Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Wed, 21 Nov 2018 15:03:31 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Le Manège de Petit Pierre à Fay-aux-Loges <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/14568/thumbs/115/thum-017.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Un cinéaste amateur part à la découverte d'un monument de l'art brut : le Manège de Petit Pierre.</p><p class="textRightFrame"><strong>Gaston Descroix</strong> commence à réaliser des films en 8 mm à la fin des années 1950. Ce commercial originaire d'Orléans a réalisé des petits films sur sa ville et les animations qui s'y tenaient comme les <strong>Floralies</strong> de 1967, les <strong>fêtes Johanniques</strong>&nbsp;ou encore un <strong>spectacle automobile</strong> du cascadeur Jean Sunny.</p><p>Dans les années 60, Gaston Descroix, cinéaste amateur orléanais se rend à <strong>Fay-aux-Loges</strong> où il filme le Manège de Petit Pierre. A cette époque, les visiteurs découvraient dans le village une œuvre peu commune qui allait leur laisser quelques souvenirs impérissables.</p><p><strong>Petit Pierre</strong>, c’est le surnom donné à Pierre Avezard, vacher à la ferme de la Coinche, dans laquelle il s’installe et commence la réalisation de son manège, en 1937. Autodidacte, il <strong>récupère des morceaux de tôle, des clous et toutes sortes de matériaux glanés dans les déchetteries.</strong> Avec, il bricole des figures, des trains, des sujets, tous articulés par divers rouages mécaniques. A force de patience et d’imagination, son manège prend forme et finit par devenir un véritable <strong>monument d’art brut</strong> qui attire les visiteurs dès la fin des années 1950. &nbsp;Sourd-muet et borgne de naissance, Petit Pierre a su vaincre son infirmité en offrant une part de son rêve aux curieux.</p> <p>Dans les années 80, la protection du manège est menacée. La santé de Petit Pierre s'affaiblit et ne pouvant s'y rendre régulièrement, l'oeuvre est vandalisée à plusieurs reprises. C'est alors qu'un passionné d'arts insolites, <strong>Alain Bourbonnai</strong>s, se propose d'accueillir le manège dans son parc du <strong>musée de la Fabuloserie</strong>, à Dicy dans l'Yonne. A force de patience et de témérité, une équipe de bénévoles de la région aida Alain et Caroline, son épouse, à son déménagement puis à sa restauration. Sauvée de la destruction, l'oeuvre à nouveau sur pied est fin prête pour accueillir ses visiteurs.</p><p>Les quelques images muettes de ce film rendent compte de la magie qui s’opérait <strong>dans le lieu même de son concepteur</strong>, sur son propre terrain, avec ses spectateurs amusés, ses objets et personnages à n’en plus finir, aussi animés que la vraie vie. On y voit aussi sa folle tour Eiffel, et, pour un bref instant, Petit Pierre à l’œuvre&nbsp;!</p><p><strong>En attendant de vous rendre au musée de la Fabuloserie, venez toucher du regard cette merveille&nbsp;de créativité !</strong></p> Tue, 20 Nov 2018 08:47:31 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/le-manege-de-petit-pierre-fay-aux-loges Découvrir "Mennetou-sur-Cher, un simple village de France" <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/j.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"Mennetou, un simple village de France", c'est un film 8 mm tourné par le cinéaste amateur Gabriel-Louis Guiet entre 1942 et 1946. A mi-chemin entre le film de famille et l'approche documentaire, le film nous offre de multiples regards sur la vie d'un petit village de Loir-et-Cher dans les années 1940.</p><p><strong>Gabriel-Louis Guiet est né à Orgères-en-Beauce (Eure-et-Loir) en 1902</strong>. Après le certificat d'études, il devient restaurateur et se voit employé dans des hôtels aux Etats-Unis et à Londres. En 1937 (et jusqu'en 1954), il tient un restaurant, l'Auberge des Cordeliers, rue de l'école de Médecine, dans le VIe arrondissement de Paris.