Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Tue, 04 Aug 2020 20:10:40 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/ Un départ en vacances mouvementé ! <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Nouhaud valises .jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"Bon Dieu ! ça va pas mieux " c'est le titre comique d'un film super 8, réalisé en 1978 sur les préparatifs de départ de la famille Dieu, ou comment rester en plan sur son parking, un poisson rouge en suspension dans l'air !&nbsp;</p><p>La précipitation n'est pas bonne conseillère, alors surtout ne prenez pas exemple sur le personnage principal de ce petit film, monsieur Jean Dieu, filmé par son ami du Caméra Photo Club du Lochois, Jacques Nouhaud, sur un parking devant les immeubles de la rue Godet à <strong>Loches, en Indre-et-Loire</strong>.</p><p>Nos deux compères se sont amusés à imaginer le scénario catastrophe du départ de monsieur Dieu, tenant à tout prix à caser un barda hétéroclite dans sa Renault 16, dont la portière ne s'ouvre désespérément pas. Entre autres péripéties vous verrez, des clés tomber dans un pot de chambre, des allers-retours frénétiques par l'escalier de l'immeuble empli de pièges, ou encore l'envol d'un poisson rouge hors de son bocal. Tout cela joué au rythme d'une musique trépidante tandis que Jacqueline Dieu imperturbable, termine d'accumuler les valises dans l'appartement.</p><p>&nbsp;Bonnes vacances à tous ..... dans le calme et sans frénésie !</p><p class="textFrame"><strong>Jacques Nouhaud </strong>est né en 1923, après une période difficile durant la Seconde Guerre mondiale, il s'installe en tant que commerçant en fruits et légumes Grande Rue à Loches. Sa joie de vivre et son bagou lui permettent d'organiser et d'animer de nombreux événements commerciaux dans sa ville et sa région. Il se passionne pour le cinéma amateur et fonde avec son ami René Deroche le Caméra Photo Club du Lochois. Découvrez sur le site mémoire ses nombreuses créations avec notamment de petits bijoux de fantaisie comme Le lion et le moucheron sur l'opposition entre le format film 8mm et 16mm, ou Arrête ton cinéma sur les relations entre un avocat et sa nouvelle secrétaire.&nbsp;</p> Thu, 16 Jul 2020 12:40:14 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/un-depart-en-vacances-mouvemente Découvrir Une fête de la jeunesse à Gien en 1952 <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/21888.mov_snapshot_01.46_[2020.07.16_11.08.51].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Été 1952 à Gien, la fin de l'année scolaire approche. Les écoles publiques du canton sont rassemblées. La fête de la jeunesse, son impressionnant défilé à travers les rues de la ville, son grand rassemblement et ses exercices synchronisés sur le stade de la commune, va pouvoir battre son plein, sous l'oeil attentif de la caméra 9,5 mm de Maurice Brassier, directeur du Collège d’Enseignement Général de Gien.</p><p class="textRightFrame"><strong>Maurice Brassier est né en 1899 à Corquilleroy dans le Gâtinais</strong>, dans une famille paysanne et décédé en 1964 à Briare. Il fait l'école Normale à Orléans. Il est successivement instituteur à Courtenay, chargé d'école à Marsainvilliers, directeur à Nogent-sur-Vernissson, puis à Briare pour terminer à <strong>la direction du Collège d'Enseignement Général de Gien</strong>. Il tient une rubrique socio économique dans l'hebdomadaire "<strong>L'Éclaireur du Gâtinais</strong>", sous le pseudonyme de Jean de Cordiroy. D'un contact facile il s'investit dans la vie sociale en tant que <strong>président du syndicat d'initiative de Briare et élu syndical des instituteurs</strong>. <strong>Il filme</strong> des événements locaux à Gien et Briare, de même que ses voyages en Europe et en Afrique du Nord <strong>avec sa caméra Beaulieu en 9,5 mm de 1950 à 1964</strong>.