Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Mon, 27 Feb 2017 15:49:42 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Les Maroquineries de l'Indre <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1900-maroquinerie-indre-issoudun-1972.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Les Établissements Nicolas qui deviendront « Les Maroquineries de l’Indre» au milieu des années 1960, font partie intégrante de l’histoire et de la tradition des métiers du cuir à Issoudun. Focus sur cette entreprise familiale qui a débuté en 1916 son activité de maroquinerie dans la ville.</p><p class="textRightFrame"><strong>Daniel Nicolas</strong> est né le 8 mars 1923 à Issoudun.<strong> Il tourne des films en 8mm à partir de 1946 témoignant de son engagement dans le mouvement scout, des petits et grands évènements de la vie issoldunoise mais aussi de son activité professionnelle de maroquinier</strong>. Il est membre du Caméra Club d'Issoudun et de compagnies de théâtre (Les Compagnons de la Tour Blanche et le Grenier à Sel). Conseiller puis président de la Caisse d'Épargne jusqu'en 1983 et conseiller de la Banque de France, fondateur du Lion's Club d'Issoudun en 1964, Croix de la Légion d’Honneur en 1988, <strong>Daniel Nicolas a également joué un rôle important dans le développement de la section cuir du Lycée d’Éducation Professionnelle de la Ville d’Issoudun.</strong></p><p><strong>Dès le Moyen-Âge, Issoudun est connu pour ses travailleurs du cuir que ce soit les parcheminiers, les mégissiers, les tanneurs.</strong> C’est une activité prospère.</p><p>Au 18e siècle, la rivière la Théols est forcée pour que les artisans puissent s’installer sur ses rives. De nombreux élevages de moutons dans la Champagne berrichonne autour d’Issoudun ont favorisé l’implantation et la mise en place de tanneries et de mégisseries à Issoudun. Les créations de mégisseries ont elles-mêmes entrainé la création de maroquinerie.</p><p><strong>C’est ainsi qu’en 1916, Emilien Nicolas fonde l’entreprise familiale « Les Établissements Nicolas »</strong>. Son fils, Daniel Nicolas, né en 1923, commence le métier en 1942. Alors qu’il se destinait à la marine marchande, c’est plutôt du côté de la maroquinerie familiale qu’il s’oriente après des années d’enfance où il s’amusait dans les ateliers à monter des boutons-pression ou fabriquer des porte-monnaie.</p><p><strong>En 1966</strong>, Daniel Nicolas reprend <strong>l’entreprise familiale qui devient alors « Les Maroquineries de l’Indre »</strong>. En 1972, les ateliers de la place de la Croix de Pierre devenus trop petits pour la modernisation et la rationalisation de l’activité, sont déplacés vers les nouveaux locaux de l’entreprise, route de Migny.</p><p>Cette nouvelle usine marque un tournant dans les activités de l’entreprise familiale. <strong>Le nombre d’employés passe de 125 à 170 ouvriers (75% de femmes et 25% d’hommes)</strong>.<strong> La productivité augmente de 25%</strong> et jusqu’en 1980 l’établissement tourne à plein régime.</p><p>La décennie 1980 marque cependant un ralentissement pour la maroquinerie française en général, que ce soit pour la fabrication ou le commerce. Beaucoup de maisons disparaissent et ne s’en sortent que les usines travaillant à l’exportation et dans le luxe.</p><p>C’est dans ce contexte qu’à la fin 1988, « Les Maroquineries de l’Indre », déjà sous-traitantes pour Vuitton, sont vendues à la marque de haut luxe. <strong>Des 450 employés que compte « Les Maroquineries de l’Indre » tous seront embauchés chez Vuitton.</strong></p><p class="textFrame"><strong>Profitez jusqu'au 9 avril 2017 pour découvrir au Musée Saint-Roch à Issoudun l'exposition "Louis Vuitton, 100 ans de maroquinerie</strong>" : https://www.museeissoudun.tv/actualite.49.louis-vuitton-issoudun-100-ans-de-maroquinerie-du-11-fevrier-au-9-avril-2017.html</p><p>&nbsp;</p> Wed, 22 Feb 2017 09:27:34 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/les-maroquineries-de-lindre Découvrir Si je vous le disais pourtant que je vous aime, <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/La femme à la fleur 2.