Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Tue, 25 Jul 2017 06:42:24 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Les fêtes du lac d'Éguzon en 1956 <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1207_Jacques Thoumyre 3.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le club nautique d'Éguzon né en 1947, organise chaque année une journée festive autour des sports nautiques. Le 24 juin 1956, le cinéaste amateur Jacques Thoumyre réalise un film sur cet évènement.</p><p>Par ces grosses chaleurs de juillet, rien de tel qu'un petit plongeon dans le lac d'Éguzon. Pour être plus précis, ce lac se nomme le lac de Chambon, créé en 1926 suite au barrage électrique situé à Éguzon. Long de 16 km et large de 751 mètres, il se situe en rive gauche, sur les communes d'Éguzon-Chantôme et Crozant et en rive droite sur Cuzion et Saint-Plantaire, couvrant ainsi deux départements l'Indre et la Creuse.</p><p>Une telle étendue d'eau dans un cadre verdoyant est très appréciée des habitants de la région qui s'y retrouvent en fin de semaine pour un avant-goût de vacances. Cette année 1956 ont lieu les démonstrations et compétitions de ski nautique acrobatique avec saut sur ponton et prouesses techniques.</p><p>Pour cet été 2017 le lac se voit malheureusement interdit de baignade durant les fêtes du dimanche 23 juillet à cause de la prolifération de cyanobactéries, plus communément appelées "Algues bleues".</p><p>Alors profitez de ce retour en 1956 pour vous y rafraîchir, bonne baignade !</p> Thu, 20 Jul 2017 12:54:17 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/les-fetes-du-lac-deguzon-en-1956 Découvrir Couchés dans le foin avec le soleil pour témoin ! <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/2106_4177 Jacques Guelpin.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Pour l'heure, il n'est pas vraiment temps d'en profiter, mais plutôt de travailler à l'échafaudage de l'impressionnante meule de foin, visible au début de ce film réalisé par&nbsp;Jacques Guépin&nbsp;en 1957, à l'entrée de Bouville en Eure-et-Loir.</p><p>Le cinéaste amateur <strong>Jacques Guépin</strong> est né en 1924 à Nogent-le-Rotrou. Devenu enseignant à Bouville, il s'achète une caméra 8 mm et commence à tourner des films, à visée pédagogique et documentaire, comme ici en 1957 où il saisit en images les premières années de la mécanisation agricole dans la commune. Il anime également à Bouville un ciné-club où il projette des films d'édition en format réduit.</p><p>La première partie du film en noir et blanc, nous montre trois personnes qui à l'aide de longues fourches, entassent les bottes de paille au sommet d'un pailler haut de plusieurs mètres. Puis comme pour nous montrer l'évolution et la mécanisation du monde agricole, le film continue en couleur avec des vues sur la toute première moissonneuse batteuse du village, de la marque&nbsp;<strong>Class.&nbsp;</strong></p><p>Fondée en 1913 à Herzebrock en Westphalie,&nbsp;par les frères Class, cette entreprise innovante est toujours à l'heure actuelle, présente dans le monde entier. En 1953, Class sort la <strong>moissonneuse-batteuse automotrice Class Hercules</strong>, rebaptisée plus tard la Class SF avec un système à flux longitudinal qui servira de modèle aux versions de moissonneuses-batteuses automotrices Matador, Senator, et Mercator. Il semble que ce soit l'une d'elle que Jacques Guépin ait filmée dans les champs de Bouville.</p><p>C'est juillet, le temps des moissons a débuté depuis longtemps dans les champs, et la ronde des moissonneuses-batteuses qui a si longtemps fasciné les cinéastes amateurs, comme en témoignent de nombreux films visibles sur le site <strong>memoire.ciclic.fr</strong>, ne semble plus de nos jours intéresser les cinéastes en herbe.</p><p><strong>Alors si le coeur vous en dit, avant de vous coucher dans les foins, allez filmer leur dernière ronde !&nbsp;</strong></p><p>&nbsp;</p> Wed, 05 Jul 2017 12:49:35 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/couches-dans-le-foin-avec-le-soleil-pour-temoin Découvrir Et oui, l'école est finie ! <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Fonteneau 2190 - copie50.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le soleil est enfin arrivé ! Et avec lui sonne la fin de l'année scolaire, que l'on fête traditionnellement par une remise de prix et des animations pour petits et grands.