Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Thu, 22 Jun 2017 23:48:58 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ La Fête de la musique à Chartres <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1963.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Dès son lancement en juin 1982, la Fête de la Musique bat son plein dans de nombreuses villes de France et c'est grâce à des cinéastes amateurs que nous pouvons constater son retentissement immédiat dans une petite ville comme Chartres.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">C'est à la fin des années 70 que Jean Duval fonde le&nbsp;<strong>Cinéastes Club Chartrain</strong>&nbsp;et tourne des reportages en Super 8 avec une dizaine de photographes et cinéastes amateurs, pour témoigner des évènements importants de sa ville. «&nbsp;Nous sentions qu'il fallait fixer ces images, que le temps qui passe effacerait beaucoup de la vie d'une petite ville célèbre par sa cathédrale&nbsp;» (1).</p><p class="textRightFrame">Alors que la télévision s'est emparée du sujet dès la première édition en couvrant la région parisienne, très peu de reportages ont été tournés dans les petites villes et les images de cette journée à Chartres en 1984 et 1985 sont inédites. «&nbsp;Les actualités chartraines&nbsp;» ont été valorisées dans le film de Benoît Cornuau, «&nbsp;<strong>Du Côté de Chartres</strong>&nbsp;», dernier opus de la collection «&nbsp;Carnet d'images&nbsp;: histoires euréliennes&nbsp;» produit par Ciclic.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Seul ou en équipe, de manière préparée ou spontanée, selon leurs goûts et leurs disponibilités, les reporters bénévoles partent couvrir chaque événement, traditionnel ou exceptionnel, qui marque et <strong>ponctue la vie de leur cité</strong>. C'est ainsi que sont nées les «&nbsp;<strong>Actualités chartraines</strong>&nbsp;», projetées au sein du ciné-club tous les mois, mais aussi lors de projections publiques annuelles organisées avec l'aide de la ville et dans les maisons de retraite pour que les plus âgés puissent en profiter. Annie Duval, l'épouse de Jean, réalisait le montage de ces&nbsp;<strong>documentaires</strong>&nbsp;: il fallait sélectionner les meilleures images, les associer en rythme, puis écrire et enregistrer un commentaire et ajouter des musiques... un vrai travail d'équipe et de professionnel !</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">A l'occasion de la Fête de la Musique, ces amoureux de l'actualité locale filment les&nbsp;<strong>différents musiciens</strong>&nbsp;ayant répondu à l'appel de cette manifestation nationale, sans oublier les&nbsp;<strong>prises de vue sur le public</strong>, attentif et curieux, afin de montrer tout l'engouement populaire et le mélange des genres musicaux voulu par son créateur,&nbsp;<strong>Maurice Fleuret</strong>.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Compositeur, critique musical au Noubel Obs et créateur de festival, ce grand défenseur de "la musique pour tous" a mené toute sa vie cette bataille pour la démocratisation et le développement des pratiques musicales. En devenant&nbsp;<strong>directeur de la musique au ministère de la culture</strong>&nbsp;de Jack Lang en 1981, il a pu concrétiser sa vision en invitant tous les musiciens et chanteurs, de tous âges, tous niveaux et tous horizons, à jouer librement dans la rue le temps d'une journée qui leur est consacrée. Son souhait était de "Montrer que la musique est un art d'essence collective, que l'on ne fait bien de musique qu'ensemble, qu'il faut se grouper, se regrouper, et donc se retrouver sur le lieu public par excellence, qu'est la rue&nbsp;» (2).</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';"><strong>Véritable succès populaire,</strong>&nbsp;la Fête de la Musique a participé à décloisonner les genres musicaux et les espaces de diffusion, et&nbsp;<strong>développer les pratiques amateurs</strong>&nbsp;chez les jeunes. Ce rendez-vous annuel n'a cessé de rayonner au fil des années puisqu'il est présent aujourd'hui dans <strong>une centaine de pays</strong> à travers le monde.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">Malgré son décès prématuré à l'âge de 57 ans, Maurice Fleuret a beaucoup oeuvré pour l'élargissement des aides publiques vers les établissements et associations de musique, pour la création d'orchestres amateurs, le développement des centres de formation et le soutien aux jeunes compositeurs.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">(1) propos recueillis par Ciclic</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';">(2) propos recueillis par Anne Brucy pour l'émission radio «&nbsp;l'Imprévu&nbsp;», du 21 juin 1983, à retrouver en intégralité ici.</p><p style="margin: 0px; line-height: normal; font-family: 'Trebuchet MS';"></p> Tue, 20 Jun 2017 13:31:35 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/la-fete-de-la-musique-chartres Découvrir 24 heures chrono <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/passerelel dunlop.