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Pour fêter la Saint-Valentin, Ciclic (dont les archives se trouvent à quelques kilomètres seulement du village de Saint-Valentin) vous propose de redécouvrir quatre petits films, uniquement composés d'images amateurs, qui mettent à l'honneur l'Amour, ce thème intemporel qui a si souvent inspiré les poètes...</p><p><strong>L'Amour à la campagne, </strong>Opus premier : Les textes du poète <strong>Gaston Couté </strong>"Idylles des grands gars comme il faut et des jeunesses ben sages" et "Le foin qui presse", sont illustrés par des images tournées en Eure-et-Loir, dans les années 1940 à 1957. Le chansonnier libertaire mort à trente ans à peine, raconte en patois beauceron,&nbsp;l'histoire des gas et des filles qui sont dans l'âge d'amour.&nbsp;</p><p>Extrait : "Alors, les fill's renfonc'nt les envi's qui les roingent, Souffrant tout bas l'desir qui piqu' dans leu' pieau blanche, Coumm'leu-z-aiguill' d'acier dans la blancheur du linge, &nbsp;Et les gâs fil'nt, sans bruit, par el' train du dimanche ; "&nbsp;</p><p>Dans le deuxième Opus, ce sont les amours<strong> d'Alfred de Musset </strong>et de <strong>George Sand </strong>qui nous sont contées. Le poème d'Alfred de Musset " A Ninon" est lu sur des images familiales tournées sur une exploitation agricole de Bailleau-Armenonville.&nbsp;S'en suivent plusieurs lettres d'amour cachant chacune des messages secrets et grivois mais seule la dernière lettre serait véritablement de George à Alfred, la première et la plus longue est un canular écrit à la fin du XIX siècle, après la mort de la romancière.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>"La fleur qui fait le printemps" long poème de 15 strophes de <strong>Théophile Gautier</strong> est illustré dans l'opus troisième par des images des années 1960 à 1970, réalisées dans plusieurs fermes d'Eure-et-Loir. Extrait : "Pourtant le pêcher est tout rose, comme un désir de la pudeur, et le pommier, que l'aube arrose, s’épanouit dans sa candeur".</p><p>Le film se termine par ces vers de <strong>Paul Verlaine</strong> dans "Campagne savoureuse et bonne" : "..... Et je t'étreins, et tu me serres et zut au monde qui jasait, aime moi, car sans toi, rien ne puis rien ne suis".&nbsp;</p><p>Cette balade d'amour du temps jadis se termine dans l'opus quatrième avec l'entrelacement de deux odes à l'amour, dans les Sonnets VIII de<strong> Louise Labé,</strong>&nbsp;le poème "Je vis, je meurs" et celui de <strong>Stephane Mallarmé </strong>"Si tu veux nous nous aimerons".&nbsp;Aux vers de Louise Labé répondent en écho ceux de Stéphane Mallarmé, faisant se rapprocher du bout des lèvres, deux poètes que 300 ans séparent.&nbsp;</p><p>C'est ce désir qui peut rendre fou, si bien exprimé par Louise Labé, qui inspira à <strong>Jean de la Fontaine </strong>la fable "L'amour et la folie" récité, sur des images d'André Sorand en 1940 à Maillebois, et se terminant par ces vers "... Le résultat enfin de la supême Cour, fut de condamner la Folie à servir de guide à l'Amour"</p><p>À méditer... Et bonne Saint-Valentin !&nbsp;</p><p></p><p class="textFrame">Ces quatre films ont été réalisés par Ciclic dans le cadre de l'opération la Mémoire filmée d'Eure-et-Loir en partenariat avec le Conseil départemental d'Eure-et-Loir. Ils ont été diffusés lors des 5e rencontres cinématographiques du Compa (conservatoire de l'agriculture) à Chartres, sur le thème "L'amour à la campagne" du 9 au 13 février 2011. Réalisation : Catherine Robert avec la voix de Sebastien Micmacher. Tous les extraits utilisés dans ces films sont visibles sur le site Mémoire.