Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Wed, 18 Sep 2019 19:03:10 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Le château de Chambord dans l'oeil des cinéastes amateur <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Chambord aérien Henri Guilbert 3910_0.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p><strong>Construit à partir de 1519 au cœur d'un immense domaine des environs de Blois, au bord de la rivière Cosson, le Château de Chambord est le plus vaste et sans doute le plus célèbre des Châteaux de la Loire. Démonstration de puissance voulue par François Ier, ce fleuron de la Renaissance fête cette année ses 500 ans, au diapason de celui qui a inspiré son architecture unique, le génial Léonard de Vinci.</strong></p><p class="clearFloat">Tour à tour seigneurie médiévale, relais de chasse, apanage de hauts dignitaires étrangers, puis d'un prétendant au trône de France en exil, Chambord est le seul domaine royal français qui nous soit parvenu dans son intégralité et le plus vaste parc clos d'Europe. Point de basculement entre l'aspiration gothique à l'élévation et la géométrie néoplatonicienne de la Renaissance, le château émerveille le visiteur par d'innombrables inventions architecturales comme les proportions parfaites de son donjon ou la structure en double hélice de son célèbre escalier à vis.</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p><strong class="textSubTitle">Une icône de la culture populaire</strong></p><p class="clearFloat">Auréolé du prestige de son commanditaire et des artistes qui lui donnèrent vie - de Léonard à qui l'on en attribue souvent les plans à Molière qui y créa&nbsp;Le Bourgeois Gentilhomme -&nbsp;Chambord est une fierté française. Un trésor définitivement acquis et restauré par l'Etat depuis 1930. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981, le domaine est aussi entré dans la culture populaire contemporaine par la magie du cinéma et de l'image animée.</p><p class="clearFloat">Les premiers films de famille tournés sur l'ancien domaine royal remontent d'ailleurs aux balbutiements du cinéma amateur dans les années 1930, au moment même où Chambord rouvre ses portes au plus grand nombre. Les nouvelles caméras portatives destinées au «&nbsp;grand public&nbsp;» représentent à l'époque un important investissement financier et seuls quelques touristes privilégiés peuvent alors témoigner de leur visite. Ils s'appellent René Duval, médecin spécialiste des maladies respiratoires à l'hôpital d'Orléans, ou encore Paul Thiolat, représentant d'une célèbre dynastie d'industriels blésois, et filment autour du château les promenades de familles élégantes portant chapeaux et longs manteaux bordés de fourrure.</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p class="clearFloat">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong class="textSubTitle">Une standardisation des prises de vue</strong></p><p class="clearFloat">Avec l'instauration des congés payés, puis la démocratisation du cinéma amateur après-guerre, les films se multiplient. La demeure et son parc prennent des couleurs. Etape incontournable des voyages scolaires et de la route des vacances, la visite des châteaux de la Loire semble n'exister que pour servir de prélude à la découverte du plus cinégénique d'entre eux: le spectaculaire domaine de Chambord. Ce dont témoignent les films de René Deroche (1950), Jean Loye (1955), Robert Crépin (1959), Fernand François (1960), ou encore André Arsicaud (1970). Dès lors, les images amateur de Chambord connaissent une forme de standardisation au fil d'un parcours bien réglé pour le tourisme de masse. Panoramiques et vues d'ensemble dans l'axe de la façade nord, contournement du château par la place Saint-Louis pour admirer la façade sud et pénétrer dans la cour d'honneur par la porte Royale. Parfois un plan des jardins ou du grand parc depuis les terrasses, ou mieux depuis un engin volant comme la montgolfière empruntée par Jean Malard en 1967 ou les petits avions d'Henri Guilbert (1979) ou de Jean-Michel Regneau (1980). Plus rarement un beau travelling du parc ou un témoignage de la périlleuse inspection des toitures comme chez Serge Guy (1955). Et toujours en vedette la tour lanterne filmée avec plus ou moins de succès.