</p><p><strong>Les fêtes de la jeunesse</strong> sont des évènements propres à l'école publique. <strong>Organisées à la fin de l'année scolaire</strong>, elles rassemblent les élèves (du primaire ou du secondaire) d'un canton ou d'un département afin de célébrer les valeurs républicaines, de favoriser la socialisation des enfants et de mettre en valeur l'enseignement public.</p><p><strong>Comme nous le montre le film de Maurice Brassier,</strong> <strong>ces fêtes suivent généralement le même déroulé</strong>. Tout d'abord, c’est <strong>le défilé des élèves dans les rues de la ville</strong>. Nous découvrons ici les différentes écoles participantes : <strong>Bonny-sur-Loire, Beaulieu-sur-Loire, Férolles, Coullons, Courtenay et Gien</strong> (entre autres).</p><p>Les élèves sont accompagnés/précédés par les fanfares ou les cliques musicales de leur commune et aborent à quelque chose près la même tenue.</p><p>Vient ensuite <strong>le temps du rassemblement des élèves avec des démonstrations gymniques et des spectacles déguisés</strong> (ici au stade de Gien).</p><p>Enfin, <strong>vient le moment où les élèves effectuent de grands mouvement d’ensemble synchronisés et en musique</strong> (généralement sous la direction d'un instructeur/trice sportif/ive ou d'un instituteur/trice). Il s'agit du "lendit[1] scolaire", le temps fort de la fête de la jeunesse.</p><p><strong>Ces fêtes de la jeunesse étaient chapotées par l'USEP</strong> (Union Sportive de l'Enseignement du Premier Degré), notamment pour les enfants âgés de 9 à 14 ans. L'USEP était elle-même rattachée à <strong>la Ligue de l'Enseignement, tout comme les Fédérations Départementales des Œuvres Laïques</strong>.</p><p><strong>Ce type d'évènement d'un point de vue symbolique est très intéressant</strong> : l'école républicaine et laïque affirme sa puissance, sa capacité et sa force à fédérer autant d'élèves au même endroit au même moment.</p><p>Mais au-delà de l'aspect symbolique, <strong>ces évènements étaient des moments populaires qui fédéraient énormément de monde</strong> : les autorités politiques locales, cantonales (voire départementales), les responsables des établissements scolaires et du sport scolaire, les parents d'élèves et leurs&nbsp; familles.</p><p>_______________________________________________________________________________________________________________________</p><p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;">[1] Le&nbsp; mot&nbsp; "lendit"&nbsp; était&nbsp; utilisé&nbsp; au&nbsp; Moyen&nbsp; Âge pour désigner la Foire du Lendit de Saint-Denis, au nord de Paris, où&nbsp; les écoliers se rendaient&nbsp; en&nbsp; juin pour&nbsp; faire provision de parchemin et se livrer à des jeux. Le&nbsp; Dr&nbsp; Tissié,&nbsp; président&nbsp; de&nbsp; la&nbsp; Ligue&nbsp; girondine&nbsp; de&nbsp; l'éducation physique,&nbsp; repris&nbsp; ensuite&nbsp; ce&nbsp; mot&nbsp; vers&nbsp; 1880&nbsp; pour&nbsp; l'appliquer&nbsp; à des&nbsp; joutes&nbsp; scolaires&nbsp; où&nbsp; se&nbsp; mesuraient&nbsp; les&nbsp; équipes&nbsp; des&nbsp; lycées et&nbsp; collèges&nbsp; de&nbsp; l'académie&nbsp; de&nbsp; Bordeaux.</p> Thu, 16 Jul 2020 08:00:46 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/une-fete-de-la-jeunesse-gien-en-1952 Découvrir Un jeune beauceron en Amérique du Nord en 1967 <img src="https://memoire.ciclic.frhttps://medias.ciclic.fr/22715/thumbs/115/thum-313.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">En 1967, Denis Pichot, étudiant originaire de Bazoches-en-Dunois, part en Amérique du Nord et traverse ce continent durant un long parcours qui dure près de trois mois. Et bien sûr il n'oublie pas d'emmener avec lui sa caméra 8mm...