Peu après la Libération de Paris dans la rue Lafayette

08/1944 Réalisé par : Joseph Foret En ligne le 01 Feb 2022
Paris (75)
[Droits exclusifs à la Ville d'Issoudun] Dans le 9ème arrondissement de Paris, dans la rue Lafayette embouteillée, la foule est attroupée autour d'une scène : un homme est assis sur la calandre de sa Traction Avant et un militaire semble mécontent. Vue sur l'immeuble au n° 64, où Joseph Forêt a sa maison d'édition d'art et de timbres. Depuis son bureau à l'étage, il filme la rue Cadet au niveau du n° 26 : mouvement de foule, bagarre entre deux motards de la M.P. (Military Police) et un groupe de canadiens. Vue sur un groupe de militaires français. [passage flou] La foule est dispersée. Passage de jeeps américains dans la rue Lafayette et la rue de Chateaudun. Au 59-61 rue Lafayette, vue sur un immeuble portant une grande enseigne du Comité d'Action des Restaurants Sociaux, pavoisé de drapeaux tricolores (construit par Joachim Richard pour le Petit Journal dont ce fut le siège). Passage de nombreux jeeps et camions américains.

Commentaires

2:33 à 2:44 Cet immeuble se trouve au 59-61 Rue Lafayette aujourd’hui seule reste la partie visible comme sur le film en 2:40 à l’angle de la Rue Cadet. Ce fut le siège du "Petit Journal" « ...Cet immeuble fut construit par l'architecte Joachim Richard pour le compte de la société le "Petit Journal". Ce journal était un quotidien parisien ayant publié entre 1863 et 1944, et l'un des trois principaux journaux français à la fin du 19e siècle... » http://www.pss-archi.eu/immeubles/FR-75056-36524.html

Un peu d’histoire sur ce journal en rapport avec le film « Replié à Clermont-Ferrand en juin 1940, le Petit Journal y vécut, médiocrement, jusqu'en août 1944 où il disparaît complètement ; durant cette période, il reçut chaque mois une subvention du gouvernement de Vichy ; son conseil d'administration était alors présidé par le colonel de La Rocque. Des académiciens y collaborent jusqu'au dernier numéro : Louis Madelin, Jérôme Tharaud et son frère, Gabriel Hanotaux, Henry Bordeaux, Auguste de La Force. Ainsi que des écrivains comme Henri Pourrat, Roger Vercel, Daniel-Rops.
Le journal et le vice-président de son conseil d'administration, André Portier (le président, La Rocque, étant décédé en 1946), sont jugés en 1948 par la Cour de justice de la Seine, pour avoir continué à paraître sous l'Occupation et sous l'accusation d'intelligence avec l'ennemi. Les avocats plaidèrent que La Rocque fournissait des renseignements à l'intelligence Service, ce qui lui valut d'être déporté. La cour a rendu un arrêt d'acquittement. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Petit_Journal_(quotidien)

Portrait de Olivier Fourel

Merci pour cette localisation précise et toutes ces informations sur le Petit Journal.

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