</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p class="clearFloat">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong class="textSubTitle">Irruption de l'automobile et tourisme de masse</strong></p><p class="clearFloat">Un paysage immuable, à peine perturbé par le ballet des automobiles de plus en plus nombreuses. Cette irruption divertissante des véhicules à moteur dans les jardins de François Ier suscite d'ailleurs une attention particulière chez certains réalisateurs. Qu'ils soient passionnés d'automobiles comme Jean Malard (1961) et ses amis du «&nbsp;Club des 2CV&nbsp;» ou simples touristes comme Michel Huguet ou Jean Bornet qui découvrent Chambord respectivement en 1963 et 1970 à travers le pare-brise de leur véhicule, ils prennent soin de placer les autos au premier plan de leurs vues du château. Avec parfois une succulente séquence d'agent de circulation digne de la scène de rond-point imaginée par Jacques Tati dans&nbsp;Playtime. Chez Jean Bornet comme chez Christian Martin (1975), on distingue également aux abords directs du château, en bordure de la place Saint-Louis, les emblèmes nouveaux d'une société de consommation florissante avec ses stores commerciaux aux couleurs criardes et son étendard aux armes d'une célèbre marque de pellicules photographiques.</p><p class="clearFloat">&nbsp;</p><p class="clearFloat">Il faut dire que depuis la fin de l'Ancien Régime et le pillage du château par les habitants des villages alentours, deux mondes se côtoient sur les rives du Cosson : l'attelage feutré des chefs d'Etats venus se confronter au frisson des chasses royales et le défilé des simples citoyens pressés de revendiquer leur part de grandeur. Ces deux univers se croisent parfois au détour d'un concours d'attelages tel qu'on peut en observer à travers l'objectif d'André et Jacqueline Poupinel ou de Xavier Thévot dans les années 1980, ou lors de spectacles équestres comme ceux qu'on pu saisir Gérard Minière (1983) ou Guy Baucher au détour de la 56ème Semaine fédérale de cyclotourisme en 1994. Clou du spectacle&nbsp;cette année-là : une rare et improbable séquence de parachute ascensionnel acrobatique à traction hippomobile sur le parterre nord du château. Une scène devenue impensable depuis que l'esplanade a été replantée en 2017 selon les plans commandés naguère par Louis XIV pour parachever l'oeuvre de son illustre aïeul.</p> Fri, 13 Sep 2019 12:50:44 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/retrospectives/le-chateau-de-chambord-dans-loeil-des-cineastes-amateur-0 Découvrir 1919 : les fêtes du retour des poilus à Châteauroux <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/16424/thumbs/115/thum-123.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Il y a cent ans, le 24 août 1919, les habitants de Châteauroux organisent une grande fête pour accueillir les soldats du 90e régiment d'infanterie de retour des des combats. Grâce au propriétaire de l'Olympia Cinéma Théâtre, Marurice Brimbal, un film est réalisé pour garder la trace de cet événement.</p><p>Au début de l'année 1919, lorsque la date de retour du 90e régiment est connue à Châteauroux, un comité d'accueil se met en place. Il s'agit d'organiser <strong>une fête digne des rescapés de la «&nbsp;Grande Guerre&nbsp;»</strong>. En quelques jours, 21 000 francs sont réunis dans tout le département de l'Indre, qui permettent de décorer les rues principales de la ville, de construire un arc de triomphe, de prévoir une cérémonie et un déjeuner pour les troupes.