Mémoire, la petite et la grande histoire de votre région sur ciclic.fr Toutes les nouveautés de la chaine Mémoire Mon, 21 May 2018 01:09:36 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/ 1968 - Nardeux électronique à Loches <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/16430_7046_0.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Mai 1968, c’est aussi le mois où Charles De Gaulle, Président, tranche la question de l’avenir de l’industrie nucléaire en France.</p> <p>Créée en 1930, l’entreprise <strong>Nardeux électronique</strong> porte le nom de son fondateur lochois, Maurice Nardeux. Spécialisée dans l’<strong>électronique et la radiocommunication</strong>, elle travaille beaucoup pour le domaine militaire. Les systèmes radio Nardeux seront utilisés pendant de longues années comme moyen de secours dans les centres de transmission d’outre-mer. Cette entreprise est entrée de plain-pied dans l’aventure du nucléaire en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les premiers contrats seront signés avec le <strong>Commissariat à l’Energie Atomique</strong> (CEA) qui commande du matériel de radioprotection. La France construit alors sa première centrale nucléaire à Brennilis en Finistère de 1962 à 1967 (fermée en 1985, elle est toujours en cours de démantèlement).</p><p class="textRightFrame">Serge Boucher est né en 1928 à Chambourg-sur-Indre (37). Chef d'atelier en électronique à Loches, il commence à filmer en 1968 en super 8 avec une caméra Canon XL1 puis Beaulieu 4008 et 5008. Ses nombreux films sont montés, commentés et illustrés de dessins, il réalise aussi de nombreux dessins animés (papiers découpés et pixillation) et des petits "documentaires" sur Loches et pour le comité des fêtes de Céré-la-Ronde. C’était un membre assidu et productif du très actif caméra club de Loche.</p> <p>Dans les années 1980, le <strong>nucléaire civil</strong> est en pleine expansion. L’activité de l’entreprise est alors résolument orientée vers la mesure nucléaire qui va devenir son fonds de commerce. En 1992, <strong>Canberra</strong>, entreprise créée en 1965, fabriquant des appareils de mesure des rayonnements nucléaires et appartenant au groupe <strong>Areva</strong> fait l’acquisition de la société Nardeux électronique.</p> <p>Dès 2012, Areva envisage de céder Canberra et négocie avec <strong>Mirion</strong>, société américaine spécialisée en radioprotection, dont l’actionnaire majoritaire est Charterhouse, fonds d’investissement britannique qui possède déjà en France les parfums Nocibé et Elior, chaîne de restauration. Le rachat est finalisé en juin 2016 et l'activité perdure depuis à Loches.</p><p><strong>Les films amateurs tournés en entreprise sont rares, surtout lorsqu'il s'agit d'activités liées au domaine militaire ou nucléaire.&nbsp; Serge Boucher, chef d'atelier chez Nardeux, profite de sa situation et nous offre cinquante ans plus tard des images inédites sur les activités d'une société française innovante qui a su rebondir et maintenir ses activités sur le territoire lochois depuis les années 30.</strong></p><p>&nbsp;</p> Tue, 15 May 2018 15:05:16 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/1968-nardeux-electronique-loches Découvrir Ça danse ! <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/_Danse (50).jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">A l'occasion de la journée internationale de la danse, le 29 avril prochain, Mémoire vous propose un montage à base de films amateurs ayant comme sujet la danse sous tous ses aspects.</p><p>Le 29 avril 1727 naissait le chorégraphe français Jean Georges Noverre, danseur et maître de ballet considéré comme le créateur du ballet moderne. Depuis 1982, cette date est consacrée mondialement à l'art de la danse, à ses différents styles et techniques.&nbsp;</p><p>Cet art n'aura pas été indifférent à nos cinéastes amateurs. Il l'ont souvent filmé, lors des festivals folkloriques, les spectacles de fin d'année, les fêtes, les mariages...</p><p>L'équipe de Mémoire a donc décidé de réaliser un montage à partir de leurs images et de les enchaîner au rythme d'une composition musicale pour orchestre. Les styles de danse y sont mélangés : danse classique, moderne, contemporaine ou folklorique...