Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Sat, 23 Mar 2019 03:28:25 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Première réunion hippique à Chartres <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/11910_2/thumbs/115/thum-027.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le 16 juin 1935, Léon Joly, mécanicien automobile à Chartres, prend sa caméra 8mm pour filmer les courses hippiques inaugurant l'hippodrome de la ville, terminé après presque trois ans de travaux.</p><p>La Société des Courses Hippiques de Chartres est fondée en 1932 par <strong>Paul Gaston Cachemback</strong>, vétérinaire parisien établi dans la capitale eurélienne vers 1897. L'assemblée constitutive de la structure a lieu à son initiative le 21 juillet 1932. Environ 200 personnes y sont présentes : commerçants, industriels, agriculteurs...Plusieurs sites sont alors pressentis pour la construction d'un futur hippodrome, Tachainville ou le champ de manoeuvre de Nogent-le-Phaye. Le choix se porte finalement sur le <strong>quartier des Bas-Bourgs</strong>, à proximité de l'abattoir et du centre-ville. La construction du site dure plus longtemps que prévu, et ce n'est donc qu'en 1935 que la première réunion a lieu sur le nouvel équipement.</p><p><strong>L'inauguration officielle</strong> a lieu le 16 juin 1935 et attire une foule nombreuse et familiale. Parmi elle, Léon Joly, caméra à la main, filme les différentes épreuves se déroulant sur le champ de course : <strong>course de trot attelé avec sulky et</strong> <strong>course de galop</strong> avec ou sans saut d'obstacles. Et, depuis la tribune de l'hippodrome, il nous offre des vues générales sur ce nouveau site d'activité de loisir.</p><p>Au trot ou au galop, partez à la découverte des premières foulées équestres de l'hippodrome de Chartres.</p><p>En 1982, l'hippodrome de Chartres est déplacé entre le lieu évènementiel Chartrexpo et le complexe aquatique et patinoire de l'Odyssée. Il comporte dorénavant une piste en sable et est devenu le plus important hippodrome de la région Centre-Val de Loire.</p> Wed, 20 Mar 2019 07:32:57 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/premiere-reunion-hippique-chartres Découvrir Le CCAM en sortie dans le Sancerrois <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/0679.mov_snapshot_09.50_[2019.03.13_10.45.55].png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le Club des Cinéastes Amateurs de Malesherbes était réputé pour leurs sorties régulières dans la région à la découverte des trésors architecturaux, gastronomiques et touristiques. Leurs films reflètent ces moments convivaux et dessinent, derrière l'anecdotique, un lien avec la mémoire des lieux qu'ils traversent.</p><p>Le C.C.A.M. (le Club des Cinéastes Amateurs de Malesherbes) était une association née en 1949 dans une commune du nord du Loiret. Tous les ans, il organisait des rallyes dont le but était à la fois de visiter des lieux remarquables de la région et de passer du bon temps. De ces virées touristiques il ramenait des films tournés par André Lacombe, l'un des fondateur du club.</p><p>Dans cette sortie dans le Sancerrois, on retrouve <strong>un esprit proche du film de famille</strong>, soulignant la complicité des moments heureux passés ensemble et l'insolite de certaines situations (la dégustation à la pipette, la traversée de la riviére). De rares plans peuvent évoquer tour à tour l'univers pictural des bords de l'eau d'un Seurat ou d'un Manet, les corps de Leni Riefenstahl ou la photo d'art et d'architecture.