Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Sat, 18 Jan 2020 01:56:27 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/ Neige à La Celle-Saint-Avant <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/10039/thumbs/115/thum-047.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Il y a exactement 60 ans, en janvier 1960, Jean Rousselot, instituteur à La Celle-Saint-Avant, profite des chutes de neige pour filmer sa ville sous le blanc manteau et surtout ses élèves s'y amusant.</p><p>Nommé à La Celle-Saint-Avant en 1955, où il terminera sa carrière professionnelle à la fin des années 1970, Jean Rousselot utilise des méthodes d'enseignement d'avant-garde qui impliquent notamment <strong>la participation active des enfants aux activités</strong> mises en place.</p><p>Quand la neige tombe lourdement sur sa commune, il filme les rues sous l'épais manteau blanc, les badauds y marchant difficilement, les cantoniers y jouant de la pelle puis la gare, où un train passe en créant une bourrasque neigeuse.Puis il engage ses élèves à en profiter sous l'oeil de sa caméra. Il capture ainsi<strong> les aventures neigeuses des petits cellois</strong> agrémentées des commentaires enregistrés par un de ses écoliers. <strong>Tous les classiques de la neige</strong> y sont présents : nombreuses glissades sur le sol gelé de la cour de récréation (sur une musique relevant l'aspect burlesque des situations), parcours en traineau dans la cour et en campagne, élaboration d'un bonhomme de neige et, pour un final grandiose, grande bataille de boules de neige entre tous les enfants.</p><p>&nbsp;En avant dans la neige à la Celle-Saint-Avant.</p> Wed, 15 Jan 2020 07:30:34 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/neige-la-celle-saint-avant Découvrir Les films de Jean Emy <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/12526 Jean Emy 2.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Depuis 2011, Ciclic Centre-Val de Loire conserve des bobines trouvées sur une brocante au Poinçonnet dans l'Indre et réalisées par un certain Jean Emy, sur qui nous savons peu de choses. En les publiant sur notre site nous espérons obtenir des informations sur monsieur Emy ou ses ayants droit. Aidez-nous à éclaircir le mystère de ces très beaux films, pour certains tournés en région Centre-Val de loire.</p><p>Grâce aux indications manuscrites sur les boîtes kodak jaunes dans lesquelles se trouvaient les 23 films, on obtient une information sur l'adresse du réalisateur à l'époque du tournage. Sur les films des années 1930, il est noté, Jean Emy 8, rue des Vergers à Suresnes, ou Mr. Dardelle 75 rue du Président Wilson à Levallois-Perret, plus tard dans les années 1950, Emy 10, rue Sainte-Lucie Paris 15e et Madame Emy 32 rue de l'Abbé Groult Paris 15e. Six films ont été expédiés d'une adresse dans le Loir-et-Cher, Le Gué à Meusnes, où se déroule&nbsp;Pêche au canal , en 1953. Tous, sont en format 16 mm sur des carters de trente mètres chacun. Le 16mm est dans les années 1930, employé par des cinéastes confirmés ou ayant les moyens financiers de s'offrir le haut de gamme en matière de cinéma amateur.&nbsp;</p><p>Plusieurs films sont des balades touristiques dans des villages, châteaux, paysages avec, apparaissant très souvent à l'image, la même femme se promenant ou comme dans Au Lac d'Eguzon&nbsp;, installée sur une petite embarcation, se laissant conduire jusqu'aux ruines de Crozant dans l'Indre. Un plan serré d'elle souriant à la caméra, peut nous laisser envisager qu'il s'agit de madame Emy.&nbsp;On la retrouve déambulant dans les ruines du château de Villentrois dans l'Indre et le château de Montrésor en Indre-et-Loire, où elle tient une bicyclette à laquelle est attelée une carriole.&nbsp;</p><p>Certaines images sont tournées à Cour-sur-Loire, petit village du Loir-et-Cher, au dessus de Blois, une balade sur le quai de la Loire dans En vacances, et une pêche avec une séquence rare, d'hommes sur une toue cabanée s'approchant d'un filet barrage sur la Loire dans Pêcheurs de la Loire.