Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Sat, 23 Sep 2017 05:46:51 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ La Fête des vendanges à Coust <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/10260_3/thumbs/115/thum-016.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Vers 1950, Marcel Petitjean, photographe à Saint-Amand-Montrond, filme la fête des vendanges dans un petit village du Cher : défilé de chars, vins nouveaux, mât de cocagne et couronnement d'une reine !</p><p>A quelques kilomètres de Saint-Amand-Montrond, <strong>le village de Coust a longtemps vécu de l'exploitation de la vigne</strong>. C'est l'invasion du phylloxera au XIXe qui a mis fin à la prépondérance des vignerons.</p><p>Au milieu du XXe siècle, la fête des vendanges reste cependant un événement d'importance pour cette petite communauté de 500 habitants. <strong>Cette année-là, le photographe filme la fête</strong>. Grâce au premier plan du film, nous savons que la fête se passe le dimanche 9 octobre. Cela pourrait donc être en 1949 ou en 1955... L'affiche nous donne aussi le déroulé précis des festivités : "à partir de 14h30, mât de cocagne, avec les vins nouveaux, course aux ânes avec prix" et encore "Couronnement de la reine, bal de jour et de nuit, avec surprise" et "défilés de char".&nbsp;</p><p><strong>A vous de découvrir tous ces petits moments de joie !</strong></p> Wed, 20 Sep 2017 06:52:27 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/la-fete-des-vendanges-coust Découvrir Poterie ancestrale de Bazaiges <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/16097/thumbs/115/thum-080.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">A travers un très beau film réalisé dans les années 1950, Raymond Gesell et Jacques Allain, tous deux membre du Ciné-Club d'Argenton-sur-Creuse, présentent les poteries de terre de Bazaiges et leur mode de fabrication avec la participation de Fernand Baudat, représentant de la dernière lignée de potiers locaux.</p><p><strong>Un réalisateur pour l'histoire</strong>En 1945, <strong>Raymond Gesell </strong>et sa femme ouvrent une boutique de photographie à Argenton-sur-Creuse où ce type de commerce n'existait pas encore. A partir de cette date, il <strong>devient témoin de son temps et tourne des actualités</strong> sur les communes d'Argenton-sur-Creuse, de Saint-Marcel et du Pêchereau.</p><p>Ami avec <strong>Jacques Allain</strong>,<strong> fondateur du Musée d'Argentomagus</strong>, Raymond Gesell prend de nombreuses photographies au fur et à mesure des fouilles du site, recensant ainsi par l'image de nombreux objets archéologiques. Et c'est également avec Jacques Allain qu'il tourne le film "Technique archaïque des potiers de Bazaiges", présentant ces<strong> poteries spécifiques faites à la main</strong> et le savoir-faire du dernier potier en fabriquant, Fernand Baudat. <strong>Une technique typiquement bazaigeoise</strong>Présentant la fabrication d'un cuvier à lessive, ce film est un <strong>document historique sur une technique du XIXè siècle</strong> décrite par George Sand comme spécifique à Bazaiges, les autres potiers utilisant plus souvent le tour à roue et à bâton. La Dame de Nohant achetait à l'époque ces pots à Justin Baudat pour orner son jardin et se déplaçait elle-même de Gargilesse à Bazaiges pour les commander.<strong>La fabrication de la poterie</strong> commence par le malaxage de la terre avec de l'eau puis le battage de la pâte obtenue. Ensuite commence le long travail de modelage, soit la mise en forme de la terre par la pression des doigts. Une fois l'ouvrage en terre formé et terminé, ici un cuvier, il est placé parmi d'autres poteries pour sécher. Plus tard le potier les recouvre d'autres poteries et de terre pour transformer le tout en un four dans lequel il introduit un feu pour cuire son ouvrage.