</p><p>&nbsp;Le 90e régiment d'infanterie est installé à Châteauroux depuis 1877. Au moment de la mobilisation de 1914, deux autres régiments sont créés : le 290e RI (régiment de réserve) et le 65e RIT (régiment territorial). Ces derniers sont dissous au cours de l'année 1918, mais leurs bannières sont présentes lors de ces fêtes pour rendre hommage aux hommes morts sous leurs couleurs.</p><p>C'est <strong>Maurice Brimbal, figure de la vie culturelle locale</strong>, horloger, mais aussi créateur du cabaret Le Pierrot noir et propriétaire du cinéma l'Olympia Cinéma Palace, qui <strong>prend l'initiative de faire tourner un film en 35 mm</strong>. Dans un discours conservé dans le fonds patrimonial de la médiathèque de Châteauroux, il précise qu'il s'agissait pour lui de "fixer les scènes de cette journée où le Berri [sic] manifesta à ses enfants, sa reconnaissance et son affection".</p><p>&nbsp;Grâce aux contacts noués à Paris pour la location des films de l'Olympia, Maurice Brimbal recrute des opérateurs qui réalisent un film de plus de vingt minutes, qui permet de suivre chaque étape de la journée : l'accueil des troupes à l'entrée de la ville par les autorités locales, <strong>l'impressionnant défilé sous l'arc de triomphe construit dans la rue Victor-Hugo</strong>, la cérémonie à la caserne ou encore le joyeux repas avec Rex, la mascotte de la troupe... Les opérateurs s'attardent également sur <strong>les boutiques décorées pour l'occasion</strong> (dont l'horlogerie de M. Brimbal) ou encore réalisent un magnifique travelling à travers les rues de Châteauroux, permettant de découvrir la foule venue là de tout le département.</p><p>En région Centre-Val de Loire, nous ne connaissons qu'un seul autre film de ce type : le retour du 82e régiment d'infanterie à Montargis. Et il s'agit là aussi d'un film découvert dans un vieux cinéma de la ville...</p><p>&nbsp;</p><p></p><p>En 2014, le pianiste Christophe Heyraud créait à la demande de Ciclic Centre-Val de Loire une composition pour accompagner le film en ciné-concert. Grâce&nbsp;à un enregistrement professionnel, le film fait aujourd'hui parti des collections de la Région Centre-Val de Loire. En 2015, Ciclic Centre-Val de Loire fait l'acquisition de bribes de films nitrates 35 mm déposées par Jackie Fortin. L'une des chutes est assez unique. Elle correspond à la scène du feu d'artifice mais elle comporte une particularité, elle est colorisée, chose assez rare à l'époque. Cette copie couleur a presque failli ne jamais voir le jour, elle fu récupérée dans une brocante accompagnée de film publicitaires.</p><p>&nbsp;</p><p>La bobine 35 mm du film <strong>Châteauroux, les fêtes du retour des poilus - 24 août 1919</strong> a longtemps été conservée par la famille de Maurice Brimbal. C'est le petit-fils de l'horloger, Jean Barbot, qui en fait don à la Ville de Châteauroux en 2004, permettant sa conservation au sein de la Médiathèque Equinoxe. C'est en 2019, à l'initiative de Ciclic Centre-Val de Loire que les éléments du film ont été déposés dans les locaux de l'agence à Issoudun. De plus, une convention permettant la valorisation pleine et entière du film est officiellement établie et signée par Jean barbot, la Ville de Châteauroux et Ciclic Centre-Val de Loire. C'est grâce à cet accord que vous pouvez découvrir ce document historique.chutes est assez unique, en effet chose assez rare pour être soulignée, elle est dotée d'une teinte orangée. Elle correspond à la fin du film, la scène de l'embrasement. Cette copie couleur a bien failli disparaître, elle fut récupérée dans un brocante accompagnée de films publicitaires.