Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Sat, 20 Jul 2019 06:04:11 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Marie Dupont, première saison <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/MD-couverture.recadree.lumière.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"Un territoire, une mémoire, des histoires, projetées par un personnage : Marie Dupont". Voilà comment a été lancée la série créée par Ciclic Centre-Val de Loire à partir des images d'archives de ses collections.</p><p>Le personnage de "Marie Dupont" est né en janvier 2019 avec l'idée de <strong>valoriser les images des collections de Ciclic Centre-Val de Loire dans une forme inhabituelle : la fiction</strong>.&nbsp;A travers des images tournées par des amateurs entre les années 20 et les années 80, collectées sur toute la région, Marie Dupont nous parle depuis l'année 1960 et raconte son histoire dans <strong>une série de 12 courts-métrages diffusés sur son profil Facebook</strong>. Depuis janvier 2019, chaque dernier lundi du mois, elle donne rendez-vous aux internautes pour suivre un épisode de sa vie, raconté par un montage d'images d'archives et par un texte qui l'accompagne. Ciclic Centre-Val de Loire vous invite dès aujourd'hui à voir <strong>l</strong><strong>es six premiers épisodes sur Mémoire</strong> !</p><p>&nbsp;</p><p class="textLeftFrame">Pour cette création, Ciclic a fait appel aux jeunes talents de la région : le monteur issoldunois&nbsp;Benjamin Theurier&nbsp;et le compositeur tourangeau&nbsp;Amin Goudarzi.</p>Marie, née en 1928 à Chartres, raconte les moissons de son enfance, sa jeunesse à Tours, sa rencontre avec Frank à la base américaine de Déols, son arrivée à Issoudun... Et aussi, un terrible drame qui a bouleversé sa vie lors de la Libération d'Orléans... Une autre façon de voir les archives, qui, de documents bruts et autonomes, deviennent les éléments d'une nouvelle histoire en s'associant par la magie du montage, de la musique et des mots. Bon voyage...<p class="textFrame">Les images d'archives offrent des possibilités de création et de diffusion infinies. Les aventures de Marie Dupont vont se décliner en version cinéma dans le programme "Cour(t)s devant" de Ciclic dès la rentrée de septembre. Une version télévisée sera diffusée en février prochain&nbsp;sur Bip TV (Berry Issoudun Première). Puis c'est avec le concours du conservatoire de Châteauroux et de la scène nationale Equinoxe&nbsp;que Marie Dupont prendra vie sous forme de ciné-concert, lors des rencontres Retours Vers le Futur au printemps 2020...&nbsp;</p> Tue, 16 Jul 2019 13:45:08 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/marie-dupont-premiere-saison Découvrir Un inventeur tourangeau au service du Tour de France <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/7183/thumbs/115/thum-005.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le Tour de France s'est élancé sur les routes le week-end dernier. Pour marquer le départ de la Grande Boucle, Mémoire vous propose de découvrir l'étonnant voyage de Jean Arhuero lors de son éditon 1948.&nbsp;</p><p>Jean Arhuero est l'inventeur des premières développeuses rapides en France, construites dans son atelier de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Sur le Tour 1948, ses machines permettaient de développer 120 m de pellicule 16 mm inversible en une heure. Cette prouesse technique a inspiré l'aventure dont l'on aperçoit les contours dans le film tourné en 9,5 mm par Marie-Françoise Voisin, l'assistante de Jean Arhuero, devenue quelques années plus tard son épouse.</p><p class="textRightFrame"><strong>Cette histoire rencontre celle de la télévision française</strong>. En 1949, Pierre Sabbagh, premier présentateur du journal télévisé, veut prendre de vitesse les actualités cinématographiques et rendre compte au jour le jour de l'avancée de la plus célèbre épreuve sportive de France. La RTF (devenue ORTF en 1964) s'équipe avec des développeuses universelles Arhuéro et deux opérateurs sont envoyés à moto sur le terrain : Henri Persion... et Michel Wakhévitch, déjà complice du "film de l'étape" en 1948. Grâce au concours spécial des postes, le tout jeune journal télévisé peut diffuser à midi les images de l'étape de la veille !