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Les 17 et 18 juin aura lieu la 85ème édition des 24 Heures du Mans. A travers différents films de 1927 à 1978, <strong>Mémoire</strong> vous propose de découvrir l'atmosphère régnant sur et autour de cette course mythique.</p><p>Cette classique automobile ne se déroule certes pas en région Centre, mais elle en attire de nombreux habitants, dont certains équipés de caméra. A travers leurs réalisations, venez vivre ou revivre cette grande fête du sport mécanique.</p><p>Des années 1930 aux années 1970, le point central attirant toutes les attentions reste la grande tribune et surtout les stands se trouvant à ses pieds. Les réalisateurs semblent en effet tous fascinés par les paddocks des équipes et par l'agitation qui y règne juste avant le départ.</p><p>Après le contrôle des véhicules, visible en détail dans le premier film présenté, la course est lancée. De nombreux plans nous montrent les bolides tournant à vive allure sur le circuit, notamment leurs passages sous la fameuse passerelle Dunlop ou, en 1953, la valse des phares lorsque la nuit est tombée. Durant les 24 heures de la course, des commissaires sécurisent les abords du circuit, tels les membres du Club des 2CV de l'Orléanais tenant ce rôle dans les deux films des années 1970.Lorsque l'épreuve est terminée, nous pouvons même découvrir, toujours sur le film de 1953, les spectateurs autour des carcasses des automobiles n'ayant pas réussi le pari de tenir 24 heures.</p><p>Mais les 24 Heures du Mans sont aussi une fête et ces différents films nous montrent tous les à-côtés de la course : la télévision et son car-régie vers 1960, le parking-camping bondé en 1955, les stands dont le café-restaurant en 1953, les manèges vers 1957, des concerts vers 1975 et même une messe au petit matin vers 1957.</p><p class="textChapo">Les moteurs vrombissent, les paddocks sont en pleine activité, la foule est aux aguets et cela dure toute une journée : top départ pour les 24 Heures du Mans.</p> Wed, 14 Jun 2017 07:08:29 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/retrospectives/24-heures-chrono Découvrir Raconter le 10 juin 1944 à Issoudun <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/8251-fusillade02.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">En juin 1944, Issoudun est meurtrie par une fusillade. Cinquante ans après, Laurent Mabed part avec sa caméra à la recherche des acteurs et des témoins du drame.&nbsp;</p><p><strong>Issoudun, 10 juin 1994</strong>. Presque par hasard, Laurent Mabed tombe sur son grand-père en habit de porte-drapeau. Avec une poignée de ses camarades de résistance, il revient d’une commémoration organisée sur la place du 10 juin pour rappeler une fusillade meurtrière cinquante ans auparavant, au cœur d’Issoudun.&nbsp;</p><p><strong>Issoudun, 10 juin 1944.</strong>&nbsp;Les jeunes résistants de la commune ont annoncé une manifestation patriotique à midi sur la place des marchés. La foule est nombreuse, mais un incident technique retarde la levée du drapeau. Les gens se dispersent quand surgit une colonne allemande. Après des fusillades, plusieurs lancers de grenades,&nbsp;<strong>l</strong><strong>es soldats nazis laissent derrière eux onze morts et plusieurs blessés.</strong>&nbsp;</p><p><strong>En 1994, Laurent Mabed découvre cette histoire pour la première fois.</strong>&nbsp;Après une formation à l’AFPA à Issoudun, il travaille comme assistant réalisateur à Paris.<strong>&nbsp;Il pense tout de suite à réaliser un documentaire, de peur que cette fusillade ne soit complètement oubliée.</strong>&nbsp;</p><p>De nombreux témoins sont encore en vie. <strong>L’historien Jean-Louis Laubry oriente le jeune réalisateur vers les résistants et plusieurs témoins du drame.</strong> Il œuvre alors à rassembler des témoignages et des documents pour une publication sur l’été 1944 et vient de faire travailler des élèves de 3e du collège Diderot sur la mémoire du 10 juin 1944. <strong>Laurent Mabed rencontre Jean-Marie Peyroutet, alias le capitaine Jimane, André Audoux, Nico Argyropoulos</strong> et plusieurs personnes ayant assisté à l’arrivée des Allemands.&nbsp;</p><p>En parallèle, le tournage s'organise. <strong>Le cinéaste crée une association, «L’Arme à l’œil», pour porter le projet.</strong> <strong>L</strong>’<strong>AFPA d’Issoudun</strong> prête des caméras et des étudiants participent aux tournages. En contrepartie, Laurent Mabed prend le temps de les former à la prise de vue et à l’éclairage. Enfin, l’association <strong>« Les Amis du Vieil Issoudun »</strong>, présidée par Jean-Louis Laubry, participe financièrement en payant les cassettes vidéo nécessaires.&nbsp;</p><p>Lors de tous les entretiens, Laurent Mabed se fait accompagner par <strong>Alain Vigouroux</strong>, un stagiaire de l’AFPA, qui dessine les moments-clefs de la journée du 10 juin 1944. Grâce à ces reconstitutions en images, mêlées à des photographies et des cartes postales, le réalisateur parvient à représenter les nombreux souvenirs racontés à son micro.