Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Tue, 16 Jan 2018 21:00:00 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Max Ernst en Touraine <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/19607_1194.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Max Ernst fait partie des artistes attachés à la Touraine, il y peint en 1962 «&nbsp;Le jardin de la France&nbsp;», hommage à la Loire et à la France. C’est à Huismes que Max Ernst produit une œuvre majeure, considérée comme l’un des plus beaux livres d’artistes du XXe siècle, Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie mais aussi de surprenantes sculptures.</p> <p>C’est en 1955 que les artistes Max Ernst et Dorothea Tanning s’installent à Huismes (Touraine) dans la ferme du Pin qu’ils baptiseront « Le pin perdu ». À Huismes, Max Ernst s’adonne à nouveau à la sculpture, comme dans les années 1930 et 1940. La région tourangelle en a gardé l’un des&nbsp;plus beaux souvenirs, la Fontaine d’Amboise. Le maire de Huismes, Gilles Chauvelin, fondateur de l'entreprise de restauration et de taille&nbsp;de pierre éponyme, se lie d’amitié avec Ernst et contribue à la réalisation de sculptures monumentales en pierre en 1966 et 1967 dont la fontaine d’Amboise inaugurée en novembre 1968.</p><p>Dans les collections de Ciclic, deux films amateurs retracent ce séjour de 15 années en Touraine :&nbsp;</p><p></p><p>En 1966, Simone Issaud filme l’artiste au lieu-dit "La Couture", dans l'atelier de l'entreprise de Gilles Chauvelin, spécialisée dans la restauration de monuments historiques, Max Ernst, un canotier sur la tête, taille au burin une des pièces composant sculptures de l'œuvre "Corps enseignant pour une école de tueurs" faite en roche dure de Vilhonneur (tuffeau).</p><p>Robert Ernie filme le 23 novembre 1968, sur l'actuel quai du Général de Gaulle à Amboise, une délégation d'officiels parmi lesquels se trouve Michel Debré, venu inaugurer la fontaine sculptée par Max Ernst en 1967. &nbsp;La sculpture est intitulée "Aux cracheurs, aux drôles, au génie". Max Ernst fait à son tour un discours. La fontaine est composée de bronze, résine et roche dure de Vilhonneur, c’est une œuvre appartenant au Centre National des Arts Plastiques mise en dépôt à la Ville d’Amboise.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> <p class="textFrame">Max Ernst est né en Allemagne, à Brülh, près de Cologne en 1891. Il débute une carrière de peintre expressionniste en 1912, mobilisé, il participe à la première guerre mondiale de 1914 à 1918 sur le front à Verdun puis en Pologne. « Max Ernst est mort en 1914 et né en 1918 » dira-t-il, l’artiste deviendra une figure majeure de l’art en Europe pour le XX° siècle. Artiste pionnier et novateur, il est co-fondateur des deux avant-gardes artistiques de la première moitié du siècle : le mouvement <strong>Dada</strong> à Cologne en 1919 et le <strong>Surréalisme</strong> à Paris en 1924. Max Ernst a vécu à Paris de 1922 à 1937. Emprisonné pendant la seconde guerre mondiale en 1939 et 1940 comme ressortissant allemand, il s’évade et s’exile à New York en 1941. Il épouse la collectionneuse Peggy Guggenheim dont il divorce pour partager la vie de Dorothea Tanning, une jeune artiste américaine qu’il épouse en 1946. &nbsp;Après plusieurs années passées à Sedona dans le désert de l’Arizona, le couple&nbsp; rejoint Paris en 1952. En juillet 1954, Max Ernst reçoit le prestigieux Grand Prix de la Biennale de Venise qui lui ouvre de nouvelles perspectives et une reconnaissance internationale. Ce prix lui permet d’acquérir la <strong>maison de Huismes</strong> sur les conseils de Jean Davidson, fils du sculpteur Jo Davidson et de se rapprocher ainsi d’Alexandre Calder installé à Saché. Dans leur maison baptisée « le pin perdu », Max Ernst et Dorothea Tanning retrouvent enfin une vie apaisée en Touraine. Les deux artistes produisent dans leurs ateliers respectifs une œuvre conséquente. En 1958, Max Ernst obtient la nationalité française, les rétrospectives se succèdent : Musée National d’Art Moderne à Paris en 1959, inaugurée par André Malraux, Tate Gallery à Londres, Musée d’Art Moderne de New York... En 1969 des soucis de santé éloignent Max Ernst de Huismes, qui rejoint sa femme Dorothea dans le Var à Seillans. L’artiste meurt à Paris le 1° avril 1976.