</p><p>C'est l'un des sujets favoris des cinéastes amateurs : la kermesse de fin d'année, organisée traditionnellement par l'association des parents d'élèves en complicité avec les enseignants et les stars d'un jour que sont les élèves.</p><p>Depuis les années 1930, les fêtes des écoles ont évolué et chaque époque a eu des façons différentes de<strong> rendre hommage à cette grande institution</strong>.</p><p style="margin-bottom: 0cm;">Au-delà des classiques chamboule'tout, pêche à la ligne et course en sac, les écoles <strong>rivalisent d'inventivité ou de spectaculaire</strong>, comme à Loches où les <strong>courses</strong> traditionnelles se transforment en "biathlon" en combinant le vélo et le dos d'âne, ou encore à Nogent-le-Roi, où la <strong>vedette de la radio Zappy Max</strong> est invitée pour animer une partie de la journée.</p><p style="margin-bottom: 0cm;">Mais s'il y a bien une chose que l'on attend avec impatience dans toutes les fêtes, c'est <strong>le spectacle</strong> où les enfants costumés défilent et chantent, <strong>la remise des prix</strong> où chacun reçoit une récompense pour le travail accompli tout au long de l'année, et enfin, les <strong>jeux et gourmandises</strong> qu'on enchaîne sans restriction aucune, en ce jour où tout est permis et où les leçons et devoirs laissent place entière à l'amusement !</p><p><strong>Fêtons ensemble l'arrivée des vacances au fil de 70 ans de kermesses des écoles !</strong></p> Wed, 05 Jul 2017 09:05:46 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/retrospectives/et-oui-lecole-est-finie Découvrir Philippe Bodin, l'art de la parcheminerie <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Bodin.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Conservé par le Centre de la Mémoire de la ville d'Issoudun et par Ciclic, le fonds Joseph Forêt recèle de nombreux trésors en partie dévoilés lors de précédentes publications. Intéressons-nous aujourd'hui à ce qui le lie de très près au patrimoine artisanal et industriel de la région Centre-Val-de-Loire : les parchemineries et mégisseries du Berry. Rencontre passionnante avec Philippe Bodin, principal acteur des images inédites tournées par Joseph Forêt en 1961 à Levroux.</p><p class="textSubSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubSubTitle">La valorisation d'un savoir-faire ancestral</p><p>Dans la famille Bodin, on travaille la peau depuis 300 ans. De mégissiers en parcheminiers, en passant par les tanneurs, <strong>six générations</strong> séparent monsieur Bodin de son aïeul homonyme, Philippe Bodin, mégissier-parcheminier à Levroux mort en 1757. Forts de cet héritage transmis à travers les siècles, <strong>les établissements Bodin-Joyeux</strong> - fondés par Jules Bodin et Céline Joyeux en 1860 - développent des techniques et des produits de qualité si incomparable qu’ils sont choisis, en 1959, par un éditeur d'art parisien à la recherche <strong>des plus beaux parchemins du monde</strong>…</p><p>&nbsp;</p><p>Le <strong>fonds Joseph Forêt</strong> se compose des mémoires écrits à la fin de sa vie, dossiers et documents manuscrits ou tapuscrits, illustrés de nombreuses photographies, coupures de presse, documents divers, correspondance, films. Ces archives ont été conservées par Michelle Broutta, collaboratrice de Joseph Foret de 1957 à 1965, puis données à la ville d'Issoudun en 2013.L'éditeur passionné et audacieux <strong>Joseph Forêt</strong> avait pour ambition de mettre en valeur, dans un livre-monument unique, tous les savoirs-faire prestigieux en matière d'édition, menacés de disparition par l’industrialisation et les nouvelles technologies. Il souhaitait non seulement que les plus grands artistes et écrivains participent à ce projet fou, mais il se donnait également pour mission <strong>la sauvegarde d'un patrimoine artisanal et artistique d'exception</strong> en faisant appel aux plus grands artisans.</p><p>C'est ainsi que Salvador Dali, Bernard Buffet, Jean Giono, Leonor Fini, Daniel-Rops ou encore Georges Mathieu (pour ne citer qu'eux) répondirent favorablement à l'appel pour écrire et illustrer <strong>L'Apocalypse de Saint-Jean</strong>, entièrement sur parchemin. «&nbsp;Chaque maître-parcheminier a son tour de main qui est comme la signature de la maison. La parcheminerie Bodin-Joyeux est la suivante et le sommet actuel d'une prestigieuse tradition&nbsp;», s'émerveillait Joseph Forêt dans le catalogue d’exposition du livre-monument en 1961. «&nbsp;Il y a une géographie des peaux que le parcheminier connait par coeur, comme le dégustateur des crus.