</p> Wed, 08 Feb 2017 11:32:58 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/si-je-vous-le-disais-pourtant-que-je-vous-aime Découvrir Rencontre avec Bernard Buffet <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/18093_53_Buffet.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo" style="margin-bottom: 0cm;"></p><p class="textChapo">Ciclic poursuit la mise en valeur des images d'art de ses collections. En écho à la rétrospective Bernard Buffet au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et l'exposition du Musée Montmartre, «&nbsp;Bernard Buffet, intimement&nbsp;», nous vous proposons ces images tournées par Joseph Forêt, éditeur d’art et cinéaste amateur.</p><p>Joseph Forêt, en parallèle de ses nombreuses activités d’éditeur d’art, s’attacha à conserver des images de ses nombreuses rencontres artistiques. Cet autodidacte passionné sut approcher les artistes et les filmer&nbsp;: les tous premiers instants immortalisés sont ceux passés avec Pierre Bonnard et Anré Marchand juste après-guerre à Saint-Tropez, avec une caméra 8mm.</p><p>C'est en 1958 que Joseph Forêt collabore pour la première fois avec Bernard Buffet, sur Les voyages fantastiques de Cyrano de Bergerac, pour lequel l'artiste réalise 18 gravures. A ce moment-là, le génie de l’artiste-peintre, tout juste 30 ans, est déjà consacré par une rétrospective qui attire plus de cent milles personnes à la galerie Charpentier.</p><p>&nbsp;</p><p class="textRightFrame">Né en 1901 dans le Puy de Dôme, Joseph Forêt est un aventurier du XXe siècle. Orphelin dès l’âge de 5 ans, élevé par sa grand-mère dans une pauvreté certaine, il quitte très vite sa ville natale pour vivre de petits boulots aussi divers que précaires. En 1941, il vit du négoce de timbres et se lance dans l’édition d’art avec plusieurs ouvrages de qualité pour les enfants, une revue philatélique, et l’édition de cartes postales. C'est à partir des années 50 qu'il se lance dans l'édition de livres d’art à tirage limité&nbsp;: ses débuts remarquables le font collaborer avec Picasso pour&nbsp;Les Cavaliers d'ombre&nbsp;de Geneviève Laporte. Puis il collabore avec des grands noms comme André Maurois, Maurice Utrillo, Cécil Saint-Laurent, Salvador Dali, Jean Cocteau...</p><p>Un succès fulgurant</p><p>Né à Paris en 1928, Bernard Buffet révèle un talent précoce&nbsp;: admis à l'<strong>Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts</strong> en 1943 grâce à une dérogation en raison de son jeune âge, il enchaîne les succès dès l'exposition de sa première toile en 1947,&nbsp;Autoportrait,&nbsp;au <strong>Salon des moins de trente ans</strong>. Puis c'est L'homme accoudé qui reçoit un succès critique au Salon des Indépendants et au Salon d'automne&nbsp;.</p> <p>Bien que Bernard Buffet n'ait jamais été exposé par les institutions françaises durant son vivant (il aura tout de même un fauteuil à l'Académie des Beaux-Arts en 1974), c'est l'Etat qui lui achète sa première toile&nbsp;: Raymond Cogniat acquiert Le coq mort pour le Musée National d'Art Moderne en 1947.</p> <p>Puis ce sont les marchands d'art qui se passionnent pour le jeune peintre : le collectionneur <strong>Maurice Girardin</strong> et les galeristes <strong>Emmanuel David</strong> et <strong>Maurice Garnier</strong> se disputent ses toiles, alors qu'il remporte le Prix de la Critique d'Art (partagé avec Bernard Lorjou) à seulement 20 ans. A partir des années 1950, il est présent dans de nombreuses galeries à travers le monde&nbsp;: New York, Londres, Bâle, Copenhague, Genève...