</p> Mon, 08 Jan 2018 15:16:55 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/max-ernst-en-touraine Découvrir L'art de la bûche <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/0005_2/thumbs/115/thum-015.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">S'il est une spécialité de saison, c'est bien la bûche de Noël !</p><p>La&nbsp;<strong>pâtisserie&nbsp;Chaploteau de Châteauroux</strong> est renommée pour ses bûches de Noël. Ce film réalisé vers 1955 nous montre les délicates étapes de la réalisation du célèbre dessert, jusqu'à sa pesée.</p><p>C'est Madeleine Chaploteau, fille du pâtissier, qui réalise ce film à la forme documentaire.&nbsp;La description minutieuse de l'Indre et de ses métiers est la marque de cette cinéaste qui nous a déjà fait découvrir la pêche en Brenne&nbsp;ou encore la braderie de Châteauroux au milieu des années 1950.</p><p><strong>Vous prendrez bien un morceau de bûche ?</strong></p> Wed, 20 Dec 2017 06:52:33 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/lart-de-la-buche Découvrir Arrivée d'une star <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/2290/thumbs/115/thum-035.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Malgré la pluie et le froid, les Castelroussins sont là, sous un parapluie ou dans un ciré, pour voir arriver le Père Noël.</p><p>En décembre 1949, dans une situation économique encore difficile (les tickets de rationnement viennent de disparaître),<strong> le Père Noël a répondu à l'invitation d'un grand magasin de Châteauroux </strong>pour une opération commerciale. Et la foule est nombreuse pour l'accueillir, l'accompagner dans les rues ou l'écouter faire un discours, car il est toujours source de rêve et d'espoir... même avec une 2CV en guise de voiture officielle !</p><p><strong>Suivez donc en exclusivité le cortège de la star de l'hiver !</strong></p> Wed, 13 Dec 2017 07:40:03 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/arrivee-dune-star Découvrir Johnny à Amboise <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/1133_1/thumbs/115/thum-028.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textRightFrame"><strong>Gabriel Leclerc</strong>, l'auteur de ce film est né en 1939 à Loudun. Il commence le cinéma en amateur dès 1969 en Super 8. <strong>Il est alors modéliste et directeur technique chaussure aux établissements Gounin à Amboise</strong>. C'est ainsi qu'il a pu saisir les images du couple Johnny et Sylvie de manière privilégiée.</p><p class="textChapo">Johnny Hallyday nous a quitté.Mémoire vous invite à redécouvrir son passage à Amboise avec Sylvie Vartan dans les années 1970.</p><p>Nous sommes excatement en <strong>1972</strong>. <strong>Johnny et Sylvie</strong> font escale en région Centre. Ils viennent pour le<strong> lancement de l'opération des chaussures qui ont été fabriquées à leurs noms par les établissements Gounin</strong>.</p><p>Chose impensable aujourd'hui, <strong>ils n'ont ni garde du corps, ni voiture particulière. Le couple de stars arrive à Blois tout simplement par le train !</strong> Johnny et Sylvie font ensuite le déplacement jusqu'à Amboise en direction des établissements Gounin, où ils sont attendus.</p><p>Après un repas en petit comité, ils sont reçus par le personnel des établissements Gounin,<strong> pour un pot d’honneur et une séance de dédicaces</strong>.</p><p>Pour la petite histoire, il faut savoir que<strong> </strong>l'agent général des établissements Gounin était un ami proche du manager de Johnny. Un accord de quatre ans a été signé avec le couple de stars, pour proposer, auprès des chausseurs indépendants, deux collections de chaussures par an à leurs noms : <strong>des escarpins Sylvie et des bottines Johnny</strong> <strong>!</strong></p><p><strong>Mémoire vous propose donc de voir Johnny dans un quotidien bien loin des paillettes du show-business !