</p><p><strong>Retrouvez dans ce montage le Festival folklorique des Grandes Poteries et les Ballets folkloriques hongrois, yougoslaves et polonais filmés par Jacques Griffon autour des années 60, une danse traditionnelle filmée par Lucien Borcelle à Manchecourt (45) en 1957, une boum des années 70 filmée par Michel Portet et... beaucoup d'autres films !</strong></p> Wed, 25 Apr 2018 07:14:50 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/studio-memoire/ca-danse Découvrir Le tabac dans le Loir-et-Cher, 50 ans d'histoire... <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/19441-00.18.53.24.png" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">La culture du tabac par ceux qui la font : qui de mieux placé qu'un planteur ayant connu le plein essor de cette culture, pour témoigner de ses évolutions entre 1930 et 1985, veille de son déclin irrémédiable ? Un document unique sur le tabac à travers le regard d'un spécialiste et de son fils.&nbsp;</p><p>Dans le Loir-et-Cher, la culture du tabac apparaît au début des années 1930 et prend son essor dans les années 1950 pour répondre à une <strong>demande toujours plus forte du consommateur, encouragée par le SEITA</strong>. La Société d'Exploitation Industrielle de Tabac et Allumettes, en tant que société nationale, disposait du monopole et produisait toutes les grandes marques telles que les Gitanes et les Gauloises. Elle a cherché à <strong>diversifier son offre</strong> pour plaire au plus grand nombre, y compris à la nouvelle cible féminine. Les producteurs ont su répondre à cette forte consommation grâce notamment à <strong>la mécanisation</strong> (planteuses, enjambeurs...) qui rentabilise le travail, et la <strong>création de fédérations</strong> de planteurs pour faire face aux difficultés administratives dues à une règlementation très stricte. Puis tout bascule à partir de 1976 précisément : l'ouverture à la <strong>concurrence américaine </strong>d'abord, et un changement radical dans les <strong>politiques de santé publique</strong> (loi Veil), vont entraîner la perte du monopole de la SEITA en France et une forte baisse de la consommation. Cette baisse se poursuit jusqu'à nos jours, accompagnée par de nouvelles actions publiques (loi Evin en 1991, plans de lutte contre le tabac...). La SEITA est privatisée en 1995 alors qu'elle comptait une trentaine d'usines. Elle est rachetée par Imperial Tobacco en 2008 et compte seulement 6 sites en 2013.</p><p>Exploitant agricole à Nouan-sur-Loire, Gérard Houdeau cultivait maïs, blé, échalottes et oignons, mais aussi le tabac. Il était président du syndicat des planteurs de tabac auprès de la SEITA. Avec la participation de son fils Hervé, il réalise un documentaire en 1986, après <strong>deux années de tournage dans sa plantation</strong>. Agrémenté de nombreuses archives - articles de presse, photographies, extraits d'ouvrages, documents préfectoraux - et d'un commentaire dit par Henriette Houdeau (épouse de Gérard), <strong>ce film réalisé en famille a toutes les qualités d'un film professionnel</strong>. Introduction historique, reconstitution des méthodes anciennes, démonstration précise de chaque étape de la culture, de la récolte et de la vente, organisation de la profession... le réalisateur tient à témoigner de son métier sous tous ses aspects, aussi bien techniques qu'économiques.</p><p>&nbsp;</p><p class="textFrame">Gérard Houdeau pratiquait la photographie dans les années 1950, et <strong>a commencé le Super 8 vers 1965</strong> pour enregistrer les souvenirs familiaux. Il était aussi pompier volontaire et a filmé des manoeuvres et des cérémonies. Dans les années 1970, il fréquentait l'association "<strong>Audio-Vision-Sologne</strong>", ciné-club des agents EDF de la Centrale de Saint-Laurent-des-Eaux, avec laquelle il tourne "Découvrons la Sologne", ou des reportages sur les fêtes locales. <strong>Son fils Hervé, né en 1957, prend la relève à l'âge de 20 ans et commence à filmer auprès de son père</strong>. Il réalise quelques reportages, notamment sur l'extraction de sable à la drague de Saint-Julien ou la fabrication de l'eau de vie. Tous deux pratiquaient le montage et parfois même, sonorisaient leurs films avec musique et commentaires.