</p> <p>&nbsp;Fraichement débarqué à Paris, <strong>Pierre Bergé</strong>, jeune entrepreneur de 20 ans dans le domaine des arts et de la littérature, qui fréquente déjà des grands écrivains comme Prévert ou Camus, Cocteau ou Sartre, tombe passionnément amoureux du peintre et va l'accompagner pendant huit années vers la fortune et la célébrité. <strong>En 1955, la revue Connaissance des Arts lui attribue la première place parmi les dix meilleurs peintres de l'Après-Guerre et en 1958, c'est le triomphe à travers une rétrospective de son œuvre à la galerie Charpentier, à tout juste 30 ans</strong>.</p> <p>Cette consécration est suivi d'un grand bouleversement : les deux hommes, qui ne se sont pas quitté une seule journée pendant huit ans, se séparent. Bergé a le coup de foudre pour Saint-Laurent, et Buffet rencontre Annabel.</p> <p>Annabel Schwob (1928-2005), mannequin et chanteuse fréquentant l'élite intellectuelle de Saint-Germain-des-Prés, tombe sous le charme du peintre en 1958 à Saint-Tropez et devient immédiatement sa muse. Ils se marient quelques mois plus tard et la jeune femme commence une carrière d'écrivain en publiant son premier roman, Comme tout le monde.</p><p></p><p>Bernard Buffet rencontre l'Apocalypse</p><p>Entre 1959 et 1961, Joseph Forêt entreprend son plus grand projet d’édition&nbsp;: <strong>un livre-monument, unique, le plus grand, le plus lourd, le plus cher du monde réalisé entièrement sur parchemin</strong>. L'Apocalypse de Saint Jean est une édition des textes de Saint-Jean (selon la traduction de l'école biblique de Jérusalem) entièrement calligraphiés à la main, illustrés par des œuvres originales de Salvador Dali, Bernard Buffet, Tsugouharu Foujita, Léonor Fini, Georges Mathieu, Pierre-Yves Trémois et Ossip Zadkine. Les artistes Ernst Fuchs, Roger Lersy et Michel Ciry viennent illustrer les textes originaux de Jean Cocteau, Jean Rostand, Daniel-Rops, Jean Guitton, Emil Cioran, Jean Giono et Ernst Jünger. Cette oeuvre monumentale a fait le tour du monde pendant une dizaine d'années avant de tomber mystérieusement dans l'oubli...</p><p>«&nbsp;Puis voici qu'un agneau apparut à mes yeux, il se tenait sur le mont Sion, accompagné de cent quarante-quatre milliers de gens portant inscrits sur le front son nom et le nom de son Père.&nbsp;»&nbsp;(trad. Ecole biblique de Jérusalem). Cet extrait est tiré du chapitre 14 de l'Apocalypse, choisi par le peintre pour cette seconde collaboration avec Forêt.</p><p>&nbsp;Parmi <strong>les rushes du film amateur</strong> que Joseph Forêt a réalisé pour témoigner du travail exceptionnel que ce livre-monument a représenté, on voit l'artiste prenant la pose devant l'une de ses trois illustrations, Saint-Jean (il réalisera aussi L'agneau écorché et L'Agneau de Lumière). Bien que l'apôtre soit auréolé de lignes de lumière, ses traits noirs et anguleux montrent <strong>un visage austère et décharné fidèle au style du peintre</strong>. La beauté transparente de ce support exceptionnel qu'est le parchemin est mise en valeur par le cinéaste qui filme le dos de la toile, éclairée sur le devant.</p><p>Achetée en 1956, <strong>sa propriété Château-l'Arc</strong> (à Fuveau, Bouches du Rhône) sera la résidence principale de Bernard Buffet jusqu'en 1964. Il y a créé son atelier, peuplé d'outils et de tubes de peinture entassés, traversé par une gazelle apprivoisée, donnant sur la parc et sa bergerie, et surtout, pleinement habité par Annabel. L'artiste est ainsi filmé tel qu'il vivait en 1961, avec <strong>ses deux passions mêlées : la peinture et sa muse</strong>. C'est aussi à ce moment-là qu'il signe une exposition intitulée "Trente fois Annabel".</p><p class="textFrame">Juste après l'aventure de l'Apocalypse, Bernard Buffet a entrepris la réalisation de fresques représentant la vie du Christ dans la chapelle du château. Ces peintures ont été léguées au musée du Vatican par Buffet en 1971, à la demande de Monseigneur Pasquale Macchi, secrétaire du Pape Paul VI.