documentaire mais aussi souvenirs familiaux puisque ce film est totalement lié à son activité.Orphelin de mère à 11 ans, il part finir ses études auprès de son oncle, l'Abbé Lévêque, au séminaire d'Issoudun. Il retourne ensuite auprès de son père afin de l'aider au Moulin du Crotet, à Sens-Beaujeu près de Sancerre, puis prend sa suite. Son métier de meunier, et toutes les activités qui l'entoure, devient ainsi le thème de ce film.</p><p>Il s'agit d'un véritable documentaire décrivant toutes les étapes nécessaires pour qu'un boulanger puisse faire du pain. Cela commence donc par le suivi du travail agricole pendant une année, des labours à la moisson en passant par les semailles. Ensuite la marchandise récoltée est réunie à la coopérative avant de partir au moulin dont, évidemment, Bernard Vattan s'attache à montrer les différentes machines et les rouages. Puis un camion emmène la farine au boulanger, et, après que celui-ci ait été filmé en train de travailler la pâte, sa femme vend aux habitants du village leur "pain quotidien".</p><p class="textFrame">Le moulin du Crotet a été depuis renové et transformé en gîte, lieu de réunions et de séminaires. Malgré cette nouvelle fonction, le bâtiment est encore pourvu de ses machines et de tout son mécanisme originel. Les travaux ont été principalement confiés à des Compagnons. Cette restauration a valu le diplôme d'honneur du patrimoine restauré du Cher, délivré par le C.A.U.E. (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement).</p><p class="textFrame"><strong>Ne manquez pas les autres portraits des cinéastes Ciclic Centre-Val de Loire - Joseph Limousin, Madeleine Chaploteau, Hélène Genin, Camille Blanchard ou bien encore Pierre Villiaume !</strong></p> Wed, 02 Dec 2020 09:00:00 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/figures-de-memoire/plein-cadre-sur-bernard-vattan-le-meunier-cineaste Découvrir