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Publié le 7 Novembre 2018

Le 11 novembre vu par les cinéastes amateurs

Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11 novembre, date de la signature de l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale, en 1918. Ce jour-là, elle rend hommage aux soldats morts au combat pendant ce conflit.

Observée pour la première fois de façon discrète en 1919, la commémoration de l’armistice fait l’objet d’une cérémonie officielle dès le 11 novembre 1920 : l’État français rendit en ce jour les honneurs militaires funèbres au soldat inconnu. En Région Centre-Val de Loire les cinéastes amateurs ne manquent pas d'immortaliser l'évènement.

Si les survivants de la Grande Guerre ont longtemps porté le souvenir des combattants lors de ces commémorations du 11 novembre, il en va aujourd'hui différement puisque le dernier d'entre eux, Lazare Ponticelli, s'est éteint le 12 mars 2008. Sans eux, cette journée de souvenir a une tonalité bien différente : elle est désormais l'occasion de rendre hommage à ces soldats pour que ne sombrent pas dans l'oubli les sacrifices et les souffrances de toute une génération. 

Le 11 novembre, une fête nationale

Depuis 1922, le 11 novembre est en France une fête nationale fériée qui commémore la victoire et la paix. Nouveau culte national rendu aux morts, une cérémonie est désormais organisée devant la tombe du soldat inconnu, marquée notamment par une prise d’armes, le dépôt de gerbes de fleurs et la "sonnerie aux morts". Ce rituel se répète dans tous les cimetières et mémoriaux militaires de la Grande Guerre, ainsi qu’au pied des monuments au morts communaux. 

Une commémoration, un cérémonial

Si les commémorations sont multiples et visibles au quatre coins de la France, il n'en reste pas moins qu'elles se ressemblent pour beaucoup. En effet, le cérémonial suit un schéma précis, il est possible d'y repérer des éléments similaires : le défilé en cortège jusqu'au monument aux morts, le dépôt de gerbes et les discours puis le recueillement au son de la fanfare. Ce cadre fait de cet instant un moment unique au cours duquel le territoire national marche à l'unisson. 

                                           

 

 

 

 

Le 11 novembre vu par les cinéastes amateurs 

Le cinéma amateur est né, en partie, de l'envie de filmer le quotidien, les évènements familiaux mais aussi les moments forts dans la vie d'un village, d'une ville. Le 11 novembre ne déroge pas à la règle. Les cinéastes amateurs se sont emparés de l'évènement afin de célébrer et de commémorer à leur manière cette journée nationale. Au fil du temps, les techniques ne sont pas les mêmes, le matériel évolue. Chaque cinéaste travaille sur des supports différents, que ce soit en argentique avec le 9,5 mm, 8mm, Super 8 et 17,5mm mais aussi vidéo avec le Hi8. La volonté reste similaire: faire de ce moment politique une marque de l'histoire collective au sein du territoire de vie. Dans beaucoup de situations, l'évènement est souvent au service de la caméra; néanmoins dans le cas présent la caméra s'efface pour laisser place à l'hommage et au respect d'une Histoire commune. 

Mémoire vous propose aujourd'hui d'explorer à travers le temps et l'espace une date clé de notre Histoire. Nous vous invitons à déambuler dans les communes, les villes et les villages, à partager les chants nationaux, à participer à la fanfare et à rendre un hommage en l'honneur des soldats "morts pour la France".

De nombreux cinéastes amateurs ont mis leurs caméras au service du 11 novembre. Vous trouverez ici les films de René Hemmler, Charles-Marie Jaguenaud, Louis-Eugène Pintaux, Léon Borget, Paul-Urson Dumont, Guy Hot, Bernard Valéry, Marc Fonteneau, Maurice Garsault, André Chamrobert, Jean Moreux, Jean-Claude Bertrand et Pierre Jephos.