</p><p>Coupe de Noël de cross-country, se déroule en 1930. Quelques indices, nous permettent d'identifier le lieu ou du moins de le supposer. Tout d'abord le nombre de participants à cette course en plein air, plusieurs centaines, ensuite des vues sur de longues palissades en bois, comme il était fréquent d'en trouver en banlieue parisienne pour délimiter les quartiers d'habitation de la campagne et pour finir un plan final sur l'avant d'une belle berline qui rappelle le modèle d'une Talbot. Il existait à l'époque une usine Talbot à Suresnes et à Levallois-Perret. Ces deux lieux figurent sur les boîtes Kodak. On peut s'imaginer que Jean Emy a offert ses services de cinéaste amateur pour immortaliser le cross-country de décembre 1930 organisé par une de ces deux communes.</p><p>Le film,&nbsp;Le port,&nbsp; débute par un carton : " Les films JEM. présentent&nbsp; .. Le Port ". S'en suit un documentaire qui dévoile par énigme des activités portuaires avec les grues de débardage, les péniches, les ouvriers sur des échafaudages métalliques mais n'annonce, qu'en toute fin, le nom du lieu où se trouve ce port... à Paris tout simplement.&nbsp;</p><p>Pour terminer notre petite enquête, arrêtons-nous sur La séance photo, en 1930 qui pourrait se dérouler dans le parc du château à Suresnes et où notre femme mystérieuse du début essaie en vain de faire poser trois dames âgées devant son objectif photographique. La photographe semble un peu maladroite dans le maniement de l'appareil à soufflet qu’elle pose sur un pied avant de se couvrir la tête avec un tissu noir. Le tout filmé par monsieur Emy en plan large, ce qui démontre la passion de cette famille pour les techniques photographiques et cinématographiques de l'époque. La scène se termine par la dispersion des comédiennes&nbsp;qui sur jouent l’agacement&nbsp;devant la moue déçue de la photographe.&nbsp;</p><p>Les films de Jean Emy, trouvés sur une brocante de l'Indre, resteront-ils orphelins de réalisateur ou parviendront-ils, grâce à ces quelques données biographiques à retrouver leur auteur d'origine ?</p><p>Jean Emy, une autre passion : Des recherches sur internet nous ont permis de découvrir que monsieur Emy était né le 9 janvier 1895 dans le Puy de Dôme et décédé le 12 octobre 1986, à Luçay-le-Mâle. Mais surtout qu'il possédait une collection très importante d’objets et de documents autour de la pierre à fusil, qui a permis dès 1962 de créer un petit musée à <strong>Meusnes</strong> où nous savons qu'il séjournait. Le collectionneur a ensuite transféré une partie de ce musée à <strong>Lucay-le-Mâle</strong>, ce qui a contribué à dynamiser cette petite commune de l'Indre. Il signe également l'ouvrage Histoire de la pierre à fusil,&nbsp;édité en 1964.</p> Wed, 11 Dec 2019 11:33:07 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/figures-de-memoire/les-films-de-jean-emy Découvrir Sur le tournage de "La Mare au diable" <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/LA-CHATRE-DEF_2014.mov_snapshot_37.31_[2019.12.04_12.34.53].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">De septembre à octobre 1971, le village de Nohant-Vic dans l'Indre vit au rythme du tournage du téléfilm "La Mare au diable", adapatation du célèbre roman éponyme de George Sand publié en 1846. Roger Lacore, cinéaste amateur de La Châtre nous livre un témoignage filmé en Super 8 de l'évènement.</p> <p class="textRightFrame"><strong>Roger Lacore</strong> est né le 11 avril 1927 à Saint-Léonard-de-Noblat dans la Haute-Vienne. Il suit des études à l'Ecole Normale de Châteauroux et à l'Ecole Normale Supérieure de Toulouse avant de devenir instituteur à Pruniers puis directeur d'école à La Châtre. <strong>Il commence à tourner des films en Super 8 dans les années 1960</strong> à la naissance de ses enfants jusqu'au milieu des années 1990 en VHS.</p> <p><strong>Le tournage du téléfilm "La Mare au diable" s’est déroulé exactement du 30 septembre au 12 octobre 1971 à Nohant-Vic</strong>. Le téléfilm est réalisé par Pierre Cardinal qui tourne la même année "<strong>Vipère au poing</strong>", adapation du roman d'Hervé Bazin publié en 1948.&nbsp;</p> <p><strong>C’est à Roger Lacore que l’on doit ces images en Super 8 prises sur la place du village</strong>, à côté de la chapelle. Il est alors directeur d'école à La Châtre et membre des Gâs du Berry depuis 1956.&nbsp;</p> <p><strong>Ce sont 70 à 80 membres des Gâs du Berry qui participent au tournage</strong> à Nohant-Vic (dont Roger Lacore).&nbsp; La scène filmée que l'on peut découvrir est le moment (dans le roman de George Sand) où Germain rejoint Catherine, la femme qu’il doit courtiser.