&nbsp;</p><p></p><p>Hier film d'actualité, aujourd'hui archive exceptionnelle, cet objet d'histoire se devait d'être mis à la disposition de tous. Pour célébrer le centième anniversaire de ce "monument d'images", Ciclic Centre-Val de Loire et la ville de Châteauroux ont édité un DVD vous permettant de découvrir Les Fêtes du retour des Poilus dans une version numérisée en haute qualité (cette version a été obtenue grâce au partenariat mené avec les équipes de la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine à Limoges), une version musciale et un entretien avec Jean Barbot, petit-fils de Maurice Brimbal. A cela s'ajoute un livret de 36 pages écrit par Jean-Louis Laubry, historien, revenant sur le contexte de tournage, la réalisation et le message du film.&nbsp;</p><p class="textFrame">Maurice Brimbal, dit Maurice Dauray (mort en 1945). Cet amoureux de music-hall fut l'une des figures de la vie intellectuelle castelroussine de la fin du XIXe - début du XXe siècle. Fondateur des revues folklorique Le Gargaillou et satirique L'An caustique,&nbsp; créateur du cabaret Le Pierrot noir à Châteauroux (1897), il achète la première salle de cinéma de Châteauroux, rue de la Gare (L’Olympia cinéma palace) avant de faire construire en 1920 un cinéma près de dix fois plus grand : L'Apollo. Concernant le film Les Fêtes du retour des Poilus, il dira en 1930 :"J'ai fait ce film afin que, lorsque tous, témoins et acteurs de la Grande Guerre de 1914-1918, nous aurons disparu, ces images animées puissent rappeler à nos enfants avec les heures douloureuses et glorieuses, le souvenir de notre joie au lendemain de la victoire péniblement mais justement gagnée"</p> Wed, 31 Jul 2019 08:19:25 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/1919-les-fetes-du-retour-des-poilus-chateauroux Découvrir Cours de natation dans le Cher à Tours <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/2364.mov_snapshot_07.05_[2019.07.17_15.50.27].jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p>Dans les années 1950 à Tours, des infrastructures en dur pour la baignade et la natation commencent à être construites, notamment la piscine "Marc Piffre" ou piscine des "Enfants de Neptune". L'apprentissage de la nage se faisait alors indifférement en piscine comme dans des cours d'eau naturels tels que le Cher, comme en témoigne le film tourné par Jacques Normand. </p><p class="textRightFrame"><strong>Jacques Normand</strong> est né à Tours en 1912. Il commence assez jeune à tourner des films vers 16/17 ans à la fin des années 1920. <strong>Il filme avec une caméra 9,5 mm. Au moment où il tourne ces images, il est alors instituteur à Athée-sur-Cher.</strong></p><p>Construit en deux parties, <strong>le témoignage filmé de Jacques Nomand débute au lieu-dit « Rochepinard » au niveau de l’écluse du canal de Tours qui reliait le Cher à la Loire</strong>. Cet endroit a complètement changé car depuis le canal a été couvert. Puis dans les années 1960, l’autoroute A10 a été construite au même emplacement.</p><p>Mais à la fin des années 1940 et durant les années 1950, des cours de natation étaient donnés à cet endroit-là. Il est d'ailleurs très amusant de mesurer à quel point l'enseignement de la natation a changé ; en témoignent&nbsp;<strong>ces répétitions "à sec" des différents mouvements de brasse</strong>.</p><p>Les élèves nageurs, hommes comme femmes, mettent la théorie en pratique dans l’eau. Mais pour plus de sécurité, ils sont reliés aux pontons par des filins afin d'éviter toute noyade.</p><p><strong>Les cours de natation se poursuivent à la plage du Cher</strong>. Il s'agit d'une plage située en contrebas de la piscine des "Enfants de Neptune" (ou piscine "Marc Piffre") <strong>tout près du pont ferroviaire de la ligne Bordeaux-Paris</strong>. Outre une plage de sable fin où des cours de natation étaient donnés, il y avait aussi des cabines de plage, une buvette et un ponton s’avançant sur le Cher où des défilés de bikini étaient organisés.</p><p><strong>Préparez-vous, enfilez vos maillots de bain, direction les plages du Cher à Tours !</strong></p> Tue, 23 Jul 2019 13:53:26 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/cours-de-natation-dans-le-cher-tours Découvrir Marie Dupont, première saison <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/MD-couverture.recadree.lumière.