&nbsp;»</p><p>Les écrivains eux aussi se sont confrontés à cette matière prestigieuse sur laquelle ils n'avaient sans doute jamais eu l'occasion de faire glisser leur plume. Devant la caméra de Joseph Forêt, <strong>Jean Rostand, </strong>accompagné du peintre <strong>Pierre-Yves Trémois</strong>, pose les mots de «&nbsp;Disparition de l'Homme&nbsp;», texte inédit spécialement écrit pour cette édition. Philippe Bodin se souvient&nbsp;: «&nbsp;J'ai été surpris que des auteurs comme Cocteau ou Rostand écrivent sur les parchemins, ce qui ne doit pas être très facile quand on n'a pas l'habitude. Ils ont du faire des ratés. On a fourni beaucoup plus de parchemins qu'ils n’en ont employés. Il fallait faire des essais&nbsp;» (1) </p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Le goût de l'innovation en héritage</p><p class="textRightFrame">Dès le Moyen-Age, la <strong>Champagne Berrichonne</strong> réunissait tous les éléments nécessaires à cet artisanat&nbsp;: l’élevage caprin, la pierre à chaux, le bois et l’eau (le «&nbsp;travail de rivière&nbsp;» se faisait dans le Céphons). Une cinquantaine de mégisseries et parchemineries étaient actives avant la Première Guerre Mondiale à Levroux, aujourd’hui qualifiée de «&nbsp;<strong>Cité du Cuir et du Parchemin</strong>&nbsp;». Chaque année en octobre, la Fête du Cuir est célébrée à Levroux, organisée par le Musée du Cuir et du Parchemin, dont Philippe Bodin est un membre actif.</p><p>En 1954, tout juste diplômé de l’<strong>Ecole Française de Tannerie de Lyon</strong>, le jeune homme de 23 ans intègre la société à la suite de son père Roger. Tout comme lui, il est passionné par le parchemin, bien que la tannerie soit déjà la plus importante activité de l’établissement (aujourd’hui encore, sur 1500 peaux traitées quotidiennement dans les ateliers Bodin-Joyeux, une vingtaine est consacrée à la parcheminerie). A l’époque, le parchemin occupe tout de même <strong>trois ouvriers à plein temps</strong>. Il est utilisé pour les reliures, les instruments à percussions, l’ameublement, les diplômes, et surtout en orthopédie et dans la confection d'étiquettes (activité qui employait énormément de monde à Levroux jusqu’à l’arrivée du carton).</p><p>Si l’établissement a su se développer à travers les siècles, c’est aussi grâce aux <strong>constantes innovations</strong>. Roger Bodin a par exemple inventé un procédé de marbrage des feuilles de parchemin, dont le rendu était si beau qu’il a tapissé un salon du «&nbsp;Normandie&nbsp;», paquebot mythique et symbole du raffinement à la française dans les années 30. Il a aussi, avec l’aide de son fils encore étudiant, travaillé à <strong>l’élaboration d’un matériau très souple</strong> qu’il souhaitait proposer à l’impression des livrets militaires (grâce à sa propriété indestructible). Malheureusement Roger Bodin est décédé trop tôt, et c’est Philippe qui, plus tard, a trouvé dans le projet de Joseph Forêt, une bonne raison de poursuivre les recherches et d’aboutir au résultat espéré par son père.</p><p>&nbsp;</p><p>L'Apocalypse de Saint-Jean : un véritable challenge</p><p>Pour l’Apocalypse, ce qui a motivé Philippe Bodin, ce n’est pas tant la quantité de parchemins à produire, ni même la gloire de servir un Dali ou un Cocteau, c’est avant tout <strong>le défi qu’a représenté cette commande d’une exigence exceptionnelle</strong>. Philippe Bodin se souvient avec amusement de sa première rencontre avec Joseph Forêt en 1959, tant elle avait suscité l’étonnement, puis l’inquiétude et l’enthousiasme chez le jeune homme et ses collaborateurs&nbsp;: «&nbsp;Lorsque Forêt me demande ce qui est possible au sujet du format, je lui réponds,&nbsp;au maximum, 60 x 50 cm, pour des parchemins sans aucun défaut&nbsp;». L’ambitieux éditeur répond&nbsp;: «&nbsp;très bien, je veux des peaux de 75 x 65 cm&nbsp;!&nbsp;». Sachant que ce sont les moutons qui donnent les plus grandes peaux, mais les agneaux qui produisent des parchemins fins et sans défauts, le challenge était de taille et reste bien gravé dans la mémoire de monsieur Bodin, qui poursuit&nbsp;: «&nbsp;Les peaux étaient donc triées à mi-stade, afin d’envoyer les plus grandes au parcheminage, et les autres au tannage. En 2 ans, il a fallu examiner 300 000 peaux pour fournir 200 parchemins.