Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Sat, 22 Sep 2018 04:01:41 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ Les Fêtes de la Renaissance à Gien <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/18330_4138.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Juillet 1946, à Gien dans le Loiret, les habitants s'apprêtent à célébrer de nouveau les "Fêtes de la Renaissance". Ces festivités, organisées sur quatre jours offrent aux Giennois un retour aux joies et aux plaisirs simples de la vie après les années de guerre.</p><p class="textRightFrame">Nous devons ces images à Monsieur Labassé. Même si nous connaissons malheureusement peu de choses à son sujet, <strong>Monsieur Labassé était le patron de l'auberge du Puy-de-Dôme à Nogent-sur-Vernisson</strong> (à compter des années 1940). Les films que nous connaissons de lui ont tous été tournés en 8 mm à partir de 1945 environ. <strong>Monsieur Labassé a tourné ces images à Gien pour filmer (entre autres) la venue de la fanfare municipale de Nogent-sur-Vernisson</strong> présente dans le défilé de chars.</p><p>Si les premières fêtes de la Renaissance se sont déroulées à Gien en 1934, <strong>1946 est l'année qui marque le renouveau de ces festivités dans l'immédiate après-guerre.</strong> Elles sont organisées les vendredi 19, samedi 20 juillet, dimanche 21 et lundi 22 juillet 1946. La ville de Nice et de Tlemcen (Algérie) sont les marraines de ces fêtes.</p><p><strong>C'est par une grande retraite aux flambeaux le vendredi 19 juillet à 21h30 que débutent les festivités</strong>. Elle sont agrémentées de fêtes nautiques sur la Loire de même qu'un embrasement des quais et du château.</p><p><strong>Le samedi 20 juillet, pour le plus grand bonheur des habitants, diverses animations se succèdent tout au long de la journée sur les bords de Loire</strong> : concours de châteaux de sable, de maillots de bain pour les enfants, match de volley-ball, courses de canoës, courses aux canards et concours de natation.</p><p>À 20h30, dans la cour du château, <strong>un cabaret de nuit</strong> est animé par l'acteur célèbre originaire de Gien, Jean-Marc Tennberg (qui a notamment joué dans "Fanfan la Tulipe" de Christian-Jaque ou "French Cancan" de Jean Renoir).</p><p><strong>Mais le temps fort de ces fêtes de la Renaissance demeurent la grande reconstitution historique et son défilé dans les rues de la ville</strong> qui débute à 15h le dimanche 21 juillet. <strong>Le thème</strong> de cette reconstitution historique de 1946 <strong>est le mariage à Gien en 1410 de Catherine de Bourgogne</strong>, fille de Jean sans Peur, âgée de 12 ans, <strong>et de Louis III</strong>, comte de Guise, duc d'Anjou, âgé de 8 ans.</p><p><strong>Précédés par la Garde républicaine, de nombreux chars défilent dans les rues de la ville</strong> : le char de la pêche, de la <strong>Faïencerie</strong> avec ses ouvrières, de la plage, de la chasse, des fleurs avec ses reines de quartier, de Nice et enfin le char de Gien avec la reine de Gien.</p><p>Les fêtes continuent le lundi 22 juillet pour se terminer à 21h30 par un grand et magnifique feu d'artifice.</p> Wed, 19 Sep 2018 08:32:45 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/les-fetes-de-la-renaissance-gien Découvrir La féculerie de Sours en Eure-et-Loir <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/Féculerie Sours_0.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Pendant près de 100 ans, la féculerie de la famille Prevosteau, à Sours, était connue dans la région pour les nombreux emplois qu'elle générait. L'un des employés et membre de la famille, Michel Dessus de Cérou, était également cinéaste amateur et a filmé les étapes de la culture des pommes de terre et les livraisons à la féculerie.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Né en 1914 à Paris, <strong>Michel Dessus de Cérou</strong> suit des études de droits et s'initie au cinéma amateur avec un groupe d'amis étudiants et scouts. Puis il s'installe en Beauce vers 25 ans et devient agriculteur à <strong>la ferme d'Augerville (Prunay-le-Gillon</strong>), où il épouse Marie-Louise Prevosteau, petite-fille de Marcel Prevosteau, fondateur de la féculerie. De temps à autre, il organise des projections dans la grange de la ferme, de films qu'il a tournés sur les évènements familiaux et locaux, comme ces images de la plantation des pommes de terre jusqu'à leur livraison et pesée à la féculerie.