</p><p><strong>En 1937</strong>, naît son fils unique, Georges Guiet. Au même moment, <strong>il fait l'acquisition du caméra Kodak Ciné Movie 8 mm et commence à tourner des films</strong> qui touchent à la vie de famille et aux évènements (petits ou grands) qui se déroulent en région parisienne.</p><p>À la fin des années 1930, ses parents ont quitté Orgères-en-Beauce et se sont installés comme épiciers, rue de la Relinière, à Mennetou-sur-Cher. <strong>C'est en 1942, au gré de ses allers-retours entre la capitale et Mennetou pour rendre visite à ses parents, que Gabriel-Louis Guiet commence à tourner les premières images de son film</strong>.</p><p>Le film "<strong>Mennetou, un simple village de France</strong>", dont le tournage s'étale jusqu'en 1946, <strong>cherche à montrer</strong> avec simplicité <strong>la vie d'un petit village de France</strong> (celui de ses parents) <strong>dans son existence quotidienne à travers le portrait de ses habitants -</strong>&nbsp;ouvriers, commerçants, artisans, paysans, cultivateurs, viticulteurs - qui sont parfois des proches. Le film cherche aussi à mettre en valeur <strong>l'amour du pays que porte le cinéaste au village</strong> : "son simple et si bel horizon de plans d'eau, ses vieilles murailles, les antiques portes de la ville qui l'enferment et qui restent le témoignage de son passé"[1]. Le cinéaste capte aussi des séquences mettant en avant <strong>des événements importants dans l'histoire du village</strong> : le défilé militaire des résistants lors <strong>la Libération en septembre 1944</strong> ou la première moissonneuse-batteuse "Massey-Harris" en action dans les champs. Il s'offre même le luxe de <strong>tourner les séquences finales de son film en couleur</strong> (en Kodachrome) - chose rare au sortir de la Seconde Guerre Mondiale.</p><p><strong>Le film a été projeté à plusieurs reprises à Mennetou-sur-Cher au café Legendre entre 1948 et 1950</strong>. Si ces projections sont faites avec le projecteur familial dans des conditions limite de luminosité, elles apportent un grand plaisir aux habitants du village. A l'époque, le film n'est ni sonorisé, ni synchronisé, il est simplement préfacé d'un poème d'André Rivoire et accompagné de musique classique.</p><p>Comme le soulignait Gabriel-Louis Guiet lors de la présentation publique du film en 1967 au Touring Club de Biarritz : "Si ces quelques instants passés dans la vision de ce petit village qui se situe quelque part entre Sologne et Berry sur les bords du Cher peuvent vous procurer quelque distraction et plaisir, nous en serons heureux et ce sera notre meilleure récompense".</p> <p class="MsoFootnoteText">[1] Texte de présentation du film, lors de la projection au Touring Club de Biarritz (1967).</p> Wed, 14 Nov 2018 11:42:42 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/mennetou-sur-cher-un-simple-village-de-france Découvrir Le 11 novembre vu par les cinéastes amateurs <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Capture.JPG" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11&nbsp;novembre, date de la signature de l’armistice qui mit fin à la&nbsp;Première Guerre mondiale, en 1918. Ce jour-là, elle rend hommage aux soldats morts au combat pendant ce conflit.</p><p>Observée pour la première fois de façon discrète en 1919, la commémoration de l’armistice fait l’objet d’une cérémonie officielle dès le 11&nbsp;novembre 1920&nbsp;: l’État français rendit en ce jour les honneurs militaires funèbres au soldat inconnu. En Région Centre-Val de Loire les cinéastes amateurs ne manquent pas d'immortaliser l'évènement.