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Publié le 21 Avril 2016

Motocross de Berchères-les-Pierres...la saison débute !

Beaucoup de cinéastes amateurs se sont essayés à saisir les nombreux moments intenses des courses de toutes sortes. Parmi elles, le motocross, course de vitesse sur un circuit tout terrain accidenté, offre l'opportunité de capter les prouesses des participants, leurs acrobaties ou leurs chutes. Du sensationnel !!

La première course de motocross se déroula en Angleterre en 1924. Le sport connut ensuite un essor important en Grande-Bretagne, puis en Belgique et en France. Il gagna peu à peu l’Europe centrale puis les États-Unis. Manifestation très populaire au début des années 1950, les grandes compétitions se déroulaient au printemps et en particulier les 1er mai, jour de la fête du travail. Elles attiraient un public nombreux désireux de s’évader : la France était en reconstruction, les journées étaient longues.

La moto, objet de fascination autant que de liberté pour les jeunes hommes de l’époque, attire aussi beaucoup les jeunes filles. Ces courses de sport mécanique seront prétextes à de nombreuses rencontres et parfois la naissance d’idylles amoureuses !

Le circuit de motocross de Berchères les Pierres est l’un des plus anciens circuits de la région Centre. Le moto-club de Berchères les Pierres fête cette année, les 30 avril et 1er mai 2016, sa 60e compétition avec le championnat national de France 125cc et le trophée du Grand Ouest de side-car (http://www.mc-berchereslespierres.fr/#). Ces sur les lieux où se trouvaient les carrières de pierre de la commune de Berchères, qu’a été tracé le circuit de motocross. Un circuit long de 1,9 kms, Le circuit de la Garenne aménagé pour les besoins du moto-club créé en 1956. Dès 1960, le Moto Club de Berchères-les-Pierres est affilié à la Fédération Française de moto (FFM).

Le circuit accueille à l’époque des cours de motos en monoplace mais aussi en side-car. Cette pratique particulièrement acrobatique pour le passager offrait du spectacle. Le “singe“, c’est le surnom que l’on donne au passager, est chargé d’équilibrer la machine dans les virages et d’éviter qu’elle ne se renverse.

Les pilotes concouraient à l’époque sur les marques Ariel, AJS, Matchless, BSA, Royal Enfield sur les catégories 500cc et 350cc. En moteur 2 temps et catégorie 250cc on trouvait également Puch et NSU. Aujourd’hui, Yamaha, KTM et Husqvarna leur ont succédé, les cylindrées allant de 65cc à 1000cc selon les motorisations et les catégories.

Dès les années 1950, la protection du pilote est garantie sommairement par une grosse paire de gants de travail, des bottes très rigides qui constituent une protection essentielle contre les jets de pierres. Elles permettent, en cas de chute, de maintenir la cheville ce qui évite sa fracture. Un gros pantalon de cuir tenu souvent par une large paire de bretelles et une ceinture montante permettant de protéger les reins et le dos. Aucune protection du haut du corps, seul un épais pull ou tee-shirt, un casque jet ou bol affublé de grosses lunettes de protection viennent compléter cet accoutrement sommaire pour les risques encourus.

Aujourd’hui, genouillères en carbone ou plastique, ceintures en matière élastique et rigidifiées au niveau des lombaires, coque rigide protégeant le buste, les pectoraux et le dos, coques pour les épaules et les coudes, minerve protégeant les cervicales, mentonnière pour le casque viennent assurer une meilleure sécurisation pour ce sport qui demeure néanmoins périlleux.