</strong></p> Wed, 06 Dec 2017 07:16:31 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/johnny-amboise Découvrir Fête des pompiers à Orgères-en-Beauce <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/0762_2/thumbs/115/thum-035.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">A quelques jours des festivités de la Saint-Barbe, sainte patronne des Sapeurs-Pompiers, retour au milieu des années 1930 à Orgères-en-Beauce pour décourvrir un grand rassemblement de pompiers. Défilés et démonstrations sont au programme sous l'oeil de la caméra d'André Dousset !</p><p>La personne qui a tourné ce film s'appelle<strong> André Dousset</strong>. <strong>Il est né à Villampuy (Eure-et-Loir) le 20 février 1904 dans une famille d'agriculteurs. Ses parents exploitaient depuis 1900 la ferme de La Rainville à Villampuy</strong>. André Dousset prend leur succession dès 1925.<strong> Il commence à faire du cinéma amateur par hasard dans les années 1930</strong>. La petite histoire dit qu'il avait conseillé un monsieur de sa connaissance pour l'achat d'une ferme en Beauce, pour le remercier, ce dernier lui offrit une caméra 8 mm. <strong>André Doucet filmera des événements familiaux ou locaux, la vie quotidienne à la ferme jusque dans les années 1950.</strong>C'est d'un peu partout en Eure-et-Loir et même du Loiret que viennent les différentes casernes de pompiers pour ce grand rassemblement : <strong>Neuville aux Bois, Janville, Bonneval, Loigny-la-Bataille, Cormainville, Fresnay-l'Evêque</strong>...</p><p>Cet événement est plus qu'un rassemblement de pompiers, il faudrait plutôt parler de "<strong>concours de manoeuvres</strong>" ou "<strong>concours de pompes</strong>". On entend par ces termes,&nbsp;<strong>des épreuves et des exercices sportifs où se défient plusieurs compagnies de sapeurs-pompiers</strong> (dont les premiers furent organisés au milieu du 19e siècle). Ces troupes<strong> </strong>proviennent<strong> d'un canton, d'un département ou même d'une région</strong>. C’est aussi l’occasion d'organiser de grandes festivités dans la ville qui reçoit le concours de pompes.</p> <p>La première partie du film permet d'observer les tenues de feu de ces sapeurs d'avant-guerre, ainsi que les outils qu'ils arborent : lances, haches ou encore les échelles à crochet.&nbsp;</p><p><strong>Après le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts, les pompiers organisent une grande démonstration sur un terrain du village</strong>. Ils portent d'abord secours à une victime, puis plus spectaculaire, ils éteignent avec plusieurs lances à incendie un grand monticule enflammé.&nbsp;</p><p><strong>Ces concours sont organisés en lien avec d’autres événements locaux</strong> comme des foires, des comices agricoles, des fêtes commerciales ou festival de musique. Le film d'André Dousset nous permet d'en voir la parfaite illustration. <strong>A Orgères, c'est une grande fête populaire</strong> qui a été organisée. La foule est venue en nombre, les manèges sont installés et la musique des flonflons rythme l'ensemble de la journée. Au soir, le public est encore présent pour assister à une remise de prix aux pompiers.</p><p class="textFrame"><strong>Cet évènement semblerait marquer les prémisses de la départementalisation souhaitée par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers</strong>. En effet, dès 1938, une loi prévoit la création des Services Départementaux d’incendie et de secours. Durant la guerre, les corps de sapeurs-pompiers communaux perçoivent du matériel plus moderne grâce aux dotations de la défense passive. Ces équipements seront complétés dès la fin de la guerre par l’acquisition de nombreux véhicules subventionnés par le département, les communes et l’état. <strong>Cette volonté de placer la coordination des actions de secours sous une autorité départementale ne verra officiellement le jour qu'en 1996 avec la création des SDIS</strong>.</p><p>&nbsp;</p> Wed, 29 Nov 2017 10:56:10 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/fete-des-pompiers-orgeres-en-beauce Découvrir