</p><p>Si les survivants de la Grande Guerre ont longtemps porté le souvenir des combattants lors de ces commémorations du 11 novembre, il en va aujourd'hui différement puisque le dernier d'entre eux, Lazare Ponticelli, s'est éteint le 12 mars 2008. Sans eux, cette journée de souvenir a une tonalité bien différente : elle est désormais l'occasion de rendre hommage à ces soldats pour que ne sombrent pas dans l'oubli les sacrifices et les souffrances de toute une génération.&nbsp;</p><p class="textChapo">Le 11 novembre, une fête nationale</p><p>Depuis 1922, le 11&nbsp;novembre est en France&nbsp;une fête&nbsp;nationale fériée qui commémore la victoire et la paix. Nouveau culte national rendu aux morts, une cérémonie est désormais organisée devant la tombe du soldat inconnu, marquée notamment par une prise d’armes, le dépôt de gerbes de fleurs et la "sonnerie aux morts". Ce rituel se répète dans tous les cimetières et mémoriaux militaires de la Grande Guerre, ainsi qu’au pied des monuments au morts&nbsp;communaux.&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Une commémoration, un cérémonial</p><p>Si les commémorations sont multiples et visibles au quatre coins de la France, il n'en reste pas moins qu'elles se ressemblent pour beaucoup. En effet, le cérémonial suit un schéma précis, il est possible d'y repérer des éléments similaires : le défilé en cortège jusqu'au monument aux morts, le dépôt de gerbes et les discours puis le recueillement au son de la fanfare. Ce cadre fait de cet instant un moment unique au cours duquel le territoire national marche à l'unisson.&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Le 11 novembre vu par les cinéastes amateurs&nbsp;</p><p>Le cinéma amateur est né, en partie, de l'envie de filmer le quotidien, les évènements familiaux mais aussi les moments forts dans la vie d'un village, d'une ville. Le 11 novembre ne déroge pas à la règle. Les cinéastes amateurs se sont emparés de l'évènement afin de célébrer et de commémorer à leur manière cette journée nationale. Au fil du temps, les techniques ne sont pas les mêmes, le matériel évolue. Chaque cinéaste travaille sur des supports différents, que ce soit en argentique avec le 9,5 mm, 8mm, Super 8 et 17,5mm mais aussi vidéo avec le Hi8. La volonté reste similaire: faire de ce moment politique une marque de l'histoire collective au sein du territoire de vie. Dans beaucoup de situations, l'évènement est souvent au service de la caméra; néanmoins dans le cas présent la caméra s'efface pour laisser place à l'hommage et au respect d'une Histoire commune.&nbsp;</p><p><strong>Mémoire</strong> vous propose aujourd'hui d'explorer à travers le temps et l'espace une date clé de notre Histoire. Nous vous invitons à déambuler dans les communes, les villes et les villages, à partager les chants nationaux, à participer à la fanfare et à rendre un hommage en l'honneur des soldats "morts pour la France".</p><p>De nombreux cinéastes amateurs ont mis leurs caméras au service du 11 novembre. Vous trouverez ici les films de <strong>René Hemmler, Charles-Marie Jaguenaud, Louis-Eugène Pintaux, Léon Borget, Paul-Urson Dumont, Guy Hot, Bernard Valéry, Marc Fonteneau, Maurice Garsault, André Chamrobert, Jean Moreux, Jean-Claude Bertrand</strong> et <strong>Pierre Jephos</strong>.</p> Wed, 07 Nov 2018 11:42:49 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/retrospectives/le-11-novembre-vu-par-les-cineastes-amateurs Découvrir La récolte du maïs en Région Centre-Val-de-Loire <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/6950/thumbs/115/thum-009.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">La moisson du maïs, bien précoce cette année, se termine déjà en cette fin d'octobre. C'est l'occasion pour Ciclic de faire le tour de la région Centre Val-de-Loire et de récolter, parmis nos graines de cinéastes, les images témoignant de cette activité agricole automnale.