Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Wed, 21 Apr 2021 14:33:25 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/ Le métro aérien suspendu de Châteauneuf-sur-Loire <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/20673/thumbs/115/thum-002.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">La décennie 1960 est une période innovante et florissante pour le développement, la conception, la réalisation et l'expérimentation de nouveaux types de transports en commun en France. Outre l'aérotrain de l'ingénieur Jean Bertin au nord d'Orléans, un autre grand projet d'envergure internationale va débuter dans le Loiret à Châteauneuf-sur-Loire, à la toute fin des années 1950 : le métro aérien suspendu.</p><p class="textRightFrame"><strong>Employé de la Banque de France, passionné d’astronomie et cinéaste amateur,</strong> <strong>Bernard Luizard</strong> fait partie d’une association d’astronome amateurs qui le même jour fait la visite de la station radioastronomique de Nançay (dans le Cher) et <strong>des installations du métro aérien suspendu à Châteauneuf sur Loire. C'est ainsi qu'il a tourné ces images au format 8 mm.</strong></p><p><strong>Les études pour le métro aérien suspendu débutent en 1958</strong>. <strong>Elles sont pilotées la Société Anonyme Française d'Études de Gestion et d'Entreprises (SAFEGE)</strong>, un bureau d'études, filiale de la Lyonnaise des Eaux. Il a pour mission de piloter un rassemblement d'entreprises françaises comme Baudin-Châteauneuf, Alsthom, Michelin, la Régie Renault ou la SNCF, dans le but d'étudier, de breveter, de fabriquer et de conduire les essais d'un métro aérien d'un nouveau type.</p><p><strong>Entre janvier 1959 et février 1960 toutes les fabrications sont effectuées</strong> (structures, voie, véhicule, hangar, aiguillage, signalisation...). C'est sur la propriété de l'entreprise Baudin-Châteauneuf que sont construits le garage du véhicule et l'alimentation en électricité. <strong>La voie d'essai, d'une longueur de 1 334 m, est, quant à elle construite sur un terrain loué à la SNCF, le long de la ligne de chemin de fer Orléans-Gien</strong>.</p><p><strong>La visite de George Christopher, maire de San Francisco, le 23 février 1960, est la première d'une longue série de personnalités étrangères et françaises à s'intéresser aux innovations techniques que proposent le métro aérien suspendu de Châteauneuf-sur-Loire</strong>. En parallèle, les travaux de finition et d'amélioration se multiplient, de même que les essais en fonctionnement.&nbsp;</p><p>Le 21 janvier 1961, M. Basu, maire de Calcutta visite le métro aérien à Châteauneuf. Le 7 juin 1961, c'est une délégation d'élus de la région parisienne qui fait la visite de la ligne d'essai. Le 8 juillet 1961, c'est au tour de Gérard Jacquet, ministre des Transports. Le 6 mars 1964, Nicolas Podgorny, premier secrétaire du Parti Communiste soviétique, rejoint la liste des personnalités qui visitent le métro aérien suspendu de Châteauneuf-sur-Loire.</p><p><strong>Malgré l'engouement, le milieu des années 1960 va marquer le déclin du métro aérien</strong>. En 1965, deux projets d'équipements de lignes du métro parisien et de la banlieue parisienne sont abandonnés (ligne entre Livry-Gargan et Clichy-sous-Bois et entre Charenton et Créteil). C'est d'ailleurs à cette période (en 1966 exactement) que <strong>François Truffaut tourne des prises de vues</strong> dont certaines séquences se retrouveront au montage final de son film "<strong>Farenheit 451</strong>".</p><p><strong>Entre 1967 et 1971, le métro et sa ligne sont démantelés.</strong> En 1971, les reste de la ligne d'essai et des aiguillages sont détruits.<strong> </strong>En mai 1972, la cabine finit chez un ferrailleur du Loiret à Huisseau-sur-Mauves.</p><p><strong>En 1994</strong>, <strong>elle est rapatriée</strong> par Michel Guérin, maire de Saran, ancien cheminot et président de l'ARSATI (Association pour la Réhabilitation du Système Aérotrain et des Transports Innovants) <strong>dans un hangar des services techniques de la ville de Saran</strong>.</p><p>L'ARSATI, dont le projet est la création d'un musée, est dissoute dans les années 2000. L'histoire du métro aérien suspendu de Châteauneuf-sur-Loire s'achève.