Un homme debout

1977 Réalisé par : Jean-Pierre MurzeauJean-Paul Churet En ligne le 29 Oct 2021
Lorient (56)

[film accompagné de musique et de commentaires]

En 1976, Tabarly accomplit un exploit en gagnant l'Ostar, transatlantique en solitaire, sur son Pen Duick VI, alors que ce bateau est conçu pour être manoeuvré en équipage.

Le titre "Un homme debout" vient du mot que Léo Ferré avait dit à propos de Tabarly, sur un plateau de télévision en 1977 (Michel Drucker, "Les rendez-vous du dimanche").

Ce film est un portrait d'Eric Tabarly à bord de son Pen Duick VI, réalisé en 1977, commenté par Eric Tabarly. Le réalisateur Jean-Paul Churet y était embarqué en tant que médecin, en remplacement de Jean-Louis Etienne, lors du convoyage du bateau entre Saint-Malo et Panama (les images sont tournées pendant 10 jours sur les étapes Saint-Malo - Lorient - Maroc).

Ce film a reçu le 1er prix au festival de La Rochelle et au festival de Wasquehal.

Le Pen Duick VI est un ketch (voilier à deux mâts) en aluminium de 22 mètres dessiné en 1973 par André Mauric pour la course Whitbread, et construit par l'arsenal de Brest.

L'équipage : Philippe Poupon, Titouan Lamazou, Philippe Poisson, Thierry Macheras, Alain Thebaut, Eric Bourhis.



Par forte tempête, les équipiers s'affairent à hisser une des voiles. Ils tournent les manivelles du "moulin à café" (winch).

Plan moyen de Eric Tabarly, par temps calme, à la barre de son Pen Duick. En voix-off, l'extrait de l'émission de Michel Drucker où l'on entend Léo Ferré : "J'ai vu ce monsieur, qui singulièrement dans ce siècle est debout. Il n'y a pas beaucoup d'hommes debout." Titre en surimpression : logo du Caméra Photo Club Lochois, "présente", "Un homme debout", "Eric Tabarly", "Pen Duick VI", "Les équipiers", "Un film de Jean-Paul Churet".



Images des mouettes, des voiles, puis des cordages, winch et "moulin à café" en gros plans. En off, Eric Tabarly s'exprime sur ses souvenirs de jeunesse en rapport avec la voile. A quatre, ils plient une grande voile (peut-être le spinnaker), en la faisant passer dans un large cylindre (une poubelle en plastique dont le fond a été coupé) muni de gros élastiques qui seront ensuite placés sur la voile pour la maintenir pliée (à ne pas confondre avec la fameuse "chaussette à spi" élaborée par Tabarly la même année). A la droite de Tabarly, c'est Titouan Lamazou, et Thierry Macheras, et à sa gauche c'est Philippe Poupon.

On apprend que "Pen Duick" est le nom de la mésange à tête noire, mésange charbonnière. Tabarly s'exprime sur les courses en solitaire, sur ses envies, sur la place des femmes à bord de ce genre de gros bateau qui demande de la force physique. La grande voile et le spinnaker sont hissés. Puis Tabarly répare une voile par de la couture. Puis très belles vues sur le creux du spinnaker formé par le vent, cette grande voile à l'avant du bateau qui fait 350 mètres carrés. Vue sur le bateau en forte plongée depuis le haut d'un mât.

Tabarly et trois équipiers tirent ensemble et en rythme sur une même corde, de toutes leurs forces. Un cinquième homme vient se joindre à eux. Ils sont en train de "border le foc", (c'est-à-dire tendre l'écoute (le cordage) de la petite voile à l'avant, pour la ramener au plus près de l'axe du bateau).

Vue sur la soute à voiles. Dans les cabines de repos, un équipier fait de la lecture. Gros plan sur Tabarly utilisant un sextant. Puis séquence dans les cabines : travail de navigation sur la table à carte (équipée d'un système permettant de rester horizontale malgré l'inclinaison du bateau, dite "gîte"), la cuisine, la radio. Eric Bourhis prend son repas. Eric Tabarly reste attentif près du poste de réception de la radio pour avoir le "top horaire" quotidien.

Coucher de soleil. Portrait de trois équipiers concentrés sur l'horizon, dont le premier Eric Bourhis, Thierry Macheras et Philippe Poupon (à la fin du plan). Très beaux plans sur les cordages, poulies, winchs... En off, Tabarly explique en quoi consiste une course à voile, le travail incessant.

Vue sur Jean-Paul Churet à la barre.

Discussion sur la sécurité, pendant que les équipiers plient la grande voile. Tabarly explique ne pas forcer ses équipiers à s'attacher avec un harnais de protection, puisque lui-même ne le fait pas. Il ajoute : "Je fais seulement le calcul que si je meurs noyé, c'est seulement quelques minutes désagréables à passer, et finalement c'est plus rentable que de s'embêter pendant 40 ans avec un harnais.".

Très beaux plans du bateau incliné, des vagues qui s'écrasent, de la mer très agitée. Puis Tabarly debout regardant droit devant, et en voix off : "un grec disait qu'il y avait trois sortes d'humains, les vivants, les morts, et ceux qui allaient sur la mer."

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