</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </p><p>Le reste du film donne un bel aperçu de l'âme de Sancerre (les plans de rues ou les longs panoramiques sur des paysages) et intéresse par la manière dont <strong>l'anecdotique apparent de certains plans peut tisser des liens plus profonds avec l'Histoire, la mémoire et les traditions du territoire</strong>. Ainsi, les plans sur les crottins de chavignol de la fromagerie Denizot renvoient à la fois à <strong>l'identité berrichonne</strong> et à une <strong>tradition gastronomique du territoire</strong> ; <strong>la fromagerie Denizot</strong> fait partie des premières fromageries familiales à se lancer dans la fabrication du crottin de Chavignol avec la fromagerie Dubois- Boulayau au début du 20e siècle.</p><p>Il en est de même pour l'épisode dans <strong>la cave du domaine de la Perrière</strong> située dans les différents caveaux creusés au XIVème siècle par les Moines de Saint-Benoît à proximité du Piton de Sancerre. <strong>Le rituel de la dégustation à la pipette</strong>, qui consiste à avaler d'une traite le vin, est le moment clé du baptême de Sancerre mis en place par le domaine. Il se retrouvera dans l'intronisation des Chevaliers du Cep créé en 1960 par l'Association Familiale et Rurale de Verdigny qui a pour but de valoriser l'appellation AOC de Sancerre.</p><p>La déambulation touristique dans la ville de Sancerre renvoit elle aussi, au détour de plans sur un édifice ou sur des plaques, au passé de la ville. Ainsi <strong>l'Hostellerie de la Tour du Chancelier de Giac</strong> ou <strong>la maison de Jacques Coeur</strong>, une des plus anciennes de la ville, replonge le spectateur à l'époque de Charles VII.&nbsp; Enfin,<strong> la tour des Fiefs</strong>, dernier vestige du Château féodal sur le modèle de celui de Mehun-sur-Yèvre, domine le vignoble de Sancerre et la Loire et clôt cette sortie du CCAM plein d'Histoire et de bon vivre.</p> Fri, 08 Mar 2019 20:40:38 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/le-ccam-en-sortie-dans-le-sancerrois Découvrir "Fleur du pavé", un cinéma d'animation "bricolé maison" <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/20499.mov_snapshot_03.25_[2019.03.05_15.55.09].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"Fleur du pavé" est un film d'animation Super 8 "bricolé à la maison", à la fois unique, loufoque et au sens de l'humour bien aiguisé ! Truffé de trouvailles et d'inventions visuelles et sonores en tout genre, il est réalisé en 1980 par deux amis chartrains, Robert Parlange et Alain de Filippis.</p><p><strong>Au commencement "Fleur du pavé", c'est l'histoire d'un puzzle</strong> acheté par Robert Parlange. <strong>Il représente une femme, vendeuse de fleurs ambulante dans la rue.</strong> Cette <strong>image au propos réaliste va être détournée</strong> par les deux amis pour la transformer en <strong>une aventure fantasque et extravagante</strong> où les prétendants amoureux vont se succéder les uns après les autres et user de tout leur "pouvoir de séduction" pour charmer cette vendeuse de rue.</p><p><strong>La composition visuelle</strong> est créée par Robert Parlange. Elle <strong>est faite à partir de celluloids découpés, peints et animés image par image sur un fond fixe,&nbsp;</strong> <strong>le puzzle représentant "Fleur du pavé"</strong>. Par intermittence, c'est aussi tout le puzzle pièce par pièce qui va être animé/modifié/recomposé selon des jeux de géométrie, afin de faire se succéder les différentes scènes du film.</p><p><strong>Côté création sonore</strong>, <strong>c'est l'électroacousticien, Alain de Filippis, armé de synthétiseurs analogiques à fiche et d'un enregistreur à bande magnétique, qui a composé toutes les boucles de son</strong>. Il a échantillonné des morceaux de musique puis les a retravaillés, les doublant de voix et de chants, ajoutant de la réverbération, de l'écho ou du delay et de multiples effets.