</p><p>À l'époque, les étudiants français sont encouragés à visiter les États-Unis, sous forme d'une subvention pour le voyage en avion. Denis Pichot, alors étudiant en 3ème année dans une école d'ingénieur en agriculture à Paris, choisit d'en bénéficier avec deux camarades de promotion. Ils partent donc à New York pour débuter <strong>un séjour de trois mois durant l'été 1967</strong>.</p><p>Sur place, ils utilisent une proposition de la compagnie d'autocars Greyhound : un forfait de <strong>99 dollars pour 99 jours de voyage</strong> sur leurs lignes qui couvrent alors la totalité des États-Unis et une grande partie du Canada. Ils parcourent ainsi près de 30000 kilomètres pour traverser le continent nord américain d'est en ouest puis d'ouest en est.</p><p><strong>Présence du Monde à Montréal... et de la France à Québec</strong></p><p>Le périple des trois amis commence à New York avec un atterrissage à Kennedy Airport d'où ils partent rapidement vers le Canada en car Greyhound. C'est au pied des chutes du Niagara que Denis Pichot commence à filmer, avant de continer à faire tourner sa caméra lorsqu'ils visitent Montréal et l'exposition universelle qui s'y déroule.</p><p>Après avoir passé quelques jours dans les montagnes et les forêts des Laurentides, et travailler pendant 1 mois dans des exploitations agricoles, pour financer en partie la suite de leur voyage, les trois étudiants se dirigent vers Québec. Le 23 juillet 1967, ils ne sont pas les seuls à arriver dans la ville. Ils croisent en effet le général De Gaulle qui débarque juste du croiseur Colbert, dans lequel il a remonté le fleuve Saint-Laurent, et se dirige vers Montréal où il prononcera, depuis le balcon de la mairie, son fameux "Vive le Québec libre !".</p><p><strong>De Montréal à Vancouver puis de Seattle à New York</strong></p><p>Après un stage dans une ferme, les étudiants se lancent sur les autoroutes canadiennes pour <strong>deux mois de voyage en car Greyhound</strong>. Ils rejoignent la côte pacifique en passant par Ottawa, les Grands Lacs, Winnipeg, Saskatoon, Edmonton, les montagnes Rocheuses et finalement arriver à Vancouver après 4000 kilomètres de voyage.</p><p>De la ville voisine de Seattle, ils descendent vers le sud des États-Unis avec un passage par le parc de Yellowstone, une baignade dans le Grand Lac Salé, un tour sur le Strip de Las Vegas et une visite du Grand Canyon du Colorado. Puis ils partent pour une nouvelle traversée vers la côte atlantique, beaucoup plus rapide afin de ne pas rater l'avion de retour. Mais ils font tout de même un arrêt à la Nouvelle-Orléans, visitent Washington et se promènent dans New York avant d'embarquer pour le retour en France.</p><p><strong>Autocars Greyhound et nuits à la belle étoile</strong></p><p>Ce périple nord américain se fait principalement grâce au forfait de la compagnie Greyhound. Seules les visites des parcs de Yellowtone et de Sequoia Park font exception. Aucune ligne de car ne les dessert, et leur vaste étendue ne permet pas d'envisager la marche à pied. Alors les trois étudiants se regroupent avec des personnes rencontrées sur place et louent une voiture pour visiter ces grands espaces.</p><p>Durant cette aventure américaine, l'hébergement est assez sommaire. Les voyageurs dorment très rarement dans un hôtel bon marché ou en auberge de jeunesse dans les grandes villes. Ils sont parfois invités par des états-uniens ou des canadiens au hasard des rencontres, mais le plus souvent ils dorment dans des conditions plutôt précaires : dans le car durant les longs trajets et surtout à la belle étoile dans les jardins publics, sur les bords du Colorado ou dans les gares routières (où ils font également leur toilette).</p><p>Mémoire vous propose donc de revivre en images la grande aventure américaine de trois étudiants français durant l'été 1967.