<strong>Le maintien de la tradition</strong>Toute la démonstration du savoir-faire bazaigeois présenté dans ce film est effectuée par le dernier potier l'utilisant, <strong>Fernand Baudat</strong>.</p><p>Petit-fils de Justin Baudat, dont le fils Lucien n'a pas pu prendre la suite en raison d'une blessure lors de la Première Guerre Mondiale, <strong>il décide en 1936 de reprendre la fabrication des pots</strong>. Mais, prisonnier durant toute la Seconde Guerre Mondiale, il lui faut attendre la Libération pour s'installer à Dampierre car son atelier de Bazaiges est occupé et son épouse, institutrice, y a été nommée. <strong>Il construit ses fours à Gargilesse</strong> où il développe son activité en profitant notamment des retombées touristiques amenées par le label des "Plus beaux villages de France". Cette opportunité lui permet de se diversifier. L'offre, jusqu'ici essentiellement axée sur l'utilitaire avec des cuviers pour la lessive, des pichets ou des saloirs, évolue vers l'ornemental et la décoration.Fernand Baudat reste <strong>très présent dans le paysage local</strong> puisque la place de la mairie de Gargilesse-Dampierre porte son nom et que, depuis 2012, une poterie qu'il réalisa en 1965, offerte par son fils Guy, trône sur la place principale de Bazaiges.A travers la caméra de Raymond Gesell, découvrez le savoir-faire d'un potier de Bazaiges, seul village de potiers en Europe qui travaillait l'argile sans tour jusqu'en 1956.</p> Wed, 13 Sep 2017 07:20:11 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/poterie-ancestrale-de-bazaiges Découvrir C'est la rentrée à l'école Jean Macé <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/19060-00-00-07.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Les vacances et l'été sont finis... Les élèves ont rejoint les bancs de l'école. C'est à une "rentrée des classes" en forme de voyage dans le temps que nous vous invitons: retour vers les années 1950 à l'école Jean Macé de Chinon !</p><p>L’école Jean Macé ouvre ses portes en 1892. Ecole laïque et publique, elle reste réservée aux jeunes filles jusqu'en 1970, avant de devenir une école mixte. L'école est alors adossée au coteau de la rue des Puits de Bans, à même les contreforts de la cité chinonaise.</p><p>C'est après-guerre dans les années 1950-1960 que les enseignants font l'acquisition d'une caméra 9,5 mm pour filmer toutes les activités scolaires et périscolaires des jeunes écolières chinonaises[1].</p><p>L'ensemble de ces films constitue un témoignage unique et rare sur le quotidien de ces écolières : classes en extérieur à la forteresse royale de Chinon, sortie des classes, répétitions dans la cour pour la fête annuelle de la jeunesse des écoles publiques (ou "lendits"), sorties scolaires à l'étranger, en région parisienne et en Indre-et-Loire (au château d'Azay-le-Rideau notamment).</p><p>L'école Jean Macé fut détruite en 1997 pour laisser place au parking de la Brèche et à un ascenseur permettant un stationnement et un accès à la forteresse royale de Chinon.</p><p><strong>La petite histoire du fonds de l'école Jean Macé</strong> : <strong>ce sont 21 films, tous tournés en 9,5 mm, qui ont été retrouvés lors de la destruction de l'école en 1997</strong>. Sauvés des décombres et des gravas par une personne travaillant sur le chantier de démolition, ils ont été confiés aux archives municipales de la Ville de Chinon. C'est en 2015, lors d'une collecte de films sur Chinon et ses environs, que la ville en a fait le dépôt auprès de Ciclic, permettant au plus grand nombre, à travers le site Mémoire, de redécouvrir la vie des écoliers d'antan.