</p> Tue, 17 Apr 2018 15:06:19 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/le-tabac-dans-le-loir-et-cher-50-ans-dhistoire Découvrir Le Centre a le nucléaire <img src="http://memoire.ciclic.frhttp://medias.ciclic.fr/18575_2/thumbs/115/thum-004.jpeg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Avec 58 réacteurs nucléaires répartis sur 19 sites pour une puissance totale de 63GW, la France, dont la part d'électricité d'origine nucléaire est la plus élevée (77 % en 2014), représente le second parc mondial de centrales nucléaires derrière les États-Unis.</p><p>Avec sur son territoire <strong>12 réacteurs répartis sur 4 centrales</strong>, <strong>la région Centre-Val de Loire</strong> est la seconde région la plus nucléarisée en France après Auvergne-Rhônes-Alpes, qui compte 14 réacteurs sur 4 centrales. Quatre communes de la région vivent au quotidien près d'une centrale nucléaire : Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Avoine près de Chinon et Saint-Laurent-des-Eaux.</p><p>Les unités de production de <strong>la centrale de Belleville-sur-Loire</strong> sont mises en service en 1987 et en 1988, sur un site notamment choisi pour sa proximité avec la région parisienne, grande consommatrice d'énergie. <strong>Aucune caméra amateur</strong> ne semble s'être arrêtée sur cet édifice (voir encadré) et la seule courte séquence concernant Belleville ne montre que son église dominant le paysage au loin en 1965.</p><p>Mais de nouveaux clochers en béton vont apparaître dans la campagne et susciter la curiosité. Ainsi, en 1977, alors que <strong>la centrale de Dampierre-en-Burly</strong> n'est pas encore connectée au réseau (elle le sera en 1981), monsieur Robiteau en promenade familiale filme un bâtiment dont la silhouette est encore une nouveauté dans l'environnement : <strong>une tour de refroidissement</strong>. Et, dans la même période, Guy Pionnier se film en famille aux abords de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux.Ces bâtiments impressionnent et, dans un article du 19 octobre 1972, soit deux ans avant le début du chantier, le Journal de Gien anticipe ce sentiment en titrant "la centrale nucléaire de Dampierre ressemblera à une colossale forteresse dont les huit tours seront plus hautes que la grande pyramide d'Égypte".</p><p class="textRightFrame">Le fonds du Pôle Patrimoine de l'agence CICLIC ne comporte encore <strong>aucune image de la commune de Belleville-sur-Loire</strong>, et par conséquent de sa centrale. Si vous, ou l'un de vos proches, avez un ou des films la montrant, ou si vous avez connaissance de telles images, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante : collecte@ciclic.fr.</p><p>Derrière ces grandes tours s'imposant dans le décor se cachent des technologies avancées et sensibles, nécessitant des années pour les construire et les équiper. Ces gigantesques travaux se déroulent parfois sous l'oeil de cinéastes amateurs filmant l'édification de ces cathédrales de l'énergie.Dans les années 1960, Michel Aubert filme une délicate opération dans <strong>la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux </strong>: <strong>la pose du graphite</strong> dans le réacteur A1 qui sera mis en service en 1969 (et qui sera arrêté en avril 1990). Et, en 1974, Jean-Pierre Lapeyre, agent EDF, tourne des images de l'immense <strong>chantier de construction des nouveaux réacteurs</strong>, à eau pressurisée, de la même centrale.Dans les années 1970,<strong> la centrale de Chinon à Avoine</strong> abandonne la technologie des réacteurs graphite-gaz qu'elle remplace par des <strong>réacteurs à eau pressurisée</strong>. Travaillant sur cet immense chantier, Jean-Claude Bertrand, responsable du matériel dans l'entreprise blésoise Salviam Brun, filme les travaux qui dureront jusqu'à la mise en service du premier réacteur en 1984.</p><p>Voici donc le regard des cinéastes amateurs sur l'arrivée dans les campagnes d'une technologie complexe du XXème siècle.</p> Wed, 11 Apr 2018 10:00:49 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/itineraires/le-centre-le-nucleaire Découvrir Chartres, Georges Pompidou inaugure les grandes orgues <img src="http://memoire.ciclic.fr/sites/default/files/19199_Pompidou.jpg" align="left" vspace="5" hspace="10" width="120"/><p class="textChapo">Le 6 juin 1971 a lieu l'inauguration des grandes orgues de la cathédrale de Chartres en présence du Président de la République Georges Pompidou. Trois cinéastes amateurs ont filmé l’événement aux côtés de journalistes professionnels.