</p> Wed, 08 Feb 2017 10:59:22 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/rencontre-avec-bernard-buffet Découvrir Les vies d'une usine <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/3568/thumbs/115/thum-008.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Au milieu des années 1950, Julien Damoye, photographe professionnel à Vendôme, réalise ce film présentant les différentes activités d'une entreprise, FMB (Fermetures Métalliques du Bâtiment), qui fut l'un des fleurons de l'industrie vendômoise.</p><p><strong>La production</strong></p><p>Pour faire vivre et fonctionner une usine il faut évidemment des ouvriers. Après une vue du bâtiment de l'entreprise, le réalisateur nous fait donc visiter les différents ateliers afin de découvrir la confection de volets ou de grilles métalliques.</p><p><strong>La présentation des produits</strong></p><p>Une fois le produit conçu et fabriqué, il est nécessaire de le faire connaître. Pour cela rien de tel qu'une foire-exposition, et, sur ce film, ce n'est rien de moins que la Foire de Paris, du 22 mai au 7 juin 1954, qui permet à FMB de présenter ces différents produits à travers un pavillon témoin.</p><p><strong>La vente et son organisation</strong></p><p>Si la vente commence au plus près de la production, comme le montre la troisième séquence avec le départ de l'usine d'un représentant et la devanture d'un magasin vendômois équipé par FMB, elle doit également s'organiser et se coordonner pour réussir à toucher tout le territoire national comme l'illustre la quatrième séquence présentant rapidement le réseau national des vendeurs de l'entreprise.</p><p><strong>L'usine comme une famille</strong></p><p>Dans les années 1950, les responsables d'une entreprise en sont encore souvent les fondateurs et ils vivent donc auprès de leurs employés qu'ils côtoient quotidiennement. Ainsi la dernière séquence nous montre les employés et les dirigeants partageant un moment fort du pays (levée du drapeau français certainement à l'occasion d'une commémoration nationale) puis montrant leur solidarité lors des funérailles de l'un d'entre eux.</p> Wed, 25 Jan 2017 07:07:27 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/les-vies-dune-usine Découvrir Le peintre Pierre Bonnard en 1946 <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/18091_2737.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Ce film amateur fait partie des 47 films réalisés par Joseph Forêt, éditeur et cinéaste amateur, et conservés par Ciclic.</p><p class="textRightFrame"><strong>Pierre Bonnard </strong><strong>est l’un des grands maî</strong><strong>tres de la peinture du XXe siècle. </strong>En témoigne la rétrospective que lui consacra le Musée d’Orsay au Printemps 2015. Né en 1867 et décédé en 1947, la personnalité de Bonnard s'est façonnée entre la fin de l'impressionnisme, le mouvement nabi dont il est l'un des principaux artisans, pour ensuite s'affranchir de tout courant artistique et de toute convention. Sous une apparence de tranquille simplicité, l'œuvre de Bonnard se révèle singulière, complexe, pleine de nuances et comme détachée du temps. Peintre de personnages, figures, nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Bonnard est inclassable. Il a côtoyé tous les mouvements dans la peinture de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, son œuvre a la particularité d’être marquée par la recherche continuelle du bonheur et de la lumière.</p><p><strong>Jos</strong><strong>e</strong><strong>ph F</strong><strong>orêt, e</strong><strong>n parallèle de ses nombreuses activités d’éditeur d’art, s’attacha à conserver avec s</strong><strong>a cam</strong><strong>éra 16m</strong><strong>m Bell &amp; Howell, des images de ses nombreuses rencontres a</strong><strong>rtistiques.