</p> Wed, 21 Apr 2021 07:18:48 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/le-metro-aerien-suspendu-de-chateauneuf-sur-loire Découvrir Carnet de résidence à Issoudun - Pierre Primetens est la Photo Retrouvée <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/images.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">La résidence de création à Issoudun bat son plein, Ciclic Centre-Val de Loire, en partenariat avec Bip TV, mène la danse pour que l'archive d'hier prenne vie dans les mains de réalisateurs d'aujourd'hui mais aussi de demain. En 2021, c'est Pierre Primetens, réalisateur franco-portugais, qui nous fait l'honneur de résider au sein des archives du film amateur pour faire naître son projet : La Photo retrouvée.&nbsp;&nbsp;</p><p>"Dans mon enfance, j’ai vécu des évènements traumatisants, subi des actes de maltraitance, qui ont impacté mon être à jamais. J’ai passé ma vie à ressasser ces instants, à tenter d’en comprendre le sens, dans le but de rester vivant. J’arrive aujourd’hui à déchiffrer cette histoire et à désirer la raconter. Mais je n’ai quasiment pas d’image de mon enfance, ni de ma famille. Alors je décide d’emprunter celles des autres…" - Pierre Primetens.</p><p>C'est ainsi que débute la quête de Pierre P. Une mémoire partielle, une envie de connaître, de découvrir et enfin une volonté de mettre des images sur des souvenirs volés. Revenons quelque peu en arrière pour comprendre la trajectoire d'un réalisateur à la recherche d'un devenir. Pierre P. est né le 22 avril 1974, à Saint-Cloud, il passe les premières années de son enfance à Chaville, non loin de Versailles, et fait régulièrement des séjours familiaux au Portugal, jusqu'à la mort de sa mère. Sa vie prend alors un autre tournant. Son père devient son seul prescripteur jusqu'à ses dix-sept ans. Après des études d'arts plastiques et une licence de cinéma à l'université de Paris VIII, il commence sa vie professionnelle dans le monde de l'audiovisuel.</p><p></p><p>Son oeuvre cinématographique et sa vie s'entrecroisent, se répondent puis s'éloignent pour mieux revenir sous d'autres formes. C'est lors d'un voyage au Portugal que Pierre P. devient cinéaste. En 2000, il entreprend un premier travail d'introspection par le biais du "journal intime", il réalise Un Voyage au Portugal sans l'aide d'une production et avec son seul désir. Dans un entretien, il dit : "J'avais envie de faire un film le plus fort possible avec le moins d'argent possible." Ce film sortira peu de temps après avoir reçu le soutien d'une production, il aura une première vie sur Canal+ dans le cadre d'une soirée sur les journaux intimes filmés... Le parcours de Pierre P. vers Ciclic Centre-Val de Loire débute ici.</p><p>Plusieurs années après et quelques travaux réalisés, Pierre P. souhaite boucler ce qu'il nomme sa "trilogie autobiographique" et revient sur sa "comédie humaine", son histoire de vie. Le film que l'on nomme la&nbsp;Photo Retrouvée&nbsp;voit le jour. Mais comment construire un récit sur son passé sans archives ni mémoire des évènements ? Comment construire du réel sans souvenirs de cette vie ?&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p class="textLeftFrame">La&nbsp;<strong>Photo Retrouvée&nbsp;</strong>est un long métrage documentaire produit par <strong>Night Light et Perspective Films</strong>. Le projet a obtenu l'aide à l'écriture et résidence à&nbsp;Ciclic Centre-Val de Loire / Aide à l’écriture TV7 Bordeaux / Aide à l’écriture Brouillon d’un Rêve – SCAM / Aide à l’écriture et au développement de la Région Nouvelle-Aquitaine / aide à l’écriture, au développement et au développement renforcé du CNC.</p><p class="textSubTitle">Pour bien comprendre le cheminement de Pierre Primetens, Ciclic Centre-Val de Loire vous invite à son entretien :</p><p class="textSubSubTitle">Pierre P. pouvez-vous nous en dire plus sur cette Photo Retrouvée ?</p><p>"C'est une image, souvenir égaré que j'ai retrouvé sur laquelle je suis tombé par hasard. Elle provient du mariage de ma mère là où tout a commencé. En effet, ma mère, portugaise, a été mariée à un inconnu à distance. Cet inconnu était portugais... Elle se séparera de cet homme puis elle rencontrera mon père français. Voici le prologue de mon récit."&nbsp;</p><p class="textSubSubTitle">Pierre P. pouvez-vous nous parler de la naissance de votre film ?