</p> <p>Cette séquence n'est pas la seule à avoir été filmée à Nohant-Vic par Roger Lacore au moment du tournage. <strong>Deux autres séquences sont visibles sur Mémoire</strong> : http://memoire.ciclic.fr/12223-tournage-du-telefilm-la-mare-au-diable-les-vielleux et http://memoire.ciclic.fr/12226-tournage-du-telefilm-la-mare-au-diable</p> <p><strong>D’autres lieux seront filmés par ailleurs dans l'Indre pour les besoins du téléfilm</strong>&nbsp;: au Gourdon près de Neuvy-Saint-Sépulchre, à Varennes sur la commune de Fougerolles, dans la cour de l’hôtel Saint-Germain à La Châtre, à Gargilesse et à Mers-sur-Indre, près de la véritable mare au diable.</p> <p class="textframe">L'adaptation télévisée de "La Mare au diable"a été tournée à Nohant-Vic, où vivait George Sand, avec les musiciens et danseurs du groupe folklorique "Les Gâs du Berry". Le film a été diffusé pour la première fois le 15 juin 1972 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. Scénario Jean-Louis Bory, réalisation Pierre Cardinal. Acteurs : Jacques Gripel, Béatrice Romand, Julien Verdier, Andrée Tainsy, Jean-Louis Legoff, Olivier Blot.</p> Wed, 04 Dec 2019 11:33:48 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/sur-le-tournage-de-la-mare-au-diable Découvrir La Région Centre-Val de Loire au fil des canaux <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/GUETIN.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p>Etendue sur les basses terres du Bassin parisien, la région Centre-Val de Loire a offert depuis le Moyen-Age un terrain propice à la canalisation de zones humides et à la création de cours d'eau artificiels. Facteur de développement économique et de diversité environnementale et paysagère, ce réseau hydrographique a contribué à tisser une forte identité régionale. Par leur beauté et leurs spécificités, ces nombreux canaux sont à la source d'un patrimoine et d'un art de vivre singuliers. Une véritable fierté que les habitants de la région ont immortalisé sur pellicule à travers un ensemble de films amateurs où la chronique locale et familiale peut emprunter, au détour d'une promenade, les perspectives de la grande Histoire.</p> <p>&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Les canaux en région Centre-Val de Loire, une histoire ancienne</p> <p><strong>Au fil du temps, la canalisation de cours d'eau et la construction de canaux artificiels ont pu remplir de nombreuses fonctions&nbsp;: irrigation, drainage, protection militaire, activités industrielles, transport de marchandises, agrément.</strong> Pour répondre à tous ces besoins, ceux qui ont conçu les canaux qui nous sont parvenus ont pu avoir recours aux techniques les plus élaborées. Soucieux d'assainir les marécages environnants, de profiter de leur fertilité et de limiter les crues, les moines de Bourges choisissent au Moyen-Âge de réorganiser entièrement le lit majeur de l'Yèvre et de la Voiselle, créant ainsi les canaux des marais de Bourges. Une histoire comparable voit l'Indre donner naissance au canal de Beaulieu-les-Loches, le Loir être réaménagé par les moines de l'Abbaye de la Trinité à Vendôme. Ce type d'opération se répète dans la Beauce à Bonneval dont l'origine&nbsp;des canaux se confond avec celle de l'Abbaye Saint-Florentin, ou encore à Montargis où les nombreuses voies d'eau du centre historique rappellent que la ville est construite sur une vaste zone humide sensée la protéger des agressions extérieures.</p> <p>Avec l'avènement de la Renaissance, l'évolution des techniques et de l'architecture favorise l'épanouissement d'un nouvel art de vivre. <strong>Les douves deviennent de grands miroirs par la grâce de rivières détournées de leur lit. Les parcs des châteaux se peuplent de fontaines et de jeux d'eau qui utilisent les canaux pour l'irrigation mais aussi comme ornements structurants de grandioses perspectives</strong> comme à Chambord, Chenonceau ou à Villandry. Arrivé d'Italie, cet art de canaliser l'eau jusqu'au cœur des jardins de prestige culmine à Versailles où le célèbre parc entourant le château suscite à lui seul la création d'un pharaonique réseau hydrographique dont l'un des bras les plus sophistiqués - jamais achevé - devait venir puiser l'eau de l'Eure directement sur les terres des évêques de Chartres.