&nbsp;</p><p>Le film est tourné en quelques semaines. <strong>« Issoudun, 10 juin 1994 : la fusillade de la place des marchés »</strong> est montré chez quelques habitants de la commune et dans plusieurs classes de 3e du collège Diderot, mais ne sera diffusé publiquement que lors d'une projection exceptionnelle le 19 juin 2014, rassemblant près de 400 presonnes. Depuis, le capitaine Jimane, un des rares témoins, &nbsp;présent lors de cette soirée, est décédé le 18 juin 2015.&nbsp;</p><p class="textFrame">En 2013, Laurent Mabed et Jean-Louis Laubry déposent plusieurs copies du film au pôle patrimoine de Ciclic, ainsi que l’intégralité des entretiens tournés en 1994.&nbsp;</p> Wed, 07 Jun 2017 07:54:30 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/raconter-le-10-juin-1944-issoudun Découvrir 007 vient de partir, hommage à Roger Moore <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/5627_14217.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Roger Moore vient de décéder le 23 mai 2017 à Crans-Montana en Suisse, cet acteur qui personnalisait le dandysme britannique a incarné à 7 reprises le rôle de James Bond.</p><p class="MsoNormal">Ciclic lui rend hommage avec ces<strong> images tournées en Grèce par Rémy Julienne</strong>, célèbre cascadeur français, lors des premiers jours de tournage de <strong>«&nbsp;Rien que pour vos yeux&nbsp;»</strong> en septembre 1980 sur l’île de Corfou. Le film est réalisé par John Glen, il sortira sur les écrans en 1981. C'est le 12ᵉ opus de la série des films de James Bond produite par EON Productions. Roger Moore y incarne James Bond pour la cinquième fois. Après un Moonraker très marqué par la science-fiction, ce nouvel opus est un moyen de revenir à la réalité, l'histoire est la plus simple&nbsp;: celle d'un thriller sur fond de Guerre froide. James Bond doit compter davantage sur son esprit que sur des gadgets pour survivre. Symboliquement, <strong>John Glen a décidé de faire sauter la Lotus Esprit de Bond pour l'obliger à utiliser la bien plus humble Citroën 2CV jaune&nbsp;</strong>de Melina (interprétée par la magnifique Carole Bouquet). John Glen décide d'utiliser les pentes locales et les oliviers pour la scène de poursuite entre la Citroën 2CV de Melina Havelock et la Peugeot 504 des hommes du tueur cubain Hector Gonzales. La scène est tournée pendant 12 jours, avec le cascadeur français Rémy Julienne (qui travaillera sur la saga jusqu'à Golden Eye) dans la 2CV. En octobre, l'équipe se rend ensuite au palais d'Achilleion aux Monastères des Météores.</p><p class="MsoNormal">Roger Moore qui incarna par ailleurs Ivanhoé de 1958 à 1959, mais aussi Simon Templar dans une autres série TV de 1962 à 1969, et surtout Brett Sinclair de 1971 à 1972 dans Amicalement vôtre et enfin James Bond de 1973 à 1985, Roger Moore, acteur de séries cultes nous a définitivement tiré sa révérence en filant discrètement, à l’anglaise, dans les montagnes suisses.</p> Wed, 24 May 2017 07:37:40 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/007-vient-de-partir-hommage-roger-moore Découvrir Notre-Dame-de-Boulogne : le Grand Retour de la paix <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/0324_3/thumbs/115/thum-004.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">L’histoire remonterait au Moyen-âge...</p><p>Au VIIe siècle, une barque conduite par une statue en bois de la Vierge Marie accoste sur le rivage de Boulogne-sur-Mer, tout au nord de la France. Une église est alors édifiée sur les lieux de cette "apparition miraculeuse"&nbsp;pour abriter la statue. Aux XIIe et XIIIe siècle, Boulogne devient <strong>une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle</strong> et attire des foules de pèlerins. Mais la statue est brûlée lors de la Révolution.</p><p>Notre-Dame de Boulogne réapparaît pendant la Seconde Guerre mondiale. Portées de paroisse en paroisse, <strong>quatre reproductions de la statue sillonnent la France de 1943 à 1948 </strong>de Lourdes à Boulogne-sur-Mer. Ce voyage spectaculaire est orchestré par l’Eglise catholique qui veut ainsi provoquer un élan de retour à la foi et de conversions. En jouant sur les différents sens du terme, ce pèlerinage du "Grand Retour" désigne le retour de la statue à Boulogne et le retour à la foi. Dans une France meurtrie par le conflit, les habitants y voient une troisième signification&nbsp;: le "grand retour" des prisonniers de guerre retenus en Allemagne et des travailleurs du STO, et le retour de la paix.</p><p>En Touraine, cet appel à la paix est particulièrement vif&nbsp;car <strong>la statue arrive au moment de la Libération</strong>. A Lussault-sur-Loire, elle passe le 14 juillet 1944, soit quelques jours seulement avant que le village ne soit libéré. L'année suivante, Notre-Dame-de-Boulogne est accueilllie en "Reine de la Paix" comme le montre les banderoles à Pithiviers, puisqu'elle parcourt le Loiret début mai, <strong>au moment des fêtes de la Victoire</strong>...</p><p>Parcourez votre région grâce à la carte intéractive et n'hésitez pas à partager vos commentaires !</p> Wed, 17 May 2017 07:56:13 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/itineraires/notre-dame-de-boulogne-le-grand-retour-de-la-paix Découvrir