</p><p>La féculerie de Sours a été créée par <strong>Marcel Prevosteau</strong> sur le hameau de Chandres, à la toute fin du 19ème siècle. Marcel Prevosteau était également maire de Sours. Son fils <strong>Fernand Prevosteau</strong> est resté longtemps président de l'entreprise et a reçu la légion d'honneur dans les années 1950 pour son engagement dans la création d'emplois qu'elle générait.</p><p>&nbsp;</p><p class="textFrame">Une féculerie produit de la fécule par extraction de l'amidon des pommes des terre. Elles sont lavées, râpées, puis la fécule est extraite par décantation puis mise à sécher dans un calorifère et enfin conditionnée en sacs. Elle était vendue à l'industrie textile et la pâtisserie. Aujourd'hui, la fécule est majoritairement utilisée&nbsp;dans l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique.</p> Wed, 12 Sep 2018 08:47:43 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/la-feculerie-de-sours-en-eure-et-loir Découvrir La vie d'un collège : Sainte-Sévère-sur-Indre <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/3310/thumbs/115/thum-091.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Chaque année, en septembre, beaucoup d'enfants ne retrouvent pas leur unique enseignant mais plusieurs professeurs qui les accueillent dans un nouvel univers : le collège.</p><p>Ce passage de l'école primaire au premier établissement d'enseignement secondaire est une transition parfois difficile, alors <strong>Mémoire</strong> se propose d'aider les enfants à découvrir la vie d'un collège grâce à ce film de Georges Campos, réalisé en 1964 dans le cadre de l'atelier cinéma qu'il animait au collège de Sainte-Sévère où il était professeur.</p><p>Le premier choc est souvent de devoir quitter son village pour rejoindre la ville proche, ce que le film montre bien avec une longue introduction d'environ 6 minutes <strong>sur le ramassage scolaire </strong>passant dans les communes de Feusines, Champillet et Pouligny-Saint-Martin.</p><p class="textRightFrame">A l'origine une bande sonore musicale accompagnait ce film, sauf lors de la présentation du cours de mathématiques où la voix d'une élève récitait un poème de Jules Supervielle, "Mathématiques".</p><p>Une fois arrivé au CEG (Collège d'Enseignement Général) de Sainte-Sèvère, le nouveau rythme s'impose vite avec un enchaînement de cours différents. En effet, après quelques vues d'ensemble de l'établissement et quelques autres dans une salle de classe,<strong> la présentation des différentes matières</strong> étudiées commence avec des plans très descriptifs des activités des élèves. Seules les mathématiques bénéficient d'un montage particulier, enchaînant des dessins au tableau (voir encadré).</p><p>Après avoir fait découvrir les cours rythmant la vie d'un collégien, et les temps de pause que sont la <strong>récréation</strong> et le <strong>repas de midi</strong>, Georges Campos nous présente les enfants sortant du collège sans oublier, à travers un plan dans les bureaux, de nous rappeler qu'à cet instant la journée n'est pas finie pour tout le monde.</p><p><strong>Nous vous laissons donc partir à la découverte de cette grande aventure qu'est la vie au collège.</strong></p> Wed, 05 Sep 2018 07:31:54 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/la-vie-dun-college-sainte-severe-sur-indre Découvrir Parade du cirque Pinder à Tours <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/vlcsnap-2018-07-24-15h11m08s303_1.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le cirque Pinder et Tours, c’est une longue histoire d’amour. La société "cirque Pinder" a été créée à Tours en 1932 par Charles Spiessert, à qui le cirque a appartenu pendant 43 ans, entre 1928 et 1971. M. Spiessert&nbsp;fut maire de Chanceaux-sur-Choisille jusqu'en 1962, lieu où le cirque était basé pendant toutes ces années. Cependant, c’est bien à Tours que le cirque débutait toutes ses tournées. Revenons sur ces images tournées par Maurice Auclair, moment majestueux où le cirque parade dans les rues tourangelles.