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Publié le 27 Janvier 2021

Fast Friends, la pellicule s'enflamme au passage du duo parisien

Prenez deux musiciens, qui plus est amis sur scène comme dans la vie, des sonorités de pop contemplative ainsi qu'une identité visuelle à la sauce vintage et vous obtiendrez un duo orginal : Fast Friends. Le ton est donné, maintenant on ouvre les oreilles, on se laisse embarquer et on revient ensemble sur cette collaboration exotique entre musique pop et cinéma amateur.

Cela fait 10 ans que Julien et Jim passent leur temps à faire, imaginer et concevoir de la musique. Après la sortie de leur premier EP en 2018, nommé Unknow Homes, la presse est unanime. Le groupe a su faire preuve d'une esthétique singulière autour de l'indie pop contemplative et romantique qu'ils nommnent smart pop. Après une période de conception de plus de 2 ans, le duo revient en force avec Domestic Eyes, album sur lequel plusieurs noms de l'indie américaine ont travaillé comme D.James Goodwin pour le mixage et Phil Bova pour le mastering.

Ce n'est qu'en 2019 que les deux compères ont eu la très bonne idée de faire danser la pellicule. Il était temps ! L'idée est venue d'une connaisance mais elle a très vite germé pour devenir un concept, une envie et une volonté artistique. Ici, les Etats-Unis de Xavier Béchu, d'Hélène Genin et Jean-François Lambert respesctivement en 9.5, 16 mm et Super 8 sont 

revisités pour notre plus grand plaisir dans le clip de Nightingale. Les concours de Montgolgières filmés dans le cadre d'une Foire-expo à Châteauroux prennent un autre sens au sein du clip Hard sunshine et n'oublions pas les Fêtes nautiques à Eguzon filmées par Roger Pearron et Jacques Thoumyre dans le dernier clip Saturnine. Voici un triptique singulier qui montre comment voix, rifts de guitare et images d'archives se conjugent parfaitement pour quelques minutes de bonheur. 

Mais le groupe Fast Friends ne s'arrête pas là ! Alors que le second confinement dû au Covid pointe son nez, le duo nous propose de passer la soirée du samedi soir à la maison dans le clip éponyme : Home on Saturday. Un voyage métahpysique qui nous plonge dans une réalité très contemporaine. Une musique entêtante qui ne vous lâchera pas.  

Vous souhaitez quelques réponses quant à leurs utilisation des archives audiovisuelles ? Cela tombe parfaitement puisque Ciclic Centre-Val de Loire a pu les interroger à ce sujet.

Comment s'est passée votre rencontre avec les collections de Ciclic Centre-Val de Loire ? 

Cette rencontre s’est faite par l’intermédiaire de Bertrand Amiot, un ami documentariste qui avait déjà travaillé avec Ciclic Centre-Val de Loire par le passé. Bertrand nous a parlé de l’éventualité de collaborer avec Ciclic pour mettre en images une/des chanson(s) de Fast Friends. Au final, nous avons décidé de travailler sur 3 clips, une sorte de triptyque pour illustrer les 3 singles de notre album. 

Comment avez-vous travaillé avec cette matière qu'est l'archive ?
L’idée était de s’appuyer sur ces archives pour faire ressortir le côté vintage et brut de notre musique mais aussi d’apporter une lecture plus narrative à nos textes parfois cryptiques et poétiques. Nous avons passé des heures avec notre label et Bertrand à disséquer des centaines d’archives constituant une vaste sélection d’images que Bertrand a ensuite monté pour « fabriquer » de nouvelles histoires. 

Pour vous, que disent les films de famille et qu’ont-ils apporté à vos titres ?
Ils ont apporté une dimension onirique, contemplative mais surtout comme je le disais avant une dimension narrative à nos chansons. Travailler avec des images d’archives c’est en quelque sorte comme travailler avec des samples en musique. C’est à la fois une contrainte mais également une liberté énorme. Les atmosphères et le grain étant déjà là, à nous de trouver la cohérence et la lisibilité.

Ciclic Centre-Val de Loire remercie chaleureusement le groupe Fast Friends et le label Les Disques Pavillon pour cette collaboration atypique et artistique. N'hésitez pas à retrouver leurs différents travaux et continuez à explorer les images d'archives sur memoire.ciclic.fr