</p><p>Les deux amis se sont ensuite attelés à l'<strong>une des parties les plus délicates du film, la synchronisation son/image</strong>. Pour cela, comment faire ? : 1°) Réaliser le montage son mixé (sur bande magnétique multipiste) ; 2°) Faire le report du son mixé, via une table de montage Super 8, sur la piste magnétique de la pellicule Super 8 qui contient la bande image ; 3°) S'assurer de la bonne synchronisation des élements image et son. 4°) Sur le papier, cela a l'air simple ; en réalité cela reste très compliqué !</p><p>Enfin, s'il y a bien un souvenir que retient le cinéaste de la réalisation de ce film,<strong> c'est tout simplement le grand plaisir quasi enfantin de la création et de l'expérimentation où chacun tente de dépasser les limites techniques pour laisser parler son imaginaire</strong> <strong>et inventer des "solutions" visuelles et sonores</strong>.</p><p class="textFrame">Cet article a été rédigé à partir d'un entretien téléphonique réalisé avec Robert Parlange le 5 mars 2019. <strong>Robert Parlange tient à saluer la mémoire de son ami Alain de Filippis et à rendre hommage au "fabricant de bruit" et&nbsp; à "l'électroacousticien de génie", décédé il y a deux ans</strong>.</p> Wed, 06 Mar 2019 11:19:57 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/fleur-du-pave-un-cinema-danimation-bricole-maison Découvrir Jean Grateau, la ville de Tours caméra à la main <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/20636.mov_snapshot_06.53_[2019.02.27_12.16.01].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Arrêt sur image(s), voici venir le moment de découvrir Tours en 3 temps ! La ville Blanche et Bleu bien connue pour son Vieux-Tours, centre historique remarquable , est aujourd'hui à l'honneur pour son autre particularité : on la surnomme aussi la cité jardin. En effet, Tours concentre un patrimoine vert de grande ampleur avec des espaces naturels qui ont grandement influencé le paysage urbain.</p><p>Jean Grateau, caméra à la main, en a capté l'essence en filmant en couleur plusieurs espaces verts. C'est ainsi que nous vous proposons de partir pour le <strong>J</strong><strong>ardin des Prébendes </strong>mais aussi de rendre visite à la ménagerie du <strong>J</strong><strong>ardin Botanique.&nbsp;&nbsp;</strong>Jean Grateau est né en 1915 à Tournon-Saint-Martin, où son père est maréchal ferrant et sa mère restauratrice à l’hôtel restaurant "le Champ de foire". En 1933, il fait ses études de médecine à la faculté de Tours et s'installe à Cour-Cheverny. Il sera d'ailleurs maire de la ville de 1969 à 1989. Il commence à filmer en 8 mm à la fin des années 1930, des films de famille et des évènements locaux en Touraine et dans le Loir-et-Cher.</p><p>C'est en <strong>1937</strong> et en <strong>8mm</strong>, que Jean Grateau immortalise le Jardin des Prébendes,&nbsp;lors d'une sortie familiale en compagnie de sa belle-mère. Il fréquentait régulièrement ce quartier puisque ses beaux-parents y habitaient.&nbsp;Cet espace, de prime abord aussi verdoyant et accueillant, n'a pas toujours été synonyme de balade bucolique. En effet, le jardin des Prébendes ne fut transformé qu'à partir de 1872-1874. Auparavant ce n'était qu'un site marécagueux où se trouvaient des jardins potagers.</p><p>Passons maintenant au Jardin Botanique. Construit entre 1831 et 1843, il s'agissait à l'époque d'un jardin d'acclimatation avec des animaux "exotiques" provenant de zoos ou de cirques. D'ailleurs, les premiers animaux ne font leur apparition qu'en 1856, avant-tout pour attirer le public. Ici, c'est Suzanne, sa soeur, que Jean Grateau met en scène dans un safari grandeur nature.