&nbsp;» (1)</p><p></p><p>A cette contrainte s’est ajouté le problème de <strong>la déformation des peaux</strong>. Après le trempage dans des bains de chaux, elles sont rincées et tendues dans des cercles en bois de châtaignier&nbsp;: ce bois souple va se déformer sous la tension de la peau qui sèche. Tous les soirs, les cercles sont «&nbsp;blanchis sur pré&nbsp;», procédé de blanchiment connu également dans le textile. Au petit matin, humides, les peaux sont de nouveaux tendues. Enfin, elles sont triées et débordées. Mais le parchemin, <strong>matière vivante</strong>, doit rester stable pour l’artiste qui a besoin d’une surface bien lisse, droite et uniforme afin de l’utiliser comme une toile. Philippe Bodin devait trouver un traitement qui empêche le parchemin de gondoler et a inventé <strong>un procédé spécial de stabilisation</strong>, puis fixé le parchemin sur des plaques de bois avec de nombreux «&nbsp;picots&nbsp;» sur toutes les bordures afin d’éviter le gondolement.</p><p>(Joseph Forêt avec sa caméra 16mm Beaulieu, devant ses parchemins. </p><p>Tous droits réservés-Ville d'Issoudun)</p><p></p><p>&nbsp;</p><p>Ce procédé a été utilisé plus tard pour d’autres commandes, notamment celle du peintre <strong>Frédéric Delanglade</strong> qui préparait, en collaboration avec Joseph Forêt, son <strong>exposition «&nbsp;A Lys&nbsp;»</strong>, à la galerie Furstenberg le 13 mars 1964. Philippe Bodin s’est souvenu de cette commande lorsqu’il a visionné les <strong>images de l’inauguration</strong> conservées par Ciclic. En toute modestie, sans s’intéresser outre-mesure aux mondanités d’un tel vernissage, il observe encore, à 86 ans, de quelle manière l'artiste a employé le parchemin&nbsp;: «&nbsp;Il a écrit sur le côté chair, voyez, l’effet lisse et satiné. Pour l’Apocalypse, la calligraphe Micheline Nicolas a écrit sur le côté fleur&nbsp;».&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Une seule préoccupation : la qualité</p><p>Quant aux images du <strong>film l’Apocalypse</strong>, réalisé par Joseph Forêt lui-même, avec sa caméra 16mm, Philippe Bodin ne les avait pas revues depuis l’inauguration de la première exposition, au <strong>Musée d’Art Moderne de la ville de Paris</strong>, en mars 1961. En écoutant le commentaire du film, écrit et dit par le journaliste Paul Chaland, il a le souci de vérifier si le processus de fabrication est convenablement décrit. Fort heureusement, aucune erreur dans le texte&nbsp;malgré l’effet littéraire et spectaculaire recherché par son auteur&nbsp;! Il est amusé de se voir sur ce grand écran, presque 60 ans plus tard, et ne retient aucune gloire d’avoir participé à ce livre présenté à l’époque comme le plus grand, le plus lourd et le plus cher au monde. Sa satisfaction, c’est d’avoir réussi à répondre à un client qui lui demandait l’impossible. Son plaisir, c’est de sans cesse <strong>trouver des solutions pour atteindre la perfection</strong>. A en admirer le savoir-faire des différents artisans spécialistes qui oeuvrent à chaque étape de la fabrication du parchemin, on comprend que ce dernier est une œuvre d'art à part entière. Le prélavage, le trempage, l'enchaussenage, l'écharnage, le déchaulage, le séchage, le débordage&nbsp;! Autant de processus que d'<strong>ouvriers hautement qualifiés</strong> pour un travail d'excellence. </p><p></p><p>&nbsp;</p><p>Si Philippe Bodin aime tant le parchemin, c’est qu’il n’est pas tanné, c’est qu’il n’a subi aucun traitement superflu de conservation ou d’embellissement, et qu’il reste pourtant imputrescible et vivant. C’est que l’on doit en tirer le meilleur sans lui ajouter quelque produit, juste en lui ôtant les poils et les chairs, pour aller chercher l’essentiel et le rendre transparent à la lumière. C’est sans doute cette perfection et cette modestie-là qui font la grâce des plus grands artisans.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>(1) propos recueillis par Annelise Pradal, Centre de la Mémoire, Issoudun.</p><p class="textFrame">Aujourd'hui, trois mégisseries en France travaillent pour l'industrie du luxe. Bodin-Joyeux emploie une centaine de personnes et gère toutes les étapes, de la peau brute au produit fini. Elle a été rachetée en 2013 par Chanel qui voulait assurer ses approvisionnements de matériaux d’exception, et sauvegarder les savoirs-faire.</p> Wed, 28 Jun 2017 10:18:39 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/philippe-bodin-lart-de-la-parcheminerie Découvrir La Fête de la musique à Chartres <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1963.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Dès son lancement en juin 1982, la Fête de la Musique bat son plein dans de nombreuses villes de France et c'est grâce à des cinéastes amateurs que nous pouvons constater son retentissement immédiat dans une petite ville comme Chartres.