&nbsp;</p><p>"Après une phase d'accalmie, le sujet familial est revenu à la surface comme décrypté. J'ai alors tout de suite eu l'envie d'en faire un objet construit et structuré. Je ne suis pas écrivain, il était impossible pour moi de coucher ce récit sur le papier. J'ai donc fait ce qui me paraissait naturel, faire un film. Comme je n'avais pas de souvenirs, j'ai dû partir à la recherche de récits familiaux et utiliser les images des autres pour faire mémoire. C'est ainsi que le postulat du film est né. Mon histoire débute avec une photo (retrouvée) et s'émancipe par les souvenirs des autres.</p><p>Suite à mes recherches, j'ai pu identifier les fonds de Ciclic Centre-Val de Loire et le dispositif de résidence. Après une première phase de visionnage, j'ai compris que j'étais au bon endroit. L'archive est une histoire de la mémoire, du regard. C'est un peu de sociologie, d'anthropologie mais aussi d'Histoire de France."</p><p class="textSubSubTitle">Pierre P. quel est votre rapport à l'archive ? Comment travaillez-vous avec ce support ? Est-ce un besoin ou bien une envie ?</p><p>"Un besoin. Comme je l'ai évoqué, je suis parti d'une incomplétude sur mes précédents travaux. Il me fallait revenir sur cette histoire avec un regard d'adulte. Le personnage du récit subit, réagit, il fait oeuvre. C'est d'ailleurs l'oeuvre qui sauve le personnage.&nbsp;</p><p>J'adore regarder les archives, c'était essentiel de passer par un temps de résidence au sein d'un centre, ici Issoudun. Il est important de discuter, d'apprendre à regarder les images, à les sélectionner. C'est d'ailleurs ma façon de procéder, je regarde en accéléré les archives. Fréquemment, je suis subjugué par leur beauté, je m'arrête alors et je prends note afin de compléter mon récit.</p><p>Pour compléter, je dirai que les images sont des protagonistes du film. Je me mets en écoute flottante, les images parlent alors à mon inconscient. Je découvre beaucoup d'images sonores, elles s'incarnent très fortement. Je veux créer un tissage entre l'histoire du film et les images d'archives. C'est un film à plusieurs entrées qui privilégie l'interconnexion."</p><p class="textSubSubTitle">Pierre P. qu'est-ce qu'un film de famille pour vous ?&nbsp;</p><p>"C'est un support qui apporte beaucoup de chose. Je suis souvent ému, triste ou bien joyeux. Le film de famille est le corps de mon récit, de mes personnages. Cela fonctionne comme un effet miroir sur notre soi."&nbsp;</p><p class="textSubSubTitle">La collection de Ciclic Centre-Val de Loire compte près de 25 000 films, n'avez-vous pas peur de vous perdre ?&nbsp;</p><p>"Non, je n'ai pas ce sentiment. Mes choix se font assez rapidement même si un second visionnage est nécessaire. Je fonctionne par flashs conscients ou inconscients. J'ai déjà prévisionné plus de 13 000 films et je fais confiance à ma mémoire pour revenir sur les films pour lesquels j'ai de l'intérêt. De plus, j'irai aussi compléter mon travail dans d'autres centres d'archives."</p><p class="textSubSubTitle">Et pour la suite ?</p><p>"Après le visionnage viendra le travail d'équipe avec la monteuse et le créateur sonore. Il faut trouver la bonne intuition, faire des tests notamment avec les textes. Je ne peux pas me perdre dans l'histoire.. Le challenge se situe plus dans la relation entre les éléments images et sons... La recherche des images est donc primordiale et jouera sur nos travaux à venir. D'ailleurs nous souhaitons proposer des flasback et flash forward, avoir un style bien identifié.&nbsp;</p><p>Une fois ce projet terminé, j'aimerais retravailler ce récit biographique vers la fiction pour en faire une trilogie des âges : enfance, adolescence, âge adulte. Les personnages ici représentés par les archives prendront vie grâce aux comédiens."</p><p><strong>Le projet est en cours de construction</strong>, c'est pourquoi Ciclic Centre-Val de Loire vous propose aujourd'hui de plonger dans les archives coup de coeur de Pierre P. Vous pourrez y voir une séance de baignade filmé par Xavier Béchu en 1963, Deux garçons de Paulette Niel tourné en 8 mm et enfin Les Travaux pratiques d'élèves d'école primaire de Marc Guétault. Bien sûr, nous vous invitons à plonger à corps perdu dans les collections. Bon visonnage.