</p> <p>Au XVIIème siècle, la région voit d'ailleurs la naissance du plus ancien canal français «&nbsp;à bief de partage&nbsp;». A l'initiative d'Henri IV, sur proposition de son ministre Sully qui y voit une chance de prospérité économique propre à mettre fin aux troubles des guerres de religion, <strong>le canal de Briare permet dès 1642 de relier le bassin de la Loire à celui de la Seine en franchissant la ligne de partage des eaux. On peut observer sur son cours certains des plus beaux ouvrages d'art du territoire français, de l'échelle d'écluses de Rogny-les-Sept-Ecluses au célèbre pont-canal de Briare.</strong> De cet exploit technique incontesté découlent d'autres réalisations au siècle suivant comme le canal d'Orléans et le canal du Loing. Nouvelle période de révolutions technologiques et de grand développement économique, le XIXème siècle voit à son tour l'avènement du canal de Berry, du canal latéral à la Loire, puis du canal de la Sauldre.</p><p>&nbsp;</p> <p class="textSubTitle">Filmer les riverains</p><p>Le décor des canaux est déjà posé en région Centre-Val-de-Loire lorsque le cinéma amateur fait son apparition au tournant des années 1930. A l'époque, Jean Vigo n'a pas encore transfiguré la péniche "Atalante" en métaphore de la destinée humaine. Le monde des canaux et des mariniers, associé au labeur et à l'industrie, ne fait pas autant rêver que les tourelles ouvragées des châteaux de la Loire et il est bien difficile de trouver un cinéaste amateur considérant ce décor atypique comme digne d'intérêt. <strong>Ce n'est que dans l'immédiate après-guerre que la curiosité des réalisateurs commence à se poser sur les canaux de la région Centre.&nbsp;</strong>Leur attention se porte tout d'abord sur les ouvrages d'art célèbres comme le pont-canal de Briare, immortalisé par Raymond Léveillé en 1947, ou celui du Guétin filmé par Maurice Carré dans les années 1960. On peut y suivre le lent ballet des péniches encore halées par de vieux camions Latil. Ce sont avant tout la dimension monumentale et la prouesse technique que l'on cherche alors à illustrer. <strong>Il faut dire que les travaux d'infrastructures peuvent apporter leur lot de spectacle et l</strong><strong>'aménagement ou l'entretien des canaux suscitent toujours l'admiration de passionnés.</strong> Comme ceux que l'on retrouve au hasard des images de Jean-Claude Bourbon et Jean-Claude Turpin, en train d'assister au ballet des pelleteuses dans le canal de Berry, attroupés sur la margelle d'un pont de Noyers-sur-Cher comme on s'accouderait au balcon d'un Opéra.</p> <p><strong>Eléments structurants du paysage régional, les canaux se font aussi terrains de jeu dans l'objectif des réalisateurs locaux.</strong> Comme lorsque Bernard Vattan suit les glissades folles d'une Citroën 2CV tirant des luges ou les déambulations d'un camion tractant des badauds en sabots sur la glace du canal latéral à la Loire dans les environs de Saint-Satur. Les lieux de travail que sont les canaux se muent aussi parfois en villégiatures insouciantes. Après l'effort, les corps se délassent le temps d'une baignade dans le canal de la Sauldre, près de Lamotte-Beuvron où la caméra de Maurice Derbois saisit dans les années 1950 la vie joyeuse d'une guinguette au parfum de congés payés. En 1977, c'est un concours de pêche rassemblant les Vierzonnais sur les quais du canal de Berry qu'André Chamrobert documente sur pellicule.</p> <p><strong>Le long des voies navigables régionales, traditions et fêtes populaires semblent rythmer la vie des mariniers de manière immuable.&nbsp;</strong>C'est notamment le cas des joutes de Combreux, magnifiquement filmées par Roger Prenois sur le canal d'Orléans en 1947. Les nefs aux noms évoquateurs - "Tiens toi bien", "Prends garde à toi", "Toi aussi", portent chacune 9 hommes qui joutent à tour de rôle, tout de blanc vêtus comme le veut le tradition et en appui sur le "tabagnon" - sorte de plateforme fixée à la poupe du bateau. Les nefs se croisent à bâbord: on dit que les coméptiteurs joutent "à la lyonnaise". Toujours sur le canal d'Orléans, les tournois filmés par Pierre Robiteau à Fay-aux-Loges&nbsp;en&nbsp;1963 ne présentent guère de changement, si ce n'est peut-être le nombre d'hommes présents sur chaque nef. La même année, Pierre Robiteau nous montre également d'étonnantes cavalcades nautiques, ainsi qu'une courses de hors-bords suivie d'une compétition de ski nautique, deux sports alors particulièrement à la mode. Des séquences qui ne sont pas sans évoquer les traditions de la marine de Loire que l'on peut découvrir dans les images tournées par André Chamrobert en 1984 et 1985 tout près du canal latéral à la Loire, à hauteur de Saint-Thibault-sur-Loire. Mais cette fois, les mariniers de la confrérie Saint-Roch joutent "à la parisienne". Moins nombreux, ils se croisent par tribord et n'ont pas de boucliers pour recevoir la perche. Avis aux intrépides!