&nbsp;</p><p>Jean Grateau ne pouvait pas filmer la ville de Tours sans s'arrêter sur l'Hospice Général Bretonneau. D'aileurs, saviez-vous qu'avant 1937, l'établissement portait le nom d'Hospice Général de Tours ? De même, la présence des bonnes soeurs est à signaler. Travaillant auparavant à l'Hôpital de la Charité, elles ont été intégrées au personnel de l'Hospice Bretonneau après le regroupement. Lui-même médecin, ce témoignage filmique, toujours aussi luxuriant de verdure, permet de revenir sur son passé d'étudiant. Comme beaucoup de cinéastes, Jean Grateau n'hésite pas à se mettre en scène, le cinéaste devient alors acteur de son propre film. Certains diront que M. Alfred Hitchkock n'a rien inventé ! C'est maintenant à vous de jouer pour retrouver notre cinéaste !</p><p class="textFrame">L'hôpital Bretonneau a été mis en image par une réalisation de David Roux soutenu par Ciclic Centre-Val de Loire. Le long métrage, nommé l'Ordre des Médecins, met un point d'orgue à faire de l'hôpital un personnage à part entière, il est filmé de jour, de nuit dans les moments heureux mais aussi lors des conflits humains. Il est le reflet émotionnel des personnages, ce que Jean Grateau faisait déjà apparaître dans sa façon de filmer. Une projection Ciclic vous est proposée le jeudi 28 février à Châteauneuf-sur-Loire.</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Avant de vous laisser vagabonder de jardin en jardin, voici un film supplémentaire qui change de perspective. L'ensemble de ces lieux sont à voir et à revoir sous la neige de 1938. Les évènements météorologiques sont l'occasion pour les cinéastes amateurs de sortir la caméra pour capter l'inattendu. Jean Grateau nous livre ici une seconde lecture des espaces précédemment cités ainsi que la Place des Arts, le square Rabelais et les bords de Loire.&nbsp;&nbsp;</p><p class="textFrame">Il est important de noter la rareté de ces images. Peu de films de cette époque ont été tournés en couleur du fait du prix élevé de la pellicule. D'ailleurs, il faut attendre 1935 pour que Kodak mette en place le procédé couleur Kodachrome pour le 8 mm et le 16 mm.</p><p>Jean Grateau met mangifiquement en scène la ville de Tours ce qui n'est pas sans rappeler les mots de Balzac : "Tours a été et sera toujours, les pieds dans la Loire, comme une jolie fille qui se baigne et joue avec l'eau, [...] cette ville est rieuse, amoureuse, fraîche, fleurie, parfumée mieux que toutes les autres villes du monde..." Les Contes Drolatiques,&nbsp;<strong>Honoré de Balzac, 1932.</strong></p><p>&nbsp;</p> Wed, 27 Feb 2019 09:50:00 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/jean-grateau-la-ville-de-tours-camera-la-main Découvrir La minuscule héroïne des studios du Photo-Ciné-Club d'Orléans ! <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Coccinelle.1.PNG" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Petit clin d'oeil et coup de mandibule à la star des grands écrans de ces vacances d'hiver, la coccinelle !</p><p>Alors que le deuxième volet du film d'animation "Minuscules" est un succès critique et public, Ciclic vous propose de revoir la version du cinéaste amateur Jean-François Lambert qui, après avoir filmé&nbsp;l'infiniment grand, s'est intéressé à la macrophotographie.</p><p>Avec "Printemps, tu peux venir"&nbsp;réalisé en 1958,&nbsp;il explorait déjà l'univers des insectes et leur milieu naturel, au son de la clarinette, à laquelle il fait écho deux ans plus tard en offrant une ballade à une coccinelle... Mais le jeu de mot est trompeur ! La ballade poétique n'est pas synonyme de balade en forêt, mais de véritable périple !</p><p>Découvrez l'extraordinaire aventure d'une bête à sept points, qui se retrouve malgré elle enfermée dans une maison et en découvre les dangers... Face à une montagne de sucre, une mouche moqueuse ou un poisson rouge affamé, elle va se montrer vaillante... Mais réussira-t-elle à s'en sortir&nbsp;?</p> Mon, 18 Feb 2019 16:39:38 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/la-minuscule-heroine-des-studios-du-photo-cine-club-dorleans Découvrir