</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Une incroyable aventure</strong></p><p>Tout commence par une sollicitation inattendue dans un salon professionnel à Paris en 1947. Jean Arhuero présente ses développeuses universelles et il est abordé par <strong>Georges Briquet</strong>, célèbre commentateur sportif de la RDF. &nbsp;En cinq mois, Jean Arhuero doit concevoir une cabine de développement ambulante qui permettrait chaque soir de developper en un temps record les films tournés dans la journée tout au long de l'étape.&nbsp;</p><p>Pendant vingt-cinq jours, le petit laboratoire roulant suit la caravane du tour. Dans chaque ville d'arrivée, Jean Arhuero et son assistante doivent trouver un emplacement avec l'eau courante et un branchement électrique. Ils y installent chaque soir leur laboratoire de développement. Vers 18h, après l'arrivée de l'étape, l'opérateur <strong>Michel Wakhévitch</strong> leur remet les précieuses bobines tournées sur le Tour, le développement est effectué avant 20h afin que le film soit monté pour être projeté à 22h au public local ! <strong>Lors de la projection, "Le film de l'étape" est commenté en direct par Georges Briquet</strong>, véritable vedette à l'époque !&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p></p><p><strong>Marie-Françoise filme "Chacun son Tour"</strong></p><p>Malgré des journées interminables et la fatigue, Marie-Françoise Voisin, membre du Club des Amateurs Cinéastes de Touraine (le CACT), filme tout au long du voyage les "à -côtés" du Tour de France qu'elle rassemble avec Jean Arhuéro dans un montage intitulé <strong>"Chacun son Tour"</strong>. La star de son film, c'est surtout le petit laboratoire ambulant, peint aux couleurs de l'entreprise qui finance toute l'opération : les établissements Judex, à l'époque célèbre fabriquant de montres. La petite cabine est remorquée chaque jour par le car des éditions musicales Paul Beuscher. L'ambiance est joyeuse car le véhicule est rempli de musiciens. <strong>L'accordéoniste Emile Prudhomme, les Soeurs Etienne jouent et entonnent des airs</strong>, pendant que les vendeurs de chanson s'activent auprès du public.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Epilogue</strong></p><p>Cette expérience un peu folle sera pour le couple la première d'une longue série : le Tour cycliste du Dauphiné en 1949, l'élection de Miss Cinémonde en 1951, les Fêtes de Bayonne et trois autres tours de France... Reste à savoir ce que sont devenus les films 16 mm tournés et montés par Michel Wakhévitch pour ces soirées d'été autour du "Film de l'étape". Ont-il été conservés par sa famille ? Dans les archives de l'entreprise Judex ? Se trouvent-elles dans un grenier, une cave?</p><p>&nbsp;</p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;">Nous les recherchons toujours, si vous les retrouvez au fond d'un grenier ou d'une cave, n'hésitez pas à contacter l'équipe de la chaîne Mémoire.&nbsp;</strong></p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;"></strong></p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;"></strong></p><p>&nbsp;</p><p class="textFrame"><strong>L'Assassin aux tulipes rouges</strong>. Sur le Tour de France 1948, le réalisateur Jean Stelli tourne un film policier qui utilise la "Grande Boucle" comme toile de fond. Des meurtres sont commis pendant la course et chaque fois l'auteur du crime laisse une tulipe rouge à côté du cadavre. "Cinq tulipes rouges" met en scène Raymond Bussières, Annette Poivre et René Dary. Dans son propre film, Marie-Françoise Voisin filme en 9,5 mm la grosse caméra du tournage professionnel et une scène du tournage (vers 4:05).&nbsp;</p> Wed, 10 Jul 2019 07:13:38 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/un-inventeur-tourangeau-au-service-du-tour-de-france Découvrir Le Grand Passage de Tours <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/5177/thumbs/115/thum-024.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Découvrez les images inédites de la construction du Grand Passage de Tours entre la rue de Bordeaux et le boulevard Heurteloup, tournées en 1951 .</p><p>Les premières images du film, qui à priori n'ont rien à voir avec la suite, suivent le vol d'un Hélicoptère F-BEXV et son atterrissage avec de très beaux plans serrés sur les pales en rotation, la cabine et les pilotes. On peut lire sur le côté de l'appareil AMAR, comme le cirque du même nom, éventuelle indication du propriétaire de l'appareil.