• 0
  • 0 vote
Publié le 22 Février 2017

Les Maroquineries de l'Indre

Les Établissements Nicolas qui deviendront « Les Maroquineries de l’Indre» au milieu des années 1960, font partie intégrante de l’histoire et de la tradition des métiers du cuir à Issoudun. Focus sur cette entreprise familiale qui a débuté en 1916 son activité de maroquinerie dans la ville.

Daniel Nicolas est né le 8 mars 1923 à Issoudun. Il tourne des films en 8mm à partir de 1946 témoignant de son engagement dans le mouvement scout, des petits et grands évènements de la vie issoldunoise mais aussi de son activité professionnelle de maroquinier. Il est membre du Caméra Club d'Issoudun et de compagnies de théâtre (Les Compagnons de la Tour Blanche et le Grenier à Sel). Conseiller puis président de la Caisse d'Épargne jusqu'en 1983 et conseiller de la Banque de France, fondateur du Lion's Club d'Issoudun en 1964, Croix de la Légion d’Honneur en 1988, Daniel Nicolas a également joué un rôle important dans le développement de la section cuir du Lycée d’Éducation Professionnelle de la Ville d’Issoudun.

Dès le Moyen-Âge, Issoudun est connu pour ses travailleurs du cuir que ce soit les parcheminiers, les mégissiers, les tanneurs. C’est une activité prospère.

Au 18e siècle, la rivière la Théols est forcée pour que les artisans puissent s’installer sur ses rives. De nombreux élevages de moutons dans la Champagne berrichonne autour d’Issoudun ont favorisé l’implantation et la mise en place de tanneries et de mégisseries à Issoudun. Les créations de mégisseries ont elles-mêmes entrainé la création de maroquinerie.

C’est ainsi qu’en 1916, Emilien Nicolas fonde l’entreprise familiale « Les Établissements Nicolas ». Son fils, Daniel Nicolas, né en 1923, commence le métier en 1942. Alors qu’il se destinait à la marine marchande, c’est plutôt du côté de la maroquinerie familiale qu’il s’oriente après des années d’enfance où il s’amusait dans les ateliers à monter des boutons-pression ou fabriquer des porte-monnaie.

En 1966, Daniel Nicolas reprend l’entreprise familiale qui devient alors « Les Maroquineries de l’Indre ». En 1972, les ateliers de la place de la Croix de Pierre devenus trop petits pour la modernisation et la rationalisation de l’activité, sont déplacés vers les nouveaux locaux de l’entreprise, route de Migny.

Cette nouvelle usine marque un tournant dans les activités de l’entreprise familiale. Le nombre d’employés passe de 125 à 170 ouvriers (75% de femmes et 25% d’hommes). La productivité augmente de 25% et jusqu’en 1980 l’établissement tourne à plein régime.

La décennie 1980 marque cependant un ralentissement pour la maroquinerie française en général, que ce soit pour la fabrication ou le commerce. Beaucoup de maisons disparaissent et ne s’en sortent que les usines travaillant à l’exportation et dans le luxe.

C’est dans ce contexte qu’à la fin 1988, « Les Maroquineries de l’Indre », déjà sous-traitantes pour Vuitton, sont vendues à la marque de haut luxe. Des 450 employés que compte « Les Maroquineries de l’Indre » tous seront embauchés chez Vuitton.

Profitez jusqu'au 9 avril 2017 pour découvrir au Musée Saint-Roch à Issoudun l'exposition "Louis Vuitton, 100 ans de maroquinerie" : https://www.museeissoudun.tv/actualite.49.louis-vuitton-issoudun-100-ans-de-maroquinerie-du-11-fevrier-au-9-avril-2017.html

 

Voir le film original