&nbsp;</p><p class="textFrame"><strong>Pierre Primetens&nbsp;</strong>a commencé sa résidence en mars et continuera sa recherche jusqu'en mai 2021. Ciclic Centre-Val de Loire vous propose ici de découvrir les premières. Ciclic Centre-Val de Loire accompagnera ce projet produit par&nbsp;Perspective Films. L'agence Ciclic vous invite à suivre cette création sur le site&nbsp;memoire.ciclic.fr&nbsp;mais aussi sur&nbsp;ciclic.fr.&nbsp;</p> Tue, 30 Mar 2021 10:56:43 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/carnet-de-residence-issoudun-pierre-primetens-est-la-photo-retrouvee Découvrir Le film noir dans le cinéma amateur <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Noces de cire Lambert 10699.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p>Les cinéastes amateurs se sont parfois essayés avec succès au film noir. Intrigues, suspense, meurtres .....Ciclic vous propose de suivre le déroulement haletant de quatre courts-métrages à vous faire frissonner de peur.</p><p>Le plus ancien "<strong>Justes colères"&nbsp;</strong>se déroule dans un petit immeuble dans lequel vivent plusieurs familles. Chacun s'apprête à se coucher ou du moins à passer une soirée au calme .... Calme quelque peu perturbé par un incessant son de trompette joué par le voisin du dernier étage. Et la colère de monter, de monter, de monter... Mais jusqu'où ira-t-elle ? En 1935 le cinéaste&nbsp;<strong>Paul Epron </strong>réalise le tournage en 16 mm dans sa propre maison 45 rue Parmentier à Tours,<strong>&nbsp;</strong>avec le concours du <strong>Caméra Club de Touraine</strong>&nbsp;dont il fait partie. Ce film se présente comme une comédie légère, voir burlesque, enchaînant durant presque neuf minutes les différentes séquences où chacun des protagonistes accentue l'énervement dû au bruit de leur voisin.&nbsp;</p><p>La qualité des plans, du montage et de la réalisation, contre-balance le jeu des acteurs, tous certainement débutants, car comme l'indique le générique, ils sont issus de l'entourage familial de Paul Epron.&nbsp;</p><p>En 1959&nbsp;<strong>Pierre de Montvallon, dit Piem</strong> caricaturiste, humoriste et écrivain de talent réalise un petit film de moins de trois minutes intitulé <strong>"</strong><strong>Le Manchot"</strong>. Sur les quais de Seine deux hommes se croisent dont un qui ne possède plus qu'une seule main. S'en suit une course poursuite qui nous emmène jusqu'au sommet de Notre-Dame de Paris où se dévoile le climax.&nbsp;Cette scène filmée en plongée laissant émerger les chimères diaboliques de la cathédrale insuffle au film une dimension maléfique laissant envisager une fin tragique.&nbsp;</p><p></p><p>&nbsp;Dans le troisième court-métrage <strong>"</strong><strong>Noces de cire"&nbsp;</strong>de <strong>Jean-François Lambert,&nbsp;</strong>les qualités des deux premiers films sont réunies avec&nbsp;un cadrage, une mise en scène, une lumière et une intrigue digne d'un polar américain des années 1950. La séquence d'ouverture sur laquelle défile le générique filmé à l'arrière d'une voiture avec en fond sonore un air de jazz s'apparente à une scène de maîtres tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard.&nbsp;</p><p>Ce petit chef d'oeuvre raconte l’exaspération mortifère d'un commerçant en confection dont la femme, à son goût trop frivole, l’empêche de se concentrer sur son travail et son magasin de vêtements. Le jour anniversaire de leur 4 ans de mariage ne va pas se dérouler comme sa charmante femme l'avait pourtant imaginé. La voix off toujours accompagnée d'une musique lancinante donne à l'ensemble une atmosphère inquiétante. Le réalisateur <strong>Jean-François Lambert</strong> passionné de cinéma amateur depuis ses 17 ans et membre du PCCO <strong>(Photo Ciné Club Orléanais)</strong> remportera pour ce film un succès international. Avec entre autres, <strong>une médaille d'Argent à l'UNICA à Luxembourg, le prix Hitchcock à Glasgow et le Ten Best à Londres. </strong>Enfin, il sera projeté, hors concours,<strong> au Festival de Cannes Amateur.</strong></p><p>Pour finir, le même cinéaste amateur, en 1973, en tant qu'agent aux PTT d'Orléans rejoint le Club des PTT (CPC PTT) devenu depuis « Objectif Image » dont il devient président. Il tourne avec son complice <strong>Philippe Sevestre</strong> de nombreux films dont le thriller angoissant <strong>"Faux contact"</strong> réalisé à Orléans en 1981.