Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Fri, 21 Feb 2020 07:28:51 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/ Au paradis blanc <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1400.mov_snapshot_08.29_[2020.02.19_09.47.23].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Réalisé à la fin des années 1940 par un membre fondateur du Caméra-Club de l'Indre, Jacques Griffon, ce film relate les trois jours de voyage au Mont-Dore d'un groupe de castelroussins.</p><p>Filmé et monté avec soin (titrage, utilisation de champ/contre-champ, effet de disparition...), ce reportage commence par l'arrivée au Mont-Dore et continue ensuite suivant l'ordre chronologique du séjour. La séquence de la première journée est consacré aux débutants, certainement nombreux à l'époque. La seconde semble être un échec : une montée vers les cîmes qui finalement s'avèrent totalement dans le brouillard. Mais la troisième journée est plus clémente et donne lieu à de nombreux plans de skieurs heureux de profiter de ces grands espaces.</p><p class="textFrame">Pour en savoir plus sur le Caméra-Club de l'Indre, vous pouvez consulter le Grand Angle qui lui a été récemment consacré : Regard sur le Caméra Club de l'Indre.</p> Wed, 19 Feb 2020 08:45:17 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/au-paradis-blanc Découvrir Amour... Toujours ... <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/9129/thumbs/115/thum-026.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le 14 février nous tend les bras, nous vous proposons de découvrir une histoire d'amour pleine de simplicité entre Jacqueline et Jean Sevin, filmée et racontée par ce couple d'amoureux, cinéastes amateurs.&nbsp;</p><p><strong>Jean Sevin</strong> présente son film comme un album de photos souvenir, en égrainant la narration avec de petites phrases qui introduisent les scènes. Tout commence par un baiser entre Jacqueline et Jean en avril 1944 du côté de Saint-Cloud et se poursuit avec une demande en mariage, faite comme il se doit à l'époque, auprès des parents de mademoiselle, à Bû en Eure-et-Loir.&nbsp;</p><p>Puis la vie s’accélère, fiançailles, chamailleries, connivences et impatience des jeunes futurs époux, avec Jacqueline qui pose devant l'objectif de Jean en minaudant, et enfin le mariage tant attendu à Saint-Cloud.&nbsp;Le passage obligé chez monsieur le maire, puis à l'église où, comme si elle avait voulu préserver l'intimité de la cérémonie, la caméra s'est enrayée.&nbsp;Ne resteront donc, qu'au fond des cœurs, les images de cette union sacrée.&nbsp;La journée se poursuit avec le défilé du cortège des mariés suivi des invités endimanchés, des rires, la présentation de belle-maman génée devant l'objectif et une fin en suspens :&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<strong>&nbsp; &nbsp;" Pour l'instant c'est terminé. Mais... Il y aura certainement des suites ..."</strong></p><p>Le cours de la vie reprend l'année suivante, le 11 juin 1945, avec l'arrivée de leur premier enfant Jean-Jacques, à la maison de santé du Parc à Saint-Cloud.&nbsp;Pour la première sortie, c'est madame qui est en poussette, son nouveau né dans les bras.&nbsp;Puis l'enfant prend des forces, se fait baptiser, du moins c'est ce que l'on imagine, car aucune image ne le prouve, si ce n'est une scène du couple portant l'enfant emmailloté dans un linge de fête, suivi d'un groupe de personnes chapeautées. Le film se termine par un gros plan sur bébé qui démarre sa vie sur les chapeaux de roues ...</p><p class="textFrame"><strong>Jean Sevin</strong> est né 1920 à Saint-Cloud (92) de parents maraîchers. Après une formation d’ingénieur en mécanique, il exerce le métier de commerçant en tenant une poissonnerie à Saint-Prix, dans le Val-d'Oise. Il va faire du cinéma amateur, une des passions de sa vie, jusqu'à sa mort en 2012. En 1973, il devient membre du Ciné- Club 9.5mm et participe à de nombreux festivals. Il assure les projections tant à Paris qu'à Boulogne, transportant lui-même son matériel. Il anime au Ciné-Club de Deuil-la-Barre des séances de cinéma le samedi après midi, en proposant ses propres films ou ceux d'autres participants. Jean Sevin a réalisé un projecteur avec des pièces de mécano. Cette réalisation a fait l'objet de la couverture du N° 269 de la revue Ciné-Club 9.5mm, de 2001.&nbsp;Retrouvez, tous ses très beaux films ainsi qu'un petit portrait de lui dans : " Le cinéma familial, nous sommes pour ", sur notre site mémoire.ciclic.fr.</p> Wed, 12 Feb 2020 08:34:13 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/amour-toujours Découvrir Le motocross de Huismes <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/21666.mov_snapshot_00.40_[2020.02.05_12.32.45].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">A l'évocation de la commune de Huismes, vous pensez peut-être aux personnalités emblématiques telles que le roi Louis XI, le parlementaire Léon Joubert ou l'artiste Max Ernst. Mais l'autre emblème (sportif) moins connu de cette commune du Val de Loire proche de Chinon, c'est son épreuve de motocross d'envergure nationale, européenne et même internationale !</p><p class="textRightFrame"><strong>Guy Coiquil est né le 13 janvier 1921 à Rigny-Ussé</strong>. Charpentier couvreur à Huismes, il commence à filmer en Super 8 dès 1972 de manière autodidacte. Il est le fondateur du Moto Club de Huismes en 1966 et président du club, dont il possède le terrain de motocross "Les Perrés" à Huismes. Son fils Philippe Coiquil a repris la présidence du club, toujours en activité en 2019. Le Moto Club de Huismes compte 60 licenciés et 200 bénévoles.</p><p><strong>Le motoclub de Huismes a été fondé en 1966, par Guy Coiquil et Yves Hégron</strong> (patron d’une entreprise de travaux publics à Chinon). Installé au lieu-dit "Les Perrés" et construit sur une ancienne carrière de pierre ayant été exploitée par les troupes américaines stationnées à Saint-Benoit-la-Forêt au Camp du Ruchard, le circuit a accueilli sa première compétion en 1966.</p><p>Si au tout départ <strong>le tracé du circuit</strong> est relativement court (c'est-à-dire au moment où ont été tournées les images en 1975), il a évolué au cours du temps pour atteindre <strong>une longueur de 1 550 mètres</strong> à l'heure actuelle.</p><p><strong>Les épreuves filmées en 1975 par Guy Coiquil sont celles du championnat de la Ligue du Centre où concouraient deux catégories de moto : les 250 CC et les 500 CC</strong>. Ces courses se déroulaient sur une seule et même journée. Les motos concouraient par cylindrée en 3 manches. Les entrainements avaient lieu le matin.</p><p><strong>Chose intéressante et assez rare en 1975</strong> dans un sport essentiellement concouru par des hommes, c'est <strong>la présence d’une femme, Nicole Couerre, habitante de Saint-Benoit-la-Forêt</strong>. Ce fut d’ailleurs la seule femme à concourir en 1975</p><p>Si en 1975, le motocross de Huismes est disputé entre mai et juin, aujourd'hui il se déroule plutôt entre juin et septembre.</p><p>Année après année des courses nationales, européennes puis internationales de motocross ont été organisées. En 1998, le motoclub de Huismes organise même le championnat de France de sidecar cross. Enfin, en juin 2019, le motoclub de Huismes a été retenu pour organiser une nouvelle épreuve de ce championnat de France.</p> Wed, 05 Feb 2020 10:51:35 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/le-motocross-de-huismes Découvrir Plein cadre à l'Est : Le Japon par André Farges-Fieyre <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/thum-013 (1)_0.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Vous êtes-vous déjà interrogés sur la vie à l'Est du monde ? N'avez-vous jamais imaginé déambuler dans les rues au Pays du Soleil Levant ? André Farges-Fieyre nous y invite en 16 mm. Bienvenue à bord, prenez place, direction le Japon. Vous voilà embarqués dans cette archive dépaysante et riche d'enseignement.&nbsp;</p><p>André Farges-Fieyre nous amène, dans sa valise, caméra 16 mm au poing et commentaire à l'appui. Il scrute chaque recoin de cette péninsule japonaise. Comme tout bon cinéaste, il se joue du montage mais c'est pour mieux nous accompagner. Alors que la caméra se fixe sur un décollage d'avion, le plan suivant nous fait découvrir la vue du hublot. En une fraction de seconde, nous voilà dans les airs à fixer l'horizon. Grâce au langage cinématographique, le voyage commence.</p><p class="textRightFrame"><strong>André Farges-Fieyre</strong> est né le 20 octobre 1913 à Beaulieu-sur-Dordogne (19). Son père, Auguste François Farges, instituteur, est mort durant la Première Guerre mondiale. Sa mère se nommait Pauline Marguerite Raymond. Il fait ses études en pharmacie à Paris où il rencontre Eliette Roth, elle-même étudiante et docteur en pharmacie, qu"il épouse le 9 novembre 1940 à Meudon Bellevue, dans l'ancien département de Seine et Oise (Hauts de Seine).&nbsp;Il s'installe comme pharmacien à Tours dans le quartier Velpeau, à l'angle de la rue de La Fuye et de la rue du Docteur Fournier (la pharmacie existe toujours). Il aura trois enfants, dont la mère de la déposante, Sophie Le Berre. Il commence à filmer très tôt en 16mm, de manière totalement autodidacte.</p><p>Après plus de dix heures de vol au-dessus des déserts de glace du Pôle Nord à bord d'un Boeing immartriculé F-BLCB, autrement nommé "Château de Chantilly", une escale sur le tarmac d'Anchorage (Alaska) s'impose. C'est alors qu'André Farges-Fieyre en profite pour nous faire vivre l'embarquement, habile procédé de mise en scène pour nous faire patienter avant l'atterrissage à Tokyo. Petit détail : André Farges-Fieyre n'est pas le seul caméra à la main. Il en profite pour filmer un autre filmeur, une vraie mise en abyme de l'imageur imagé.&nbsp;</p><p>Un carton et une musique d'ambiance annoncent l'arrivée en nippone. Ce Portrait en couleurs débute par les rues de Tokyo et nous ouvre les portes du palais impérial, symbole ancestral de la ville. Mais Tokyo dans les années 60, c'est avant tout l'urbanisme galopant et la vie perpétuelle dans cette ville lumière qui ne dort jamais. Andrès Farges-Fieyre nous embarque dans ce mouvement continuel, contraste marquant entre la tradition et le modernisme dont la Tour de Tokyo en est alors l'emblème. 7,6m de plus que la tour Eiffel, elle représente la fierté des japonais et permet la diffusion du réseau télévisuel à l'ensemble des tokyoïtes.</p><p>Par son commentaire, André Farges-Fieyre nous fait sentir, toucher et entendre les subtilités de cette ville d'alors 12 millions d'habitants qui en compte aujourd'hui pratiquement 2 millions supplémentaires. Nos sens sont en éveil, et chaque plan nous en apprend un peu plus. Sa voix taquine s'entremêle aux images, il n'hésite pas à soulever nos différences d'us et coutumes, comme ici avec quelques notions sur le mariage et le&nbsp;tsuno-kakushi&nbsp;qui n'aura plus de secret pour vous.</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;</p><p>"Ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre", ceci n'est autre que la maxime provenant des singes de la sagesse&nbsp;visibles au sanctuaire de Toshogu, dans lequel André Farges-Fieyer s'arrête quelque peu.&nbsp;</p><p>Mais le voyage ne s'arrête pas là. Partons direction Osaka où le cinéaste va nous faire successivement découvrir le port de Kobé, l'île de Shikoku, le&nbsp;plateau de Yashima&nbsp;et la parc&nbsp;Ritsurin. André Farges-Fieyre nous prouve qu'il maîtrise l'art de montage et les codes du documentaire. Il enchaîne champ-contrechamps, panoramique, caméra embarquée (bateau, train, bus). Chaque détail est ici capté, rien n'est laissé au hasard et il n'en faut pas moins pour restituer les 16 000 km² de la Mer intérieure qui réunit harmonieusement la terre et l'eau. Le cinéaste nous fait ici état des traits de caractère des japonais. "Respectueux, fin gastronomes et très propres", ils sont avant-tout très gros consommateurs de produits de la mer. Il est dit qu'ils consomment le quart du poisson pêché dans le monde.</p><p>La musique, très caractéristique de ces contrées éloignées, nous rappelle que le voyage n'est pas terminé. Elle accompagne la narration et appuie le propos du réalisateur. Le cadre est alors complet et le voyage n'en est que plus confortable. Comme les pèlerins, bâton à la main, le trajet continue et nous amène à Kyoto, ville "calme et propre" selon les dires du cinéaste. Cependant, les images ne trompent pas et nous pouvons constater que le propos est à nuancer, bruit et cohue de la route sont bien présents. Encore une fois, modernisme et tradition cohabitent pour le plaisir de nos yeux. Avant le départ, petit détour par un ryokan (auberge traditionnelle) où les plaisirs du thé ainsi que la tradition de l'ikebana nous sont contés.&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;</p><p></p><p>Enfin, dernière escale, et non des moindres: Nara, avec le temple Todaiji et son colossal Bouddha datant du VIIIe siècle, le lac Ashi et le mont Fuji. De retour à Tokyo avant le retour, rien de tel qu'une virée de nuit dans ce décor tiré d'un film futuriste. Au programme de ces derniers plans : spectacle de danse traditionnelle bugaku, marionnette et geisha.</p><p>Après ce long périple, le voyage s'arrête ici : direction la région Centre-Val de Loire. André Farges Fieyre a beaucoup tourné à l'étranger, comme en Ecosse, à Hong Kong, en Grèce ou bien encore en Norvège. Ciclic Centre-Val de Loire possède ce fonds depuis 2017 et continue le travail de découverte de ce réalisateur amoureux du 16 mm. Bon retour à la réalité, et à très vite pour d'autres périples.&nbsp;&nbsp;</p> Wed, 29 Jan 2020 08:40:58 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/plein-cadre-lest-le-japon-par-andre-farges-fieyre Découvrir À la Saint-Vincent, mets ta serpe dans le sarment <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/1449/thumbs/115/thum-010.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le 22 janvier, c'est la Saint-Vincent, patron des vignerons ! A Saint-Baudel, comme dans de nombreuses communes du Berry, c'est l'occasion d'une messe, d'une procession et bien souvent d'un bal.&nbsp;</p><p>Toute la population s'affaire à Saint-Baudel pour préparer les rues à la fête. Il faut déblayer la neige, décorer les trottoirs avec des sapins, faire des guirlandes pour le bal... La procession peut alors se mettre en route avec à sa tête quelques musiciens et les enfants des écoles, qui précèdent la "Reine Saint-Vincent" et ses dauphines, les porteurs de bannières et toute la population du village. Tout le monde se retrouve ensuite pour un vin d'honneur où les habitants n'hésitent pas à improviser des danses pour se réchauffer.&nbsp;</p><p>Saint-Vincent, patron des vignerons, se fête au moment où commence la taille d'hiver. Son culte est très répandu dans les régions viticoles. Dans le Cher, il est fêté à Sancerre et Châteaumeillant, mais aussi dans des petits villages, comme Saint-Baudel, où les vignerons ont disparu depuis bien longtemps... &nbsp;</p><p>Ce film a été tourné par Maurice Bichat en 9,5 mm dans les années 1950. A Saint-Baudel, où il vivait, il a aussi filmé une autre fête de la Saint-Vincent à découvrir sur Mémoire.&nbsp;</p><p><strong>Vous possédez des films sur des fêtes de la Saint-Vincent dans le Berry et en région Centre ?&nbsp;Confiez-nous vos bobines !</strong></p><p>&nbsp;</p> Wed, 22 Jan 2020 07:20:22 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/la-saint-vincent-mets-ta-serpe-dans-le-sarment Découvrir