</p><p>Avec ses 25000 exploitations agricoles réparties principalement en élevage bovin, caprin et volailles, culture céréalière et viticulture, la <strong>Région Centre Val-de-Loire compte 60% de surface agricole</strong>. Alors que le maïs est introduit en France dès le 16ème siècle mais reste réservé aux territoires du sud, sa culture ne se développe réellement que dans les années 1950 et 1960 en gagnant les régions du centre et du nord de la Loire, accompagnée par les grands moyens réunis pour <strong>reconstruitre la France au lendemain de la guerre</strong>. La création de l'INRA en 1946 (Institut National de la Recherche Agronomique) et le plan Marshall lancé en 1947 permettent des innovations et progrès techniques de grande ampleur.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Concernant la culture du maïs, la création d'<strong>hybrides précoces</strong> (franco-américains) permettent à la culture du maïs de franchir la Loire, comme nous l'explique Denis Pichot qui filme son père André, agriculteur et sélectionneur à Bazoches-en-Dunois, en Beauce. C'est grâce à cette variété de maïs, adaptée aux climats plus froids du nord de la Loire, que son père a développé cette culture en parallèle de ses recherches sur le blé.&nbsp;&nbsp;</p><p class="textSubTitle">&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Le maïs-grain en Beauce</p><p>Ce maïs, cultivé pour son grain et destiné à la <strong>production de semences ou l'industire agro-alimentaire</strong>, doit être séché après la récolte. Deux méthodes &nbsp;sont ici présentées. Dans les films de Denis Pichot et Maurice Crespin, le stockage dans des silos-cages étroits, appelées les "cribs", permet le passage de l'air et le séchage des épis naturellement. Les épis doivent être égrénés quand le taux d'humidité a baissé aux alentours des 15%. Ce maïs est récolté par des "<strong>corn-pickers</strong>" ou cueilleurs qui séparent les épis de leur tige. <strong>Le séchage en cribs</strong> dure environ 6 mois et quand les épis sont assez secs, ils sont égrénés avec une <strong>batteuse (ou égreneuse)</strong>, comme dans le film de Denis Pichot. Dans le film de Maurice Crespin tourné à Lutz-en-Dunois, le corn-picker est encore attelé au tracteur. Alors qu'à la ferme d'Echainvilliers dans le Loiret, Jean Voiturin utilise une <strong>moissonneuse auto-portée</strong> équipée d'un cueilleur, dès la fin des années 60.</p><p>Dans le film réalisé par l<strong>'Union de Blois</strong>, les équipements sophistiqués de cette coopérative agricole permettent <strong>le séchage des épis en machine</strong>, directement après récolte. Le grain sert ici pour la production de semence fourragère et peut être rapidement conditionné en sacs et vendu. Dans les années 1950, l'Union de Blois fait partie des premiers établissements producteurs de semences en France.</p><p>&nbsp;</p><p class="textSubTitle">Le maïs-ensilage en Champagne berrichonne</p>Le premier maïs à être récolté dans l'année est le "maïs fourrage" ou "maïs ensilage", servant à l'<strong>alimentation des bêtes</strong>, car il doit être encore assez humide. La plante est <strong>fauchée en entier et broyée</strong> par ce qu'on appelle communément une ensileuse, comme dans le film de Jean Chaudron tourné à Graçay.Puis la plante est tassée et couverte pour ne pas laisser passer l'air qui dégraderait la plante. La méthode la plus courante est l'ensilage dans des silos-couloirs comme dans le film de Robert Clair tourné à Theillay, où un <strong>tracteur-tasseur passe sur le fourrage</strong>.&nbsp;&nbsp;En champagne berrichonne, l'élevage occupait encore une grande partie de l'activité agricole dans les années 1950 et la production de plantes fouragères permettait l'autonomie des éleveurs sur l'alimentation des bêtes. A la ferme des Grandes Chapelles de Brion, Hector Gablin confectionne <strong>une meule d'ensilage</strong> avec un système ingénieux importé d'Italie, qui tassait le fourrage par des rouleaux tournant autour d'un mât, pendant que la taule cylindrique était hissée au fur et à mesure que la meule s'élevait. Le fourrage ainsi compacté pouvait nourrir les vaches laitières de la ferme pendant tout l'hiver.