</strong> Cet autodidacte passionné sut approcher les artistes, écrivains et philosophes parmi les plus marquants de la première moitié du XXe siècle et les filmer comme on filme la famille. Ses premiers films datent de l’été 1944, il filme du 64 rue Lafayette dans le 9e arrondissement de Paris, adresse des bureaux de sa maison d’édition d’art et de timbres, puis l’ambiance de Paris après sa récente Libération, place de la Concorde et Eglise de la Madeleine.</p><p><strong>Puis très vite, </strong><strong>la c</strong><strong>a</strong><strong></strong><strong>méra de Joseph Forêt se tourne vers les artistes peintres. Les d</strong><strong>eu</strong><strong>x films sur Pierre Bonnar</strong><strong>d so</strong><strong>nt les premiers d'une longue collection qui va s'étendre sur vingt a</strong><strong>ns.</strong></p><p>Ciclic vous propose ces images de Pierre Bonnard tournées en 1946, quelques mois avant la mort de l'artiste, à la Villa Le Bosquet au Cannet (Alpes-Maritimes),</p><p><strong>Portrait à la Villa Le Bosquet</strong></p><p>&nbsp;Joseph Forêt vient le 13 avril 1946 à la ‘’Villa Le Bosquet’’ présenter à Bonnard le petit film de 8mm pris au cours d'une promenade faite à Saint-Tropez en 1945 en compagnie de Marguerite Maeght et du peintre André Marchand (image ci-dessus).</p><p>Il en profite pour le filmer à nouveau devant la façade sud de la villa que Bonnard a acheté en 1926 pour Maria Boursin, Marthe de Méligny, son ancien modèle qu’il a épousé en août 1925. Maria est morte le 26 janvier 1942, cela fait déjà quatre ans. Le jour de cette rencontre, que Forêt décrit dans quelques notes sommaires conservées par le Centre de la mémoire de la Ville d’Issoudun, Bonnard semble très fatigué : « …visite que j’ai faite à Pierre Bonnard un matin de printemps. D’habitude réticent à se faire filmer, il hésita un peu, ensuite il voulut bien, mais sans plus. Aussi c’est avec beaucoup de patience et de subtilité que je pus prendre ce court métrage. De temps à autre il me disait : - c’est assez, ça vous suffit. - Mais non, car je crains d’avoir fait des ratages et en prenant plusieurs photos je pourrai en avoir d’excellentes. - Ah bon. Il est midi et demi quand je me retire.&nbsp;Je sens que je l’importunerai si je continue à le filmer, aussi je n’insiste pas.».&nbsp;Après quelques plans rapprochés, Joseph Forêt le filme faisant quelques pas dans le jardin et discutant avec son jardinier, humant quelques fleurs.</p><p>&nbsp;Les prises de vues se sont faites à deux périodes distinctes, peut-être les 13 et 14 avril et peut-être plus tard, en mai comme l’indique une autre note. Le premier jour, Pierre Bonnard, assis sur un banc devant la villa, pose légèrement gêné et impatient, le cou enveloppé d’une lavallière de soie, il porte des chaussons de jardin. Plus tard, un homme et une femme lui parlent, peut-être son neveu et sa nièce, Robert et Renée Terrasse. Bonnard est plus gai et porte un chapeau d’été, le soleil est plus vif.</p><p>&nbsp;Ces images animées de Pierre Bonnard huit mois avant sa disparition sont rares, et on ignore à ce jour quelles étaient les intentions de Joseph Forêt. Il découvre les possibilités du cinéma amateur en 1944, filme la vie autour des artistes peintres dans le sud de la France, Cannes, Mandelieu-la-Napoule, Nice, Bandol, Toulon en 1945. Parmi les images du récent débarquement de Provence, des repas et des fêtes avec Aimé et Marguerite Maeght, galeristes, André Marchand, artiste peintre, et quelques inconnus. Forêt se déplace beaucoup au volant de sa Delahaye, la Marne, la Lorraine, Nancy, Strasbourg, Londres et Paris, pour son travail d’éditeur et de philatéliste.</p><p><strong>Prochain épisode des aventures artistiques de Joseph Forêt... Bernard Buffet</strong></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> Thu, 19 Jan 2017 08:58:59 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/le-peintre-pierre-bonnard-en-1946 Découvrir