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">"Un territoire, une mémoire, des histoires, projetées par un personnage : Marie Dupont". Voilà comment a été lancée la série créée par Ciclic Centre-Val de Loire à partir des images d'archives de ses collections.</p><p>Le personnage de "Marie Dupont" est né en janvier 2019 avec l'idée de <strong>valoriser les images des collections de Ciclic Centre-Val de Loire dans une forme inhabituelle : la fiction</strong>.&nbsp;A travers des images tournées par des amateurs entre les années 20 et les années 80, collectées sur toute la région, Marie Dupont nous parle depuis l'année 1960 et raconte son histoire dans <strong>une série de 12 courts-métrages diffusés sur son profil Facebook</strong>. Depuis janvier 2019, chaque dernier lundi du mois, elle donne rendez-vous aux internautes pour suivre un épisode de sa vie, raconté par un montage d'images d'archives et par un texte qui l'accompagne. Ciclic Centre-Val de Loire vous invite dès aujourd'hui à voir <strong>l</strong><strong>es six premiers épisodes sur Mémoire</strong> !</p><p>&nbsp;</p><p class="textLeftFrame">Pour cette création, Ciclic a fait appel aux jeunes talents de la région : le monteur issoldunois&nbsp;Benjamin Theurier&nbsp;et le compositeur tourangeau&nbsp;Amin Goudarzi.</p>Marie, née en 1928 à Chartres, raconte les moissons de son enfance, sa jeunesse à Tours, sa rencontre avec Frank à la base américaine de Déols, son arrivée à Issoudun... Et aussi, un terrible drame qui a bouleversé sa vie lors de la Libération d'Orléans... Une autre façon de voir les archives, qui, de documents bruts et autonomes, deviennent les éléments d'une nouvelle histoire en s'associant par la magie du montage, de la musique et des mots. Bon voyage...<p class="textFrame">Les images d'archives offrent des possibilités de création et de diffusion infinies. Les aventures de Marie Dupont vont se décliner au cinéma dans le programme "Cour(t)s devant" de Ciclic dès la rentrée de septembre. Une version télévisée sera diffusée en février prochain&nbsp;sur Bip TV (Berry Issoudun Première). Puis c'est avec le concours du conservatoire de Châteauroux et de la scène nationale Equinoxe&nbsp;que Marie Dupont prendra vie sous forme de ciné-concert, lors des rencontres Retours Vers le Futur au printemps 2020...&nbsp;</p> Tue, 16 Jul 2019 13:45:08 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/carnets/marie-dupont-premiere-saison Découvrir Un inventeur tourangeau au service du Tour de France <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/7183/thumbs/115/thum-005.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le Tour de France s'est élancé sur les routes le week-end dernier. Pour marquer le départ de la Grande Boucle, Mémoire vous propose de découvrir l'étonnant voyage de Jean Arhuero lors de son éditon 1948.&nbsp;</p><p>Jean Arhuero est l'inventeur des premières développeuses rapides en France, construites dans son atelier de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire). Sur le Tour 1948, ses machines permettaient de développer 120 m de pellicule 16 mm inversible en une heure. Cette prouesse technique a inspiré l'aventure dont l'on aperçoit les contours dans le film tourné en 9,5 mm par Marie-Françoise Voisin, l'assistante de Jean Arhuero, devenue quelques années plus tard son épouse.</p><p class="textRightFrame"><strong>Cette histoire rencontre celle de la télévision française</strong>. En 1949, Pierre Sabbagh, premier présentateur du journal télévisé, veut prendre de vitesse les actualités cinématographiques et rendre compte au jour le jour de l'avancée de la plus célèbre épreuve sportive de France. La RTF (devenue ORTF en 1964) s'équipe avec des développeuses universelles Arhuéro et deux opérateurs sont envoyés à moto sur le terrain : Henri Persion... et Michel Wakhévitch, déjà complice du "film de l'étape" en 1948. Grâce au concours spécial des postes, le tout jeune journal télévisé peut diffuser à midi les images de l'étape de la veille !