&nbsp;</p><p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Maurice Auclair travaillait dans une quincaillerie au 108 avenue de la Tranchée à Saint Symphorien. En 1948, il est l'un des membres fondateurs, avec M. Georges et M. Barrier, du Caméra-club de Touraine dont le siège fut un temps sur son lieu de travail. Jusquà la fin des années 1970, Maurice Auclair filmera en 8 mm ainsi qu'en 16 mm. Ciclic possède actuellement 101 films tournés entre 1955 et 1988, dont 78 sont numérisés sur Mémoire.</p><p style="text-align: justify;"><strong>Au cours des années 1950, c’est la grande époque du cirque Pinder</strong>. Chars décorés, cavaliers, grande ménagerie et musiciens font la renommée de cette parade. A cette date, le cirque Pinder est un chapiteau pouvant accueillir jusqu’à 5&nbsp;000 spectateurs, trois pistes de spectacle et 140 camions peints en rouge et jaune, couleurs symboliques du monde circassien dès 1947.</p><p style="text-align: justify;"><strong>Comme chaque année, le cirque Pinder déambule dans les rues de Tours</strong>. L’année&nbsp;<strong>1955</strong>&nbsp;ne déroge pas à la règle. Devant une foule de curieux la parade se fraie un chemin sur la place Jean Jaurès puis se pavane de la rue Nationale à l’avenue Grammont en passant par le boulevard Heurteloup. Comme les images nous laissent l'apercevoir, les bâtiments sont encore marqués par les stigmates des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Cette modibilisation réaménage les lieux et permet aux tourangelles et tourangeaux de s'approprier les rues qui subissent les transformations urbaines des trente glorieuses (1945 - 1973). La présence du cirque Pinder est un vecteur de rassemblement, de contemplation et d'échange autour d'un évènement festif, qui nous pousse au voyage.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>L'année 1955 nous propose une parade pour le moins haute en diversité.&nbsp;</strong>Nous avons tout d'abord les chars, instruments indispensables à toute bonne parade. Ils n'ont pas à rougir en terme de fantaisie, étant tous plus imaginatifs les uns que les autres. En tête de cortège, nous avons le monstre marin transportant l'orchestre du cirque puis le lion tractant une voiture de fauves. Le suivant s'inscrit dans la droite lignée des images iconiques du cirque : le clown, ici sous forme d'un train. Il est suivi de très près par la sirène.</p><p style="text-align: justify;"> <strong>&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;"><strong>&nbsp;&nbsp;Néanmoins, une parade, ce n'est pas que des belles mécaniques, c'est aussi la présence d'animaux emblématiques</strong>. Ici&nbsp;<strong>les éléphants&nbsp;</strong>sont à l’honneur. Depuis ses origines le cirque Pinder a toujours été associé aux éléphants. Dans les années 1950, c’est un troupeau de dix pachydermes, sûrement ceux présents sur ces images, qui se partagent la piste. Quelques années plus tard, quatre d’entre eux seront envoyés en URSS en échange d’orang-outangs. C’est à cette période que les éléphants recouvrent leurs lettres de noblesse, après une période difficile durant les années de guerre où le cirque français ne pouvait faire de représentations et où les éléphants étaient utilisés pour les labours.&nbsp; &nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Les déguisements ne sont pas en reste, vous pouvez observer et repérer des cowboys, des clowns, des marins mais aussi des princesses... Ils sont surtout visibles sur les personnes dans les chars ou à cheval.</p><p style="text-align: justify;">La parade suit son chemin fendant la foule des spectateurs venus en nombre. La police au guidon de leurs hirondelles (vélo) suit et veille à ce que tout se passe dans le calme.</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;"><strong>Rien n’est laissé au hasard, tout est millimétré sous le regard avisé de&nbsp;</strong><strong>Charles Spiessert,&nbsp;</strong>debout scrutant l'horizon à bord d'une Dodge WC.<strong>&nbsp;</strong>C'est en 1928 qu'il acheta le Cirque Pinder appartenant à la famille Pinder depuis 1854 alors tombée en faillite. Il va progressivement s'imposer auprès du public par la qualité de son organisation et de ses spectacles composés, comme on peut le voir sur les images&nbsp;<strong>d'artistes, d'acrobates, de clowns et de dompteurs</strong>... Malgré la période difficile de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle le chapiteau resta clos, Charles Spiessert a toujours maitrisé son entreprise. Il attachait beaucoup d'importance à tout ce qui concernait son cirque jusqu'au moindre détail, de la publicité au programme en passant par la logistique et le transport. Tout était pensé pour être à la pointe du spectacle vivant.