</p><p>Une petite mise en scène nous conduit ensuite devant les palissades cachant le chantier au public avec un groupe de personnes qui tentent à travers les interstices de découvrir l'avancée des travaux.&nbsp;S'en suit une succession de plans d'ouvriers en train de détruire les anciens murs porteurs à la masse, de piocher les fondations et pour finir de déblayer les gravats à l'aide d'une pelleteuse.</p><p>Pour la petite histoire ce film tourné en 35 mm a été sauvé in extremis de la destruction par monsieur&nbsp;<strong>Hubert Aveline</strong>, qui l'a déposé aux archives de Ciclic Centre-Val de Loire en 2007. En effet sa voisine, rue de la Tranchée à Tours, veuve du garagiste Villechalane, s'apprêtait à le détruire ainsi que deux autres films en format 9.5mm, visibles également sur notre site sous le nom&nbsp;<strong>Villechalane&nbsp;</strong>qui nous révèlent l’existence d’une station-service avenue de la Tranchée en 1935.Place ensuite aux costumes cravates avec les officiels qui se félicitent, un verre à la main, du futur bâtiment en admirant sa maquette réalisée par le cabinet de <strong>l'architecte Jean Marconnet.</strong> Assez rare en province, les passages qui reliaient deux rues en proposant une galerie marchande, ont connu leur heure de gloire à Paris au début du XIXeme siècle. Ces travaux s'inscrivent dans la grande dynamique de Reconstruction des villes après guerre. À l'initiative du Grand Passage, on trouve le propriétaire du magasin Printemps, juste à côté et dont un des accès pourra se faire de la galerie, M.Riehl un autre des commerçants du quartier, Monsieur Chapelle le préfet et M. Guillaume-Louis, président du Conseil général. C'est la première galerie marchande de Tours permettant une dynamique commerciale entre deux axes importants de la ville, <strong>le boulevard Heurteloup et la rue de Bordeaux</strong>. Les lignes souples de ce bâtiment innovant s'inspirent de l'architecture brésilienne avec ses courbes sensuelles et au sol un carrelage de mosaïques blanches et bleues qui reprend les dessins des trottoirs de la baie de Rio de Janeiro.</p><p>Le réalisateur de ce film ne nous est pas connu mais deux éléments laissent à penser qu'il s'agit d'une commande des initiateurs afin de montrer aux investisseurs l’évolution de ce grand projet architectural : Le format du film en 35 mm réservé aux professionnels de l'image d'une part et la qualité des plans avec des vues rapprochées des ouvriers mis en scène en pleine action, d'autre part.&nbsp;Il semblerait également que ce ne soit que les rushes d'un film plus long car il débute avec ces vues d’hélicoptère et se termine de manière brutale sans aucun générique ni titre.</p><p>La fin du film se concentre sur la pose manuelle au sol et à l’unité des carreaux de faïences qui composent cette belle fresque ondulante ! Le public foulera pour la première fois ce carrelage <strong>le 12 décembre 1952</strong> en présence du maire de l'époque, M. Marcel Tribut.</p><p>&nbsp;</p> Thu, 20 Jun 2019 08:21:01 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/le-grand-passage-de-tours Découvrir Le Centenaire de la ligne ferroviaire Paris-Dreux <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/8246.mov_snapshot_01.33_[2019.06.19_12.37.06].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Les samedi 13 et dimanche 14 juin 1964 de grandes festivités furent organisées à Dreux. Elles célèbraient le Centenaire de la ligne ferroviaire Paris-Dreux et celui de la gare de Dreux dont le 1er train fit son arrivée dans la ville le 15 juin 1864. Alors employé de la SNCF, le cinéaste amateur Bernard Brunet, fut aux premières loges pour couvrir l'évènement avec sa caméra 8 mm.</p><p><strong>Les festivités du Centenaire furent conjointement organisées par la ville de Dreux, la SNCF et le Cercle Laïque de Dreux</strong>. Si elles débutèrent le samedi 13 juin par des concerts données par différentes sociétés musicales, des illuminations de certains lieux de la ville et par un grand bal public place de la gare, <strong>Bernard Brunet ne couvrit que</strong> <strong>les festivités du dimanche 14 juin ; celles qui marquèrent les mémoires des Drouaisiennes et Drouaisiens</strong>.