</p> Mon, 06 Jul 2020 09:00:10 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/un-jeune-beauceron-en-amerique-du-nord-en-1967 Découvrir Plein Cadre Sur Madeleine Chaploteau, enfant de Châteauroux <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/188-00.00.55.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Madeleine Chaploteau est la première femme cinéaste à intégrer les collections de Ciclic Centre-Val de Loire en décembre 2006. Sa filmographie est teintée de sa bonhomie et de son goût pour la découverte, les voyages, la famille et les amis. Retour en images sur son journal filmé des années 50.</p><p class="textChapo">&nbsp;</p><p class="textChapo">&nbsp;</p><p class="textLeftFrame">Madeleine Chaploteau entre dans la&nbsp;<strong style="box-sizing: border-box; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">collection "Plein Cadre Sur"</strong>, série de portraits de cinéastes amateurs créée par Ciclic Centre-Val de Loire en juin 2020, diffusée sur Mémoire et sur Facebook-Ciclic-Mémoire&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Fille d'Edouard et Lucile Chaploteau (née Perreau), Madeleine est née dans les années 1930 à Châteauroux. Baignée depuis sa plus tendre enfance dans les odeurs enivrantes des gâteaux et autres pâtisseries au 47 rue Victor Hugo, elle fera de sa vie un film sur pellicule.</p><p>Caméra au poing, elle réalise de courts documentaires, toujours en 9,5 mm noir et blanc et couleurs. Sa vie est son plus beau film. Elle tourne ce qu'elle voit, ce qu'elle admire et ce qu'elle aime. La pâtisserie de son père sera l'objet de ses premières bobines. Reporter du quotidien, elle y filme l'un des mets les plus convoités : la bûche de Noël. Comment est-elle fabriquée ? Quels sont les procédés à suivre ? Madeleine nous livre l'ensemble des secrets et sublime de son objectif ses parents à l'ouvrage.&nbsp;&nbsp;</p><p></p><p>On y voit la patience, la précision des gestes et l'amour du métier. La caméra ne loupe rien. À l'image de la fabrication des bûches, le cadre est précis, sans fausses notes. Mais le quotidien en région Centre-Val de Loire ne se résume pas à la pâtisserie. Madeleine posera son regard sur d'autres évènements comme la braderie, les visites de châteaux ou bien encore les évènements sportifs locaux, ici la côte d'Ars. Toujours par souci de réalisme, elle pose sa caméra, prend le temps et réalise des plans larges, ce qui la détâche des autres cinéastes amateurs. Elle garde tout de même certains guimicks du film de famille, la passion pour les repas et le quotidien comme avec ses différents films sur la chasse.</p><p>Madeleine partagera sa vie avec ses parents au-dessus de la pâtisserie puis dans une maison située rue Chanzy toujours à Châteauroux. Se sentant l'âme aventurière, elle laissera la gestion de l'établissement familial à son frère Raymond Chaploteau.&nbsp;</p><p>Jeune cinéaste amatrice, elle perfectionne ses techniques de cinéma en entrant au Caméra Club de l'Indre&nbsp;en compagnie de Jacques Griffon et Hector Gablin. Une fois les différentes prises de vues, le montage et le titrage maîtrisés, elle n'aura de cesse de mettre en action ses capacités au sein des productions du CCI. Nous pouvons ici citer le film&nbsp;&nbsp;Au pays berrichon : la Brenne, Partie de Chasse ou bien encore Portrait d'une vielle femme. Ce dernier témoigne de l'avancée de son apprentissage. Plan fixe, plan large, gros plan, tout est utilisé pour sublimer cette vieille dame.&nbsp;</p><p>Madeleine Chaploteau ne "fait pas mentir le film". Elle pratique ce que l'on appelle le tourné-monté, c'est-à-dire qu'elle n'utilise que très peu le procédé de montage. Elle met bout à bout les séquences filmées, comme si elle ne voulait pas contredire la vérité du moment vécu.