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">C'est à la fin des années 70 que Jean Duval fonde le&nbsp;<strong>Cinéastes Club Chartrain</strong>&nbsp;et tourne des reportages en Super 8 avec une dizaine de photographes et cinéastes amateurs, pour témoigner des évènements importants de sa ville. «&nbsp;Nous sentions qu'il fallait fixer ces images, que le temps qui passe effacerait beaucoup de la vie d'une petite ville célèbre par sa cathédrale&nbsp;» (1).</p><p class="textRightFrame">Alors que la télévision s'est emparée du sujet dès la première édition en couvrant la région parisienne, très peu de reportages ont été tournés dans les petites villes et les images de cette journée à Chartres en 1984 et 1985 sont inédites. «&nbsp;Les actualités chartraines&nbsp;» ont été valorisées dans le film de Benoît Cornuau, «&nbsp;<strong>Du Côté de Chartres</strong>&nbsp;», dernier opus de la collection «&nbsp;Carnet d'images&nbsp;: histoires euréliennes&nbsp;» produit par Ciclic.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Seul ou en équipe, de manière préparée ou spontanée, selon leurs goûts et leurs disponibilités, les reporters bénévoles partent couvrir chaque événement, traditionnel ou exceptionnel, qui marque et <strong>ponctue la vie de leur cité</strong>. C'est ainsi que sont nées les «&nbsp;<strong>Actualités chartraines</strong>&nbsp;», projetées au sein du ciné-club tous les mois, mais aussi lors de projections publiques annuelles organisées avec l'aide de la ville et dans les maisons de retraite pour que les plus âgés puissent en profiter. Annie Duval, l'épouse de Jean, réalisait le montage de ces&nbsp;<strong>documentaires</strong>&nbsp;: il fallait sélectionner les meilleures images, les associer en rythme, puis écrire et enregistrer un commentaire et ajouter des musiques... un vrai travail d'équipe et de professionnel !</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">A l'occasion de la Fête de la Musique, ces amoureux de l'actualité locale filment les&nbsp;<strong>différents musiciens</strong>&nbsp;ayant répondu à l'appel de cette manifestation nationale, sans oublier les&nbsp;<strong>prises de vue sur le public</strong>, attentif et curieux, afin de montrer tout l'engouement populaire et le mélange des genres musicaux voulu par son créateur,&nbsp;<strong>Maurice Fleuret</strong>.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Compositeur, critique musical au Noubel Obs et créateur de festival, ce grand défenseur de "la musique pour tous" a mené toute sa vie cette bataille pour la démocratisation et le développement des pratiques musicales. En devenant&nbsp;<strong>directeur de la musique au ministère de la culture</strong>&nbsp;de Jack Lang en 1981, il a pu concrétiser sa vision en invitant tous les musiciens et chanteurs, de tous âges, tous niveaux et tous horizons, à jouer librement dans la rue le temps d'une journée qui leur est consacrée. Son souhait était de "Montrer que la musique est un art d'essence collective, que l'on ne fait bien de musique qu'ensemble, qu'il faut se grouper, se regrouper, et donc se retrouver sur le lieu public par excellence, qu'est la rue&nbsp;» (2).</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';"><strong>Véritable succès populaire,</strong>&nbsp;la Fête de la Musique a participé à décloisonner les genres musicaux et les espaces de diffusion, et&nbsp;<strong>développer les pratiques amateurs</strong>&nbsp;chez les jeunes. Ce rendez-vous annuel n'a cessé de rayonner au fil des années puisqu'il est présent aujourd'hui dans <strong>une centaine de pays</strong> à travers le monde.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Malgré son décès prématuré à l'âge de 57 ans, Maurice Fleuret a beaucoup oeuvré pour l'élargissement des aides publiques vers les établissements et associations de musique, pour la création d'orchestres amateurs, le développement des centres de formation et le soutien aux jeunes compositeurs.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">(1) propos recueillis par Ciclic</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">(2) propos recueillis par Anne Brucy pour l'émission radio «&nbsp;l'Imprévu&nbsp;», du 21 juin 1983, à retrouver en intégralité ici.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';"></p> Tue, 20 Jun 2017 13:31:35 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/la-fete-de-la-musique-chartres Découvrir