</p><p>C'est d'ailleurs <strong>le matin du 14 juin, à 9h45, </strong>qu'<strong>arrive une locomotive</strong> à vapeur en gare de Dreux. Le convoi est composé de deux wagons chargés de figurants en costumes Second Empire. La locomotive n'est autre que <strong>la Crampton n°80, modèle "Le Continent".</strong></p><p>Après avoir été accueilli par un public nombreux à la gare, le défilé costumé part en direction du centre-ville. A son arrivée ce cortège "Second Empire" est<strong> </strong>accueilli à la Caisse d’Epargne pour un vin d’honneur.</p><p>En fin de matinée, un concert est donné par l’Harmonie des Chemins de fer de l’Ouest au kiosque du square de la République.</p><p><strong>De 14h à 15h, c’est le défilé des enfants des écoles du département dans les rues de la ville en direction du stade du Vieux-Pré</strong>. En effet, à l'occasion de ce Centenaire une grande fête départementale de la jeunesse est organisée. Les élèves sont accompagnés de différentes sociétés musicales. On peut citer celles de Meslay le Vidame, La Chaussée d’Ivry, La Loupe, Lucé, Courville, Villemeux, Luisant, Anet, et bien d’autres.</p><p><strong>C’est un immense défilé d’enfants auquel les habitants de Dreux ont pu assister</strong>. Selon la presse de l’époque, ce sont pas moins de 4 000 enfants qui sont venus de tout l’Eure-et-Loir.</p><p><strong>A 15 heures, débute le lendit au stade du Vieux-Pré.</strong> Le foule présente est immense (6 000 à 7 000 spectateurs !). 850 enfants exécutent des mouvements d'ensemble synchronisés en musique.</p><p><strong>Ce sont ensuite 17 spectacles déguisés auxquels les specateurs ont pu assister</strong>. Le thème retenu est "Aux quatre vents du rêve et de la fantaisie". 2 200 enfants euréliens participent à ces spectacles déguisés aux noms plus évocateurs les uns que les autres : "Vogue petit navire", "Au pays des bambas", "Rivages polynésiens" ou encore "Avec ceux du Kon Tiki".&nbsp;</p><p><strong>Cette grande journée de festivités est conclue en beauté par un concert de l'Orchestre symphonique de l'Education Nationale, à la salle des fêtes de Dreux.</strong></p> Wed, 19 Jun 2019 10:28:20 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanescommentaire/le-centenaire-de-la-ligne-ferroviaire-paris-dreux Découvrir Gien et Sully après les bombes <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/16592/thumbs/115/thum-068.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Mi-juin 1940, Gien et Sully-sur-Loire sont les cibles des bombardements allemands. Quelques jours plus tard, un habitant de Montargis, Henri Lecerf, filme, avec sa caméra 9,5mm, ces deux villes après le passage du feu destructeur.</p><p>Durant ce mois de juin 1940, la débâcle de l'armée française est totale face à l'assaut allemand lancé le 10 mai 1940. Entre le 15 et le 19 juin, pour couper sa retraite et l'empêcher de franchir la Loire, <strong>l'armée allemande bombarde les villes situées au bord du fleuve</strong>.<strong>Le samedi 15 juin 1940, vers 12h30, les premières bombes allemandes tombent sur Gien.</strong> L'église de son château est touchée, une partie du presbytère s'effondre. Un projectile tombe dans la cour du château et fait 19 morts. Les bombardements continuent le dimanche 16 juin en visant particulièrement le quartier du pont. Henri Lecerf filme une église Saint-Louis dont il ne reste que les murs (elle ne sera pas rebâtie) et toute la partie de la ville adossée au château et le centre commerçant détruits.<strong>Le même 15 juin,vers 17h30, les bombardements allemands commencent également à frapper la ville de Sully-sur-Loire</strong>. Ils dureront jusqu'au 18 juin et détruiront quasiment toute la ville. Le film d'Henri Lecerf s'attache plus particulièrement au pont suspendu, détruit par l'armée française qui le fait exploser le 18 juin 1940. Il montre aussi, rapidement, le pont de chemin de fer intact, l'armée française n'ayant pas assez d'explosifs pour le faire également exploser.Tandis que les bombes tombent sur Gien et Sully, le 17 juin le maréchal Pétain, nouvellement nommé à la tête du gouvernement, demande un armistice. Il sera signé le 22 juin et les combats cesseront le 25... alors qu'Henri Lecerf filme les dégâts causés par cette guerre éclair.</p> Mon, 17 Jun 2019 07:27:38 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/gien-et-sully-apres-les-bombes Découvrir