</p><p>Elle complètera son journal filmé lors des voyages en famille ou bien entre amis. À Fréjus, en Normandie, en Suisse ou en Italie, tout est prétexte pour sortir la caméra et témoigner toujours un peu plus de son amour pour ses proches. C'est aussi l'occasion parfois de filmer des images inédites comme lors d'une promenade à Crozant où elle est témoin de la vidange du lac en 1954.</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><p class="textFrame">Madeleine Chaploteau réalisera l'ensemble de ses films dans les années 50. Aujourd'hui Ciclic Centre-Val de Loire conserve dans ses collections l'ensemble de ses créations déposées en 2006 par <strong>Jacques Griffon et Nicolle Perreau</strong>.&nbsp;</p> Wed, 01 Jul 2020 09:00:00 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/figures-de-memoire/plein-cadre-sur-madeleine-chaploteau-enfant-de-chateauroux Découvrir Les cavalcades de Bléré-la-Croix <img src="https://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/21916-03.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"De 1949 à 1984, deux communes d'Indre-et-Loire, Bléré et La Croix-en-Touraine, vécurent au rythme de leurs festivités de la mi-carême : les cavalcades de Bléré La Croix". Voici comment débute l'histoire des trentes glorieuses festives qui ont connu jusqu'à 50.000 visiteurs en un week-end.</p><p>Nées au tout début du XXème siècle à La Croix en Touraine, les fêtes connaissent un regain de popularité en 1949, sous l'impulsion de l'<strong>Union des Commerçants, Artisans et Industriels</strong> (U.C.A.I.). La préparation commençait plus de 6 mois avant, et s'organisait autour de nombreuses équipes de bénévoles réparties en quartier, qui élisaient la Reine, confectionnaient les fleurs, les chars et les costumes. Le <strong>week-end suivant la mi-carême</strong>, toute la population était impliquée si bien que le lundi suivant était choisi pour être "la journée du maire" où les enfants étaient dispensés d'école !</p><p>De nombreuses <strong>fanfares régionales</strong> mais aussi des ensembles prestigieux comme la Garde républicaine ou les Pompiers de Paris animaient la cavalcade : un millier de musiciens jouaient ensemble sur la grande place à la fin du défilé. Puis les participants costumés formaient une immense <strong>farandole</strong> et les 500 sacs de <strong>confettis</strong> vendus finissaient en grande bataille. Entre le <strong>grand bal</strong> du samedi soir et du dimanche et la <strong>fête foraine</strong>, chacun pouvait trouver des animations à toute heure. Ces fêtes avaient une telle réputation sur toute la région qu'un train spécial était affrété pour ramener les tourangeaux à 2h du matin.</p><p>En 2015, la ville de Bléré lance le projet d'un film documentaire retraçant l'histoire des grandes cavalcades de Bléré-la-Croix par ceux qui les ont vécues ou filmées. Cette création est le fruit d'un long travail de recherche et d'<strong>enregistrement de témoignages</strong>, de collecte de documents papiers et photographiques, impulsé par la compagnie Le Muscle et réalisé par le cinéaste Jérôme Dupin (association Astronef). Avec la collaboration de Ciclic Centre-Val de Loire pour la <strong>collecte et la numéristion d'une cinquantaine de films amateur</strong>, ce documentaire remarquable "fait revivre ce riche patrimoine culturel et social, gravé dans les mémoires collectives, et qui a bercé la vie de plusieurs générations d'habitants des deux communes".</p><p>&nbsp;</p><p class="textFrame">Le 18 mars 2018, deux projections ont rassemblé plus de 500 personnes. &nbsp;&nbsp;</p><p class="insideList">&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp;Le DVD est disponible à la mairie de Bléré.&nbsp;</p><p></p> Wed, 24 Jun 2020 07:44:01 +0000 GMT https://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/les-cavalcades-de-blere-la-croix Découvrir