</p> <p>[1] A ce jour, nous ne connaissons pas le nom du/des cinéaste(s) qui a/ont tourné les images. <strong>Aussi, chez lectrices et lecteurs de Mémoire, si vous avez des informations sur le nom des enseignants cinéastes, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse : collecte@ciclic.fr.</strong></p> Thu, 31 Aug 2017 15:54:19 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/cest-la-rentree-lecole-jean-mace Découvrir Rare portrait de l'artiste Bascoulard <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Bascoulard Le Caravage.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">En octobre 1946, Guy Magdelein réussit à entraîner Marcel Bascoulard dans le petit studio du Ciné-Berry-Amateur récemment formé en janvier 1945. Bascoulard est alors âgé de 33 ans et fait partie de la vie berruyère depuis longtemps.</p> <p class="textSubSubTitle">Le film de Guy Magdelein</p><p>Les images du cinéaste amateur Guy Magdelein sont saisissantes, tout d’abord ce choix, inhabituel chez lui, de choisir un lieu clos, le studio, <strong>un éclairage dur et un fonds noir</strong>. C’est le portrait de Bascoulard qu’il veut faire, ce dernier, le visage sale mais souriant et plein de jeunesse, la bouche déjà édentée, s’adresse à lui dans de grands gestes, que lui raconte-t-il de manière aussi véhémente, lui d’habitude si fuyant&nbsp;?</p> <p>Second plan, Bascoulard est absorbé, on ne voit pas ses mains, de temps à autre son visage se tourne vers la droite comme s’il dessinait sur le motif. Pourtant le troisième plan est sur ses mains sales posées sur deux dessins terminés, d’un bout de crayon, il termine quelques détails, par petits coups ou grattures. La séquence d’1 minute 17 secondes se termine par un portrait du profil gauche complètement décentré dans le cadre où l’œil noir et la barbiche de Bascoulard font penser immanquablement à un clair-obscur peint par Le Caravage.</p><p>&nbsp;</p><p class="textSubSubTitle">La vie de Marcel Bascoulard</p> <p>Le livre de Patrick Martinat : Bascoulard. Dessinateur virtuose, clochard magnifique, femme inventée aux Cahiers dessinés (2014) trace parfaitement les contours de l’œuvre de cet autodidacte <strong>né en 1913</strong>. L’enfance de Bascoulard se passe à <strong>Bigny-Vallenay</strong> près de Saint-Amand-Montrond dans le Cher entre sa sœur aînée Marie-Julie et son jeune frère Roger. Après la Grande Guerre, la famille migre sur Saint-Florent-sur-Cher, le père est maçon. La jeunesse de Marcel se termine brusquement par <strong>l’assassinat de son père par sa mère le 25 septembre 1932</strong>. Cette dernière est internée à l’Hôpital psychiatrique de Beauregard à Bourges et finira sa vie à l'asile. Marcel se rapproche de sa mère et rejoint Bourges, se marginalise très vite, loge dans des caves, des cabanes dans les Marais puis dans le quartier d’Avaricum, voué à la démolition.</p> <p>Qui se promenait dans le centre-ville de Bourges, avait toutes les chances de croiser l'homme, s’habillant parfois en femme, le plus souvent d’une blouse grise, se déplaçant en compagnie d’un chat et plus tard d’un étrange tricycle, troquant son travail d'artiste pour du lait ou pour la viande de ses chats.</p> <p>Jean-Jacques Laverdant, Issoldunois, se souvient&thinsp;: « J'étais aux Beaux-Arts de Bourges à cette époque et je le voyais tous les jours. Il était rue Porte-Jaune ou place Gordaine. Il dessinait très souvent la cathédrale et ce qui me surprenait, c'est qu'il n'était pas sur le motif. D'une certaine manière, il nous ravissait la vedette… »[i]</p><p>&nbsp;</p> <p class="textSubSubTitle">Bascoulard, une mémoire eidétique</p><p class="textImageGauche">Le talent de Marcel Bascoulard est certain, le personnage au prime abord repoussant n’a rien fait pour se promouvoir. Il semble pourtant doté, si on se réfère aux propos de Jean-Jacques Laverdant, d’une mémoire photographique comme l’artiste coréen Kim Jung Gi ou le londonien Stephen Wilthire diagnostiqué Asperger et doté d’une mémoire eidétique. Le fait que Marcel Bascoulard parlait plusieurs langues, le russe, le suédois et l’allemand, qu’il avait appris tout seul, viendrait corroborer cette hypothèse.