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"></p><p style="text-align: justify;">L'histoire de Pinder ne résulte pas seulement de la volonté d'un homme, mais de l'ensemble des personnes travaillant au sein de cette entreprise familiale ambulante. Sa famille fut d'une importance centrale, il est ici accompagné de ses 3 fils&nbsp;<strong>Jimmy, Willy et Serge&nbsp;</strong>paradant en costume et chapeau blanc sur leurs montures.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Ces images témoignent d’un véritable attrait du public qui se massait pour voir ces défilés, signes d’une glorieuse époque pour le cirque Pinder. Le succès ira grandissant jusque dans les&nbsp;<strong>années 1960</strong>, où Charles Spiessert&nbsp;obtiendra l'appui de la station RTF, nommée par la suite ORTF, dans la diffusion des spectacles du cirque et la participation à des jeux radiophoniques.&nbsp;</p> Wed, 29 Aug 2018 10:06:50 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/parade-du-cirque-pinder-tours Découvrir La Station radio astronomique de Nançay <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/SRA_01_2200Observatoire.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">En 2015, la Nasa annonçait la découverte, par le télescope Kepler, de l’exo planète Kepler-452b. En 2021 le télescope « James Webb » remplacera « Hubble », les données recueillies permettront d’évaluer les possibilités d’une vie extra-terrestre. En 1950, les pionniers de la radioastronomie en France, Yves Rocard, Jean-François Denisse, Jean-Louis Steinberg et Émile Jacques Blum, ne cherchent pas des extra-terrestres mais plutôt à comprendre la formation de notre univers, sujet dont les éléments de réponse ont largement progressé depuis un demi-siècle, en partie grâce à leurs travaux. En 2017, lors de la 20e édition des Rendez-Vous de l'Histoire de Blois, Ciclic avait proposé une ciné-conférence sur la station, en présence de son directeur, l'astrophysicien Stéphane Corbel.</p> <p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> <p class="textFrame"><strong>Jean-Louis Steinberg</strong> (1922-2016) a fait des études d'ingénieur avant d'entrer au laboratoire de physique de l'École normale supérieure. En juin 1944, il est déporté au camp d'Auschwitz avec ses parents. Le physicien <strong>Yves Rocard</strong> le choisit en 1950 avec <strong>Jean-François Denisse</strong> pour fonder à l'École normale supérieure, le premier centre de radioastronomie en France. C'est dans ce cadre qu'il cofonde en 1953 la station de radioastronomie de Nançay. En 1963, il fonde le service d’astronomie spatiale de l’Observatoire de Paris, à Meudon. Rédacteur en chef à partir de 1962 des Annales d'astrophysique, il est un des fondateurs en 1969 de la revue scientifique Astronomy and Astrophysics, avec le néerlandais Jan Hendrick Oort.</p> <p>&nbsp;</p><p>&nbsp;<strong>Les images déposées par Jean-Louis Steinberg</strong></p><p>&nbsp;En 2015, Steinberg dépose, un an avant sa mort, à la station de radioastronomie de Nançay le rare document qui montre les premiers pas de la recherche radio astronomique en France et la création du site de Nançay. Un terrain de 150 hectares à Nançay choisi dès 1952 et acquis le 25 novembre 1953. Situé en pleine Sologne, le lieu est plat, peu habité, tout en restant proche de l’<strong>Observatoire de Paris</strong> et de l’<strong>Ecole Normale Supérieure</strong> d’où proviennent la plupart des chercheurs.</p> <p>La bobine déposée retrace les premières venues sur le site en compagnie des militaires, le début des travaux d’aménagement, le dégagement des bois au bulldozer, le début des constructions, les trajets sur Paris via Orléans, les activités dans le labo (peut-être celui de la rue Lhomond à Paris). La station est inaugurée le 21 octobre 1956 par René Billères, Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Les travaux vont débuter avec une enveloppe budgétaire circonscrite, les chercheurs feront le nécessaire pour ne pas la dépasser en mettant à contribution le génie militaire. &nbsp;Le site ne comporte que deux premières antennes, basées sur des radars allemands de type Würzburg-Riese de 7,5 mètres de diamètre dont on peut voir un exemple sur la côte Atlantique dans ce film de vacances de l'été 1947. En 1950, les pionniers de la radioastronomie en France, Yves Rocard, Jean-François Denisse, Jean-Louis Steinberg et <strong>Emile Jacques Blum</strong> sont pour la plupart issus de l'Ecole Normale Supérieure, les scientifiques font d'incessants aller-retours (comme aujourd'hui) entre l'Observatoire de Paris, l'ENS et la Sologne. Le film qui suit a été tourné à un moment où le radiotélescope d'Arecibo au nord de l'île de Porto Rico (surtout connu pour la scène finale du film GoldenEye en 1995) n'est pas encore en activité.