<p>&nbsp;</p> Tue, 30 Oct 2018 11:29:29 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/itineraires/la-recolte-du-mais-en-region-centre-val-de-loire Découvrir Mai 1961 : le Cinquantenaire de l'Harmonie Issoldunoise <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/vlcsnap-2018-10-23-17h01m33s672.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p>C'est en mai 1961 qu'a été célébré le cinquantenaire de l'Harmonie d'Issoudun ; de joyeuses festivités hautes en couleurs et riches en déguisements "Belle Epoque", avec parade dans les rues de la ville et en musique, bien évidemment !</p><p class="textRightFrame"><strong>*Anne-Marie Franchet est né en 1942 à Issoudun</strong>. Elle fait une partie de sa scolarité à l'école Jeanne d'Arc d'Issoudun puis à Bourges. <strong>A 18 ans on lui offre sa première caméra une Cinéric, modèle Princesse format 8 mm, puis elle fait l'acquisition d'une Bolex Paillard modèle C8SL</strong>. Après une année à Londres, elle s'installe à Paris et trouve un poste d'assistante de rédaction au journal Le Monde. Elle travaille au départ au service politique avec le journaliste Pierre Viansson-Ponté puis à la rédaction en chef. Elle fait toute sa carrière professionnelle au Monde et y côtoie les grands noms du journalisme.</p><p><strong>Pour célébrer en bonne et due forme ce grand évènement de la vie locale, trois jours de fêtes sont prévus à Issoudun : les jeudi 11, samedi 13 et dimanche 14 mai 1961. </strong></p><p><strong>Le jeudi 11 mai</strong>, <strong>c'est l'inauguration</strong>. Un grand concert, sous les marroniers et au milieu de parterres fleuris, est donné au kiosque à musique dans le jardin public d'Issoudun, à la manière d'un café-concert. Devant un parterre d'environ 1 500 spectateurs se succèdent l'Harmonie Issoldunoise (qui interprète les morceaux joués en 1911 lors de sa fondation ), la Société des Accordéonistes Montluçonnais et un orchestre tzigane dirigé par l'école municipale de musique assurant les intermèdes musicaux.</p><p><strong>Le samedi 13 mai</strong>, <strong>une nouvelle soirée de festivités s'annonce</strong> : à 21h, place à un grand défilé en musique de l'Harmonie municipale de Bourges et de l'Harmonie Issoldunoise. A 22h heures à la salle Jamet, sont organisés un grand bal et un spectacle de variété avec le célèbre orchestre Jacques Hélian qui ne compte pas moins de 18 musiciens sur scène !</p><p><strong>Le dimanche 14 mai, c'est le clou de ces manifestations</strong> ; qui n'a d'ailleurs pas échappé à la caméra de la cinéaste Anne-Marie Franchet*. Précédé de quatre cavaliers, <strong>un grand défilé "Belle Epoque 1911"</strong>, composé d'une trentaine d'automobiles, fiacres, coupés, breaks, landaus, <strong>parade dans les grandes artères de la ville au son de l'Harmonie Issoldunoise</strong> (en tenue d'époque noire et rouge), de la Fanfare et de l'Harmonie Municipale de Nevers, de la Clique des Sapeurs-Pompiers de Déols ainsi que toute une foule de figurants et de figurantes en costume d'époque.</p><p>Le dimanche au soir à la salle Jamet, est donné l'ultime spectacle : un grand bal animé par l'orchestre Claude Chevalier.</p><p>La rédaction de cet aricle a été possible grâce au concours du Centre de la Mémoire d'Issoudun (et notamment Stéphanie Gelfi) qui a mis à disposition de Ciclic un ensemble d'articles de presse de la Nouvelle République. </p> Tue, 23 Oct 2018 15:13:40 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/mai-1961-le-cinquantenaire-de-lharmonie-issoldunoise Découvrir