&nbsp;Dans le générique il est indiqué : "d'après une nouvelle de G.Mac Kay" mais nul part ce nom apparaît en tant qu’écrivain. Le climat du film se présente ainsi : sortie de cinéma un soir, une jeune femme n'arrive pas à démarrer sa voiture, tandis que la radio annonce aux informations qu'une certaine Alice a été assassinée et que l'auteur du crime court toujours. Elle ne semble pas y prêter attention, préoccupée par son véhicule. Arrive un homme charmant qui se propose de l'aider...</p><p>En huit clos s'installe une relation ambiguë et quelque peu malsaine entre les deux protagonistes. La musique, le jeu des acteurs, l'intrigue et la situation stressante qui augmente crescendo font de ce film un excellent polar. Ses qualités de réalisation lui vaudront même d'être diffusé sur Antenne 2 en 1981 dans l'émission <strong>"la télévision des téléspectateurs"</strong> d'Armand Ventre.</p><p>Nous vous proposons de vous caler confortablement dans votre fauteuil et de profiter d'une soirée polar sur le site memoire.ciclic.fr&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>&nbsp;</p> Wed, 24 Mar 2021 13:46:40 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/le-film-noir-dans-le-cinema-amateur Découvrir L'Espérance Drouaise au Maroc <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/20631_1/thumbs/115/thum-029.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Du 16 au 18 avril 1949, une grande fête fédérale de gymnastique est organisée à Casablanca, au Maroc. Parmi les nombreuses sociétés inscrites, venant de toute la France, figure l'Espérance Drouaise, et le club de Dreux ne vient pas seul : un(e) cinéaste l'accompagne pour témoigner de ce voyage et de cet évènement.</p><p>Dans l'après guerre de 1871, la notion d'éducation physique se développe et <strong>les premières sociétés de gymnastique apparaissent en France</strong>. Au printemps 1888, cette vague touche Dreux quand messieurs Godefroy et Lépée organisent une assemblée à l'ancien théâtre de la place Rotrou. Ensuite tout s'accélère : une première assemblée générale le 2 juin, sous la présidence du maire, Louis Terrier, des évènements à la rentrée pour récolter des fonds, puis le 16 octobre arrive l'autorisation préfectorale.&nbsp;<strong>L'Espérance Drouaise est née</strong>.Dans les années qui suivent d'autres activités que la gymnastique apparaissent au sein du club (la boxe française, l'escrime ou la musique) et la société s'implique de plus en plus localement en participant à de nombreuses fêtes et manifestations dans les communes environnantes.</p><p><strong>Sa première compétition d'importance remonte au 15 mai 1896</strong>, un concours national à Chartes réunissant 46 sociétés et 1200 concurrents, et c'est loin d'être la dernière. Durant des décennies, le club participe à de nombreuses compétitions et, s'il développe encore d'autres pratiques (le football, le cyclisme, le bâton...), la gymnastique reste le coeur de son activité, et de ses succès !De Marseille en 1903 à Nice en 1947, en passant par Tourcoing en 1906 ou Clermont-Ferrand en 1946, <strong>l'Espérance Drouaise participe à de nombreuses compétitions</strong> dans la métropole jusqu'à l'année 1949 où elle est inscrite au <strong>Festival Fédéral de Gymnastique organisé à Casablanca</strong> du 16 au 18 avril.</p><p><strong></strong>Un(e) cinéaste inconnu(e) filme le club sportif drouais lors de ce périple dans ce qui est alors encore un protectorat français. <strong>La caméra suit les</strong><strong> gymnastes durant leur voyage</strong> en train passant par Rabat, dans leur vie quotidienne sur leur lieu hébergement, dans leurs entrainements sur le stade de la Casablancaise, près de l'église du Sacré-Coeur, ou circulant en automobile dans le port de Casablanca en arborant le drapeau de l'équipe.Puis vient <strong>la cérémonie officielle d'ouverture du festival</strong>. L'Espérance Drouaise participe au grand défilé des nombreuses délégations (où le club de Chartres est également présent) qui passe sur le boulevard de la Gare, arrive sur l'actuelle place des Nations-Unies (ancienne place de France) et se place ensuite face à une tribune officielle dans laquelle se trouvent Mohammed El Mokri (dernier grand vizir du Maroc de 1911 à 1955) et le général d'armée Alphonse Juin (commissaire résident général du Maroc).