&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Les réalisateurs amateurs, témoins d'une aventure collective</p> <p><strong>A mesure que les travailleurs des canaux désertent les voies navigables, relégués aux fêtes votives&nbsp;par la concurrence d'autres moyens de transports toujours plus rapides, les réalisateurs commencent à changer leur approche de ce qui relève désormais d'un patrimoine commun appartenant à la légende locale.</strong> Peu à peu, Montargis se rêve en «&nbsp;Venise du Gâtinais&nbsp;» avec la passerelle Victor Hugo conçue par les ateliers Eiffel en guise de moderne Rialto. En 1965, ses berges verdoyantes et pittoresques, devenues sans doute un peu trop paisibles, se parent de mélancolie dans l'objectif de Jacques Pasquet. La roue de l'ancien moulin à tan bordant le canal de Briare ne tourne plus et le bâtiment accueille depuis les années 1920 l'atelier de fabrication des praslines Mazet qui disparaitra dans les flammes en 1979. Désormais dépourvus de fonction défensive, les fossés de Bonneval et l'Abbaye Saint-Florentin qu'ils protégèrent jadis au coeur de la Beauce offrent une décor féérique aux promenades familiales filmées par Jean Besnard en 1971. C'est encore et toujours l'empreinte insolite du passé qu'on cherche à déchiffrer dans l'entrelacs des canaux de Bourges au tournant des années 1990. A une époque de forte expansion du tourisme fluvial, les historiens locaux comme Yvon René se prennent désormais de passion pour ces témoins du génie civil que sont les canaux de la région Centre. <strong>De véritables prouesses techniques devant lesquelles s'émerveillèrent en leur temps quelques dignitaires des antipodes, comme l'illustre Kosa Pan, ambassadeur du roi du Siam, venu découvrir les travaux menés par Vauban sur le canal de Louis XIV à Maintenon le 2 septembre 1686.&nbsp;</strong></p><p>&nbsp;</p> Wed, 27 Nov 2019 16:33:32 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/itineraires/la-region-centre-val-de-loire-au-fil-des-canaux Découvrir Magique !! <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/10886/thumbs/115/thum-034.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Une colombe ou des cadeaux qui apparaîssent, des enfants qui disparaissent ou une femme remettant du raisin sur sa grappe... un simple petit trucage et le cinéma amateur devient magique.</p><p>Il est beaucoup question de disparition et d'apparition dans les différents films que Mémoire vous propose dans cette sélection, avec le plus souvent un outil central pour agir dans le <strong>monde de l'illusion</strong> : la baguette magique.</p><p>Si, lors d'un spectacle dans une salle des fêtes à Vierzon, le <strong>magicien</strong> du premier film présenté fait apparaître des oiseaux sans utiliser ce traditionnel instrument de travail, il en est tout autrement pour l'apprenti magicien de <strong>"La Baguette magique"</strong> ou le grand-père émerveillant ses petites-filles dans <strong>"Apparition de cadeaux"</strong>. Le jeune illusionniste l'utilise en effet pour faire disparaître ceux qui l'ennuient, et le plus ancien pour faire briller les yeux des enfants.</p><p>Mais tout cela vient évidemment de la magie du cinéma, et surtout de ces techniques de montage, comme le démontre Georges Blondel avec <strong>"Le Réveil du monstre"</strong> où il dévoile le secret de fabrication du personnage central de son film. Mais cette démonstration sert finalement à mieux nous tromper puisque, sous l'effet, une fois de plus, d'une <strong>baguette magique</strong>, le monstre construit par les enfants s'anime.</p><p>En somme, pour que la magie fonctionne pleinement, il faut savoir oublier ses petits trucs et astuces et se laisser avoir par les apparences trompeuses et les perceptions faussées. Et pour cela, nous vous invitons à finir ce tour d'horizon magique par les petits <strong>trucages</strong> de Bernard Loison ou de Georges Guenoux, les illusions d'Yves Vieux et la sorcière d'Hélène Genin.</p><p><strong>Alors réveillez votre âme d'enfant, oubliez les trucages et laissez-vous transporter dans l'illusion !</strong></p> Wed, 20 Nov 2019 07:35:29 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/magique Découvrir