</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Une incroyable aventure</strong></p><p>Tout commence par une sollicitation inattendue dans un salon professionnel à Paris en 1947. Jean Arhuero présente ses développeuses universelles et il est abordé par <strong>Georges Briquet</strong>, célèbre commentateur sportif de la RDF. &nbsp;En cinq mois, Jean Arhuero doit concevoir une cabine de développement ambulante qui permettrait chaque soir de developper en un temps record les films tournés dans la journée tout au long de l'étape.&nbsp;</p><p>Pendant vingt-cinq jours, le petit laboratoire roulant suit la caravane du tour. Dans chaque ville d'arrivée, Jean Arhuero et son assistante doivent trouver un emplacement avec l'eau courante et un branchement électrique. Ils y installent chaque soir leur laboratoire de développement. Vers 18h, après l'arrivée de l'étape, l'opérateur <strong>Michel Wakhévitch</strong> leur remet les précieuses bobines tournées sur le Tour, le développement est effectué avant 20h afin que le film soit monté pour être projeté à 22h au public local ! <strong>Lors de la projection, "Le film de l'étape" est commenté en direct par Georges Briquet</strong>, véritable vedette à l'époque !&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p></p><p><strong>Marie-Françoise filme "Chacun son Tour"</strong></p><p>Malgré des journées interminables et la fatigue, Marie-Françoise Voisin, membre du Club des Amateurs Cinéastes de Touraine (le CACT), filme tout au long du voyage les "à -côtés" du Tour de France qu'elle rassemble avec Jean Arhuéro dans un montage intitulé <strong>"Chacun son Tour"</strong>. La star de son film, c'est surtout le petit laboratoire ambulant, peint aux couleurs de l'entreprise qui finance toute l'opération : les établissements Judex, à l'époque célèbre fabriquant de montres. La petite cabine est remorquée chaque jour par le car des éditions musicales Paul Beuscher. L'ambiance est joyeuse car le véhicule est rempli de musiciens. <strong>L'accordéoniste Emile Prudhomme, les Soeurs Etienne jouent et entonnent des airs</strong>, pendant que les vendeurs de chanson s'activent auprès du public.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Epilogue</strong></p><p>Cette expérience un peu folle sera pour le couple la première d'une longue série : le Tour cycliste du Dauphiné en 1949, l'élection de Miss Cinémonde en 1951, les Fêtes de Bayonne et trois autres tours de France... Reste à savoir ce que sont devenus les films 16 mm tournés et montés par Michel Wakhévitch pour ces soirées d'été autour du "Film de l'étape". Ont-il été conservés par sa famille ? Dans les archives de l'entreprise Judex ? Se trouvent-elles dans un grenier, une cave?</p><p>&nbsp;</p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;">Nous les recherchons toujours, si vous les retrouvez au fond d'un grenier ou d'une cave, n'hésitez pas à contacter l'équipe de la chaîne Mémoire.&nbsp;</strong></p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;"></strong></p><p><strong class="textImageGauche" style="display: inline !important;"></strong></p><p>&nbsp;</p><p class="textFrame"><strong>L'Assassin aux tulipes rouges</strong>. Sur le Tour de France 1948, le réalisateur Jean Stelli tourne un film policier qui utilise la "Grande Boucle" comme toile de fond. Des meurtres sont commis pendant la course et chaque fois l'auteur du crime laisse une tulipe rouge à côté du cadavre. "Cinq tulipes rouges" met en scène Raymond Bussières, Annette Poivre et René Dary. Dans son propre film, Marie-Françoise Voisin filme en 9,5 mm la grosse caméra du tournage professionnel et une scène du tournage (vers 4:05).&nbsp;</p> Wed, 10 Jul 2019 07:13:38 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/un-inventeur-tourangeau-au-service-du-tour-de-france Découvrir