</p> <p>&nbsp;</p><p><strong>Le grand radiotélescope</strong></p> <p>&nbsp;C’est en 1960, que le grand télescope est construit sous l'impulsion d'André Danjon, directeur de l'astronomie en France et de Jean-François Denisse. La construction en est confiée à la <strong>Compagnie Française d'Entreprises (C.F.E.)</strong> et à son directeur industriel Jean Roret. Du fait des contraintes de précision, il est d'abord décidé de construire un cinquième de l'ensemble prévu : il s'agit de la partie centrale (c’est cette partie que l’on voit dans « La grande oreille ». <strong>Le radiotélescope est inauguré le 15 mai 1965</strong> par Charles de Gaulle, président de la République et Christian Fouchet, ministre de l'Éducation nationale.</p> <p>Parmi ces images nous avons reconnu avec l'aide d'un ancien technicien, Christian Couteret, entré à la station en 1957 et qui y fera toute sa carrière, les personnalités suivantes et sur lesquelles on se doit de s'étendre.</p> <p><strong>Emile Le Roux</strong> qui prépare en 1955 sa thèse de radioastronomie sous la direction active de Jean-François Denisse, entre l'ENS et l'Observatoire de Paris. Avec la collaboration de Jean Delannoy, Bernard Morlet et James Lequeux, qui préparent leur diplôme d'études supérieures, Emile Le Roux étalonne l'antenne qu'il a construite : celle-ci est équipée du miroir parabolique d'un ancien radar allemand "Wurtzburg". Le problème est de mesurer, en valeur absolue, le rayonnement des étoiles (longueur d'onde 33 centimètres). Pour éliminer le bruit de fond du récepteur, Emile Le Roux a l'idée d'étalonner le signal reçu en effectuant des séries de mesures dans toutes les positions de l'antenne, du zénith à l'horizon, et en se servant du sol comme référence de rayonnement. Une fois le bruit de fond soustrait, il reste un rayonnement uniforme et très faible : le signal des étoiles. Emile Le Roux consigne cette observation dans sa thèse, qu'il soutient en 1956... Et ne publie pas. Il pense à autre chose : le mystère de la particule élémentaire. Pourquoi l'électron libre ou l'atome au repos, ne diffusent-t-ils aucun rayonnement ? Quelle est leur structure ? Dépassant le macrocosme, l'univers, Emile Le Roux entre dans le microcosme, la particule élémentaire, abandonne Paris et l'astronomie en 1964 pour se consacrer à la physique théorique à Rennes, passant ainsi vraisemblablement à côté du Prix Nobel.</p> <p>&nbsp;</p> <p>Sur ces images on voit également <strong>Pierre Encrenaz</strong> (1945-xxxx), aujourd’hui membre de l’Académie des Sciences - Institut de France, chercheur au Laboratoire d’Etude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique (LERMA – UPMC-CNRS-Observatoire de Paris-ENS-Université Cergy Pontoise), responsable de la collection de cours de physique de l’UPMC et fondateur du programme « Sciences à l’école » - dispositif du Ministère de l’éducation nationale. Mais encore <strong>Jean Delannoy</strong> (1931-xxxx) et <strong>Mukul Kundu</strong> (1930-2010) alors jeunes étudiants à l’Ecole Normale Supérieure de Paris.</p> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p> <p>D'après nos recherches, de gauche à droite : Jean-Louis Steinberg, Emile Roux, Jean Delannoy, Pierre Encrenaz, Mukul Kundu, Emile Jacques Blum (3e à partir de la gauche), le laboratoire (où? qui?), l'inconnue au fichu (?) . Nous sommes preneurs de toutes informations complémentaires. Si par exemple, vous reconnaissez des personnes à l'image (ex. : nous n'avons aucune information concernant cette femme brune portant un foulard, il s'agit pourtant probablement d'une scientifique).</p> Wed, 22 Aug 2018 14:30:42 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/grand-angle/la-station-radio-astronomique-de-nancay Découvrir