</p> <p>Assassiné le 12 janvier 1978 par un jeune marginal, Marcel Bascoulard repose au cimetière saint Lazare (Massif 7 - L 11 - F 152), les obsèques furent payées par la Ville de Bourges reconnaissant son talent à sa réelle dimension. Plus tard, on donnera son nom à une petite place située entre la rue Mirebeau et la rue Calvin, et vingt ans plus tard en 1998, un buste en bronze y est implanté représentant l'artiste Marcel Bascoulard.</p> <p>A l’heure où ses œuvres se dispersent et où les témoins se raréfient, 120 oeuvres originales furent exposées en février 2008 au Conseil général du Cher, des dessins de Bascoulard furent présentés dans le cadre d'une exposition « Les Cahiers dessinés » à la halle Saint-Pierre à Paris-XVIIIe du 21 janvier au 12 août 2015, puis l’Ensa de Bourges lui consacra une exposition intitulée «&nbsp;Marcel Bascoulard, sismographe du temps nerveux&nbsp;» du 24 juin au 31 août 2016 à La Box. Plus récemment, les lycéennes et lycéens de l'atelier cinéma-audiovisuel du Lycée Professionnel Jean Mermoz de Bourges ont réalisé un film intitulé "Bascoulard et nous", document consacré à l'artiste clochard, poète et dessinateur qu'il présenteront le 19 septembre 2017 à 17h00, allée des collèges à Bourges.</p><p>&nbsp;</p> <p class="textFrame">Longtemps réservée aux seuls berruyers qui pour certains l’ont soutenu via un système de troc de ses dessins contre des denrées, l’œuvre de Marcel Bascoulard a commencé à rayonner au-delà de Bourges et sa côte ne cesse d’augmenter jusqu’à atteindre 6123€ en avril 2017[ii] pour un dessin. Pour en savoir plus&nbsp;: « Bascoulard » par Patrick Martinat, Éditions Les Cahiers dessinés 2014 et «&nbsp;Monsieur Bascoulard&nbsp;» de Bernard Capo, Bulleberry Éditions 2013.</p><p>&nbsp;</p> <p>[i] La Nouvelle République 09/12/2014 Emmanuel Bédu</p> <p>[ii] Le Berry Républicain 08/04/2017 Bertrand Philippe</p> Fri, 25 Aug 2017 11:47:14 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/figures-de-memoire/rare-portrait-de-lartiste-bascoulard Découvrir Les fêtes du lac d'Éguzon en 1956 <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/1207_Jacques Thoumyre 3.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le club nautique d'Éguzon né en 1947, organise chaque année une journée festive autour des sports nautiques. Le 24 juin 1956, le cinéaste amateur Jacques Thoumyre réalise un film sur cet évènement.</p><p>Par ces grosses chaleurs de juillet, rien de tel qu'un petit plongeon dans le lac d'Éguzon. Pour être plus précis, ce lac se nomme le lac de Chambon, créé en 1926 suite au barrage électrique situé à Éguzon. Long de 16 km et large de 751 mètres, il se situe en rive gauche, sur les communes d'Éguzon-Chantôme et Crozant et en rive droite sur Cuzion et Saint-Plantaire, couvrant ainsi deux départements l'Indre et la Creuse.</p><p>Une telle étendue d'eau dans un cadre verdoyant est très appréciée des habitants de la région qui s'y retrouvent en fin de semaine pour un avant-goût de vacances. Cette année 1956 ont lieu les démonstrations et compétitions de ski nautique acrobatique avec saut sur ponton et prouesses techniques.</p><p>Pour cet été 2017 le lac se voit malheureusement interdit de baignade durant les fêtes du dimanche 23 juillet à cause de la prolifération de cyanobactéries, plus communément appelées "Algues bleues".</p><p>Alors profitez de ce retour en 1956 pour vous y rafraîchir, bonne baignade !</p> Thu, 20 Jul 2017 12:54:17 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/les-fetes-du-lac-deguzon-en-1956 Découvrir