</p><p>La cathédrale de Chartres possède un orgue depuis le XIVe siècle, qui au fil des ans a été plusieurs fois remplacé, modifié et amélioré. En 1911, Joseph Guttschenritter réalise de gros travaux sur la mécanique et l’harmonie. En 1950, Jean Lapresté, missionné par la commission des orgues, fournit un rapport sur l’état désastreux de l’instrument et conclut à la nécessité d'une rénovation fort coûteuse. Il faudra attendre le début des années 1970 pour que Georges Danion, directeur de la maison de facteurs d'orgue, Gonzalez, réalise la restructuration totale du grand orgue. Trois claviers et 57 jeux sont proposés avec un quatrième clavier de 10 jeux ajouté sur le toit de l’orgue. Ce travail n'a pu être réalisé que grâce à <strong>Pierre Firmin Didot</strong> qui fonde en 1964 l’association pour la Rénovation des Grandes Orgues de la cathédrale de Chartres, encouragé par le général De Gaulle et André Malraux. Il récolte ainsi des fonds privés qui vont permettre pour moitié d'en financer la restauration.&nbsp;</p><p>C'est cet instument qui sera inauguré en grande pompe le <strong>6 juin 1971</strong>, avec comme organiste <strong>Pierre Cochereau</strong>.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; </p><p>&nbsp;&nbsp;</p><p>On connait le goût pour l'art de&nbsp;<strong>Georges&nbsp;Pompidou,</strong>&nbsp;Président de la République de juin 1969 à avril 1974. Il est à l'initiative de ce monumental projet d'implantation au coeur de Paris qu'est le Centre Beaubourg, un lieu qui est " à la fois un musée et un centre de création, où les arts plastiques voisinent avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle, etc... ». Est-ce, ce goût pour l'art qui le conduit à assister à l'inauguration des orgues de Chartres ou a-t-il simplement répondu à l'invitation du maire de l'époque? Marcel Gaujard, sans étiquette.</p><p>Le cinéaste amateur <strong>Williams Honnard</strong>, employé de banque à Chartres, suit l'évènement avec sa caméra Super 8 Beaulieu. Il se poste sur le parvis de la cathédrale et filme l'arrivée des officiels jusqu'à celle du Président. Il n'a malheureusement pas assez de lumière pour capter en intérieur l'office célébré par son Excellence mon Seigneur Roger Michon, évèque de Chartres. Fasciné par les équipes de télévision présentes, il braque ensuite son objectif sur l'effervescence des journalistes et leur impressionnante logistique.&nbsp;</p><p><strong>Jean-Marie Guyard,</strong>&nbsp;directeur financier de la Mutualité Social Agricole de Luisant, a beaucoup plus de chance. Il est situé à un emplacement idéal pour filmer avec sa Bauer 8mm la cérémonie religieuse. Au premier plan, le président qui s'installe aidé des évêques et derrière lui son épouse recueillie qui communie. Les images qui suivent à Nogent-le-Roi sont en revanche floues et très mouvementées. La caméra tente vainement de suivre le visage présidentiel répondant aux sollicitations du public.</p><p>La journée sera suivie d'une autre visite à Maintenon, filmée cette fois par&nbsp;<strong>Raymond Sotteau,</strong> instituteur à Nogent-le-Roi, avec une Paillard-Bolex 8mm : trois minutes d'images sur les anciens combattants, les officiels, la foule en attente, l'arrivée présidentielle et le discours. Monsieur Sotteau se permet même un long plan rapproché sur le visage du Président Pompidou faisant bonne figure. Williams Honnard est également présent, mais semble avoir manqué le discours car nous ne voyons que le bain de foule et un plan sur le visage de la première Dame. Le Président est flou, l'amateur a-t-il été pris de court, aurait-il manqué de temps pour faire le point !&nbsp;</p><p><strong class="textFrame">Vous pouvez retrouver et comparer tous ces documents amateurs ainsi que celui de l'ORTF conservé par l'INA et vous rendre compte que les cinéastes du dimanche 6 juin 1971 étaient parfois aussi réactifs et doués que les professionnels.&nbsp;</strong></p> Wed, 04 Apr 2018 12:36:20 +0000 GMT http://memoire.ciclic.fr/decouvrir/article/instantanes/chartres-georges-pompidou-inaugure-les-grandes-orgues Découvrir