</p><p>Mémoire vous propose donc de découvrir ce voyage au Maroc d'un grand club sportif de la région Centre-Val de Loire... et la tenue de gymnastique n'est pas obligatoire.</p><p class="textFrame">Nous ne connaissons pas l'identité de la personne ayant réalisé ce film déposé par un membre de l'Espérance Drouaise. Si vous avez le moindre indice ou la moindre idée pouvant nous aider à l'identifier, n'hésitez pas à contacter Mémoire : memoire@ciclic.fr</p> Wed, 24 Mar 2021 07:11:58 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/lesperance-drouaise-au-maroc Découvrir Une folle journée de Carnaval à Ouzouer-sur-Trézée <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/16106/thumbs/115/thum-002.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Pour terminer en beauté la période de carnaval qui s'achève, Ciclic vous propose un film de plus de 6 minutes sur une journée de carnaval délirante et folle à Ouzouer-sur-Trézée dans le Loiret vers 1950. Nous n'en connaissons pas l'auteur, mais il semble être de connivence avec les protagonistes qu'il suit tout au long du défilé, lors des animations et pour finir de nuit avec une ronde d'ombres autour d'un grand feu de joie.&nbsp;&nbsp;</p><p>Le carnaval est une tradition archaïque liée aux cycles saisonniers et agricoles.&nbsp;Le rude hiver s'en va, le printemps pointe son nez mais dans cette boucle incessante de la vie, l'homme s'accorde un temps suspendu durant lequel tout est permis.&nbsp;Revêtu de déguisements ou de masques, chacun sort de son rôle attitré et ose enfin faire ce qui lui est interdit. Le maître devient le serviteur, le serviteur le prince, l'homme la femme, la vieille l'enfant, tandis que les morts eux-mêmes se joignent à la ronde.&nbsp;Plus de règles, plus de tabous, plus de contraintes, les bonnes manières et bonnes mœurs s'envolent, pour faire place aux rires, aux danses endiablées, aux crachats et aux embrassades échevelées.&nbsp;Cette exultation collective permet à chacun de balayer par le froid de l'hiver passé, les mauvaises cultures, les chagrins, les déceptions et de régler une bonne fois pour toute ses comptes avec ces démons faits de nos petites misères de l'année écoulée.&nbsp;</p><p>Cette journée de liberté se termine en apothéose autour d'un <strong>grand brasier</strong> au cœur duquel trône <strong>Monsieur Carnaval </strong>ébouriffé et grimaçant symbolisant à lui seul les frustrations et désillusions de tout un village. Les plus hardis enjamberont le feu comme pour conjurer le sort et faire un pied de nez aux flammes de l'enfer.</p><p>Ce film réalisé dans les années 1950 est caractéristique de cette ambiance délirante, comme nous montre la succession de plans captés par notre cinéaste inconnu. Les adultes portent de grosses lunettes moustaches et chapeaux haut de forme, grimant la bonne société en se pavanant dans une traction dernier cri. Un char particulièrement bien réalisé s'intitule : <strong>Télévision carnaval </strong>avec un journaliste axionnant la manivelle de sa caméra, filmeur filmé, sachant qu'à l'époque peu de foyers possédaient la télévision. Une statue officielle en l'honneur de <strong>Pompafeu </strong>est dévoilée sur les marches de la mairie, des personnes déambulent habillées en conduit de cheminée suivies par une locomotive indiquant: "<strong>Service Bérie-Gare, règlement il est interdit de monter les belles Doches</strong>". Sur un petit ring deux boxeurs le visage camouflé par une cagoule s'agitent dans un combat exutoire.</p><p>La foule semble ivre de rire et de joie défilant dans les rues <strong>d'Ouzouer-sur-Trézée </strong>pour finir tout en bas de la Grande Rue sur la place autour du bûcher, filmé de nuit avec les ombres des carnavaliers dansant en contre nuit du feu. Embarquez pour des moments de diableries et si en chemin vous reconnaissez l'illustre cinéaste qui a réalisé ce film formidablement carnavalesque, envoyez-nous un message !&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p> Mon